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dimanche 31 janvier 2016

HOMILÍA 31 DE ENERO DE 2016 ESCRITO POR P. ALFONSO GÁLVEZ EL 31 ENERO 2016.

http://www.alfonsogalvez.com/public/audio/2016/2016.01.31H.mp3

De la carta de san Ignacio de Antioquía, obispo y mártir, a los Esmirniotas (Caps.1-4, 1: Funk 1, 235-237) CRISTO NOS HA LLAMADO A SU REINO Y GLORIA

Ignacio, por sobrenombre Teóforo, es decir, Portador de Dios, a la Iglesia de Dios Padre y del amado Jesucristo establecida en Esmirna de Asia, la que ha alcanzado toda clase de dones por la misericordia de Dios, la que está colmada de fe y de caridad y a la cual no falta gracia alguna, la que es amadísima de Dios y portadora de santidad: mi más cordial saludo en espíritu irreprochable y en la palabra de Dios.

Doy gracias a Jesucristo Dios, por haberos otorgado tan gran sabiduría; he podido ver, en efecto, cómo os mantenéis estables e inconmovibles en vuestra fe, como si estuvierais clavados en cuerpo y alma a la cruz del Señor Jesucristo, y cómo os mantenéis firmes en la caridad por la sangre de Cristo, creyendo con fe plena y firme en nuestro Señor, el cual procede verdaderamente de la estirpe de David, según la carne, es Hijo de Dios por la voluntad y el poder del mismo Dios, nació verdaderamente de la Virgen, fue bautizado por Juan para cumplir así todo lo que Dios quiere; finalmente, su cuerpo fue verdaderamente crucificado bajo el poder de Poncio Pilato y del tetrarca Herodes (y de su divina y bienaventurada pasión somos fruto nosotros), para, mediante su resurrección, elevar su estandarte para siempre en favor de sus santos y fieles, tanto judíos como gentiles, reunidos todos en el único cuerpo de su Iglesia. Todo esto lo sufrió por nosotros, para que alcanzáramos la salvación; y sufrió verdaderamente, como también se resucitó a sí mismo verdaderamente. Yo sé que después de su resurrección tuvo un cuerpo verdadero, como sigue aún teniéndolo. Por esto, cuando se apareció a Pedro y a sus compañeros, les dijo: Tocadme y palpadme, y daos cuenta de que no soy un ser fantasmal e incorpóreo. Y, al punto, lo tocaron y creyeron, adhiriéndose a la realidad de su carne y de su espíritu. Esta fe les hizo capaces de despreciar y vencer la misma muerte. Después de su resurrección, el Señor comió y bebió con ellos como cualquier otro hombre de carne y hueso, aunque espiritualmente estaba unido al Padre. Quiero insistir acerca de estas cosas, queridos hermanos, aunque ya sé que las creéis.


From a letter to the Church of Smyrna by Saint Ignatius of Antioch, bishop and martyr (Nn. 1-4, 1: Funk 1, 235-237) Christ has called us to his kingdom and glory



From Ignatius, known as Theophorus, to the Church of God the Father and of Jesus Christ, his beloved, at Smyrna in Asia, wishing you all joy in an immaculate spirit and the Word of God. By his mercy you have won every gift and lack none, filled as you are with faith and love, beloved of God and fruitful in sanctity.

I celebrate the glory of Jesus Christ as God, because he is responsible for your wisdom, well aware as I am of the perfection of your unshakeable faith. You are like men who have been nailed body and soul to the cross of Jesus Christ, confirmed in love by his blood.

In regard to the Lord, you firmly believe that he was of the race of David according to the flesh, but God’s son by the will and power of God; truly born of the Virgin and baptized by John, that all justice might be fulfilled; truly nailed to a cross in the flesh for our sake under Pontius Pilate and the Tetrarch Herod, and of his most blessed passion we are the fruit. And thus, by his resurrection he raised up a standard over his saints and faithful ones for all time (both Jews and Gentiles alike) in the one body of his Church. For he endured all this for us, for our salvation; and he really suffered, and just as truly rose from the dead.

As for myself, I am convinced that he was united with his body even after the resurrection. When he visited Peter and his companions, he said to them: Take hold of me, touch me and see that I am not a spirit without a body.Immediately they touched him and believed, clutching at his body and his very spirit. And for this reason they despised death and conquered it. In addition, after his resurrection, the Lord ate and drank with them like a real human being, even though in spirit he was united with his Father.

And so I am giving you serious instruction on these things, dearly beloved, even though I am aware that you believe them to be so.

من رسالة القديس أغناطيوس الأنطاكي الأسقف والشهيد الى أهل إزمير (رقم 1-4 ،1: Funk 1: 235-237) دعانا المسيح إلى ملكوتِه ومجدِه



    من أغناطيوس، الملقَّبِ أيضًا ثيوفورُس (أي حاملُ الله)، إلى كنيسةِ الله الآبِ وابنِه الحبيبِ يسوعَ المسيح، التي في إزمير في آسيا، والتي نالَتْ كلَّ هبةٍ صالحةٍ من رحمتِه تعالى، والممتلئةِ بالإيمانِ والمحبَّة، وبكلِّ نعمة: تحيةً صادقةً في كلمةِ الله وفي الرُّوحِ الكلِّيِّ الطَّهارةِ.
    المجدُ ليسوعَ المسيحِ الإلهِ، الذي ملأكم بكلِّ حكمة. رأيْتُ أنَّكم كاملون في إيمانِكم المتين، وكأنَّكم مسمَّرون جسدًا ونفسًا على صليبِ ربِّنا يسوعَ المسيح، ثابتين بقوَّةِ دَمِهِ في المحبَّة، تؤمنون إيمانًا كاملًا ووطيدًا أنَّ ربَّنا يسوع "وُلِدَ مِن نَسلِ دَاودَ بِحَسَبِ الطَّبِيعَةِ البَشَرِيَّة، وَجُعِلَ ابنَ الله" (روما ١: ٣) بحسبِ مشيئةِ الله وقدرتِه. ووُلِدَ من البتول، وتعمَّدَ على يدِ يوحنا، لِيَتِمَّ كلُّ بِرّ (ر. متى٣: ١٥)، ومن أجلِنا سُمِّرَ على الصَّليبِ في عهدِ بيلاطس ورئيسِ الرُّبعِ هيرودس،  ونحن ثمرتُه وثمرةُ آلامِه الكريمة. وبقيامتِه رَفَعَ علامةَ النَّصرِ مدى الدُّهور، ليَجمعَ المؤمنين به والقدِّيسين، من اليهودِ والوثنيٍّين، في جسدٍ واحدٍ هو الكنيسة.
    تحمَّلَ كلَّ هذه الآلامَ من أجلِنا حتى ننالَ الخلاص. تألَّمَ حقًّا، كما أنَّه قامَ حقًّا بقوَّتِه الذَّاتيَّة.
    أنا أعلَمُ أنَّه ظهرَ بجسدِه بعدَ قيامتهِ، وأومنُ أنَّه ما زالَ بجسدِه حتى الآن. ولمّا ظهرَ لبطرسَ ورفقائِه قال لهم: "أَمسِكوني والمِسُوني وتيقَّنوا أنّي لستُ طيفًا أو خيالًا في جسد" (ر. لوقا ٢٤: ٣٩). فأسرَعوا ولمسوه، وآمنوا به جسدًا وروحًا. ولهذا ازدرَوْا الموتَ، ووُجِدوا أهلًا لأن ينتصروا عليه. وأكلَ معَهم وشرِبَ بعدَ القيامة مثلَ كلِّ إنسان، ولو أنَّه كان متَّحدًا بالرُّوح مع الآب.
    أُذكِّرُكم بكلِّ هذه الأمور، أيُّها الأعزَّاء، مع أنِّي عالمٌ أنَّكم تَعرِفونها مِثلِي.

LETTRE DE SAINT IGNACE D'ANTIOCHE À L'EGLISE DE SMYRNE Croire en Jésus Christ, Dieu incarné.


Ignace, appelé aussi Théophore (Porte-Dieu), à l'Église de Dieu le Père et de son Fils bien-aimé Jésus Christ, Église qui a obtenu tous les dons par miséricorde, remplie de foi et de charité, à qui ne manque aucun don de grâce, très aimée de Dieu et porteuse de sainteté ; à cette Église qui est à Smyrne, en Asie Mineure, je souhaite toute sorte de joie dans un esprit irréprochable et dans la parole de Dieu.

Je glorifie Jésus Christ Dieu, qui vous a donné une telle sagesse ; j'ai constaté en effet que vous êtes parvenus à une foi si parfaitement ajustée qu'elle ne peut plus bouger, comme si vous étiez cloués à la croix de notre Seigneur Jésus Christ quant à la chair et à l'esprit ; que vous êtes établis dans la charité par le sang du Christ ; que vous êtes fermement convaincus, au sujet de notre Seigneur, qu'il est vraiment issu de la race de David selon la chair, fils de Dieu selon la volonté et la puissance de Dieu, véritablement né d'une vierge, baptisé par Jean pour que toute justice fût accomplie par lui ; qu'il a été vraiment cloué pour nous dans sa chair sous Ponce-Pilate et le tétrarque Hérode ; notre existence en est le fruit, par sa bienheureuse passion ; qu'il est ressuscité pour lever son étendard dans les siècles à venir, afin de rassembler ses fidèles et ses saints, venus du judaïsme ou du paganisme, dans l'unique corps de son Église.

Tout cela, il l'a souffert pour nous, afin que nous soyons sauvés ; et il a véritablement souffert, comme aussi il est véritablement ressuscité. ~

Pour moi, je sais que, même après sa résurrection, il était dans la chair, et je crois qu'il est encore dans la chair. Et lorsqu'il est venu auprès de Pierre et de ses compagnons, il leur a dit : « Prenez, touchez-moi, et voyez que je ne suis pas un fantôme incorporel. » Aussitôt ils le touchèrent et ils crurent, en s'unissant à sa chair et à son esprit. C'est pour cela qu'ils ont méprisé la mort et montré qu'ils la dominaient. Et après sa résurrection, Jésus mangea et but avec eux comme un être de chair, alors qu'il était devenu un seul esprit avec le Père.

Voilà mon exhortation, mes bien-aimés, sachant bien que vous pensez de même.

LECTURES (4ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE)


PREMIÈRE LECTURE
Jr 1, 4-5.17-19

« Je fais de toi un prophète pour les nations »

Lecture du livre du prophète Jérémie

Au temps de Josias,
la parole du Seigneur me fut adressée :
« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,
je te connaissais ;
avant que tu viennes au jour,
je t’ai consacré ;
je fais de toi un prophète pour les nations.
Toi, mets ta ceinture autour des reins et lève-toi,
tu diras contre eux tout ce que je t’ordonnerai.
Ne tremble pas devant eux,
sinon c’est moi qui te ferai trembler devant eux.
Moi, je fais de toi aujourd’hui une ville fortifiée,
une colonne de fer, un rempart de bronze,
pour faire face à tout le pays,
aux rois de Juda et à ses princes,
à ses prêtres et à tout le peuple du pays.
Ils te combattront,
mais ils ne pourront rien contre toi,
car je suis avec toi pour te délivrer
– oracle du Seigneur. »

– Parole du Seigneur.

PSAUME
Ps 70 (71), 1-2, 3, 5-6ab, 15ab.17

R/. Sans fin, je proclamerai ta justice et ton salut. (cf. Ps 70, 15)

En toi, Seigneur, j’ai mon refuge :
garde-moi d’être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l’oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m’accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c’est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m’as choisi dès le ventre de ma mère.

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut.
Mon Dieu, tu m’as instruit dès ma jeunesse,
jusqu’à présent, j’ai proclamé tes merveilles.

DEUXIÈME LECTURE
1 Co 12, 31 – 13, 13

« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité »

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
recherchez avec ardeur les dons les plus grands.
Et maintenant, je vais vous indiquer le chemin par excellence.

J’aurais beau parler toutes les langues
des hommes et des anges,
si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour,
je ne suis qu’un cuivre qui résonne,
une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète,
avoir toute la science des mystères
et toute la connaissance de Dieu,
j’aurais beau avoir toute la foi
jusqu’à transporter les montagnes,
s’il me manque l’amour,
je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés,
j’aurais beau me faire brûler vif,
s’il me manque l’amour,
cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ;
l’amour rend service ;
l’amour ne jalouse pas ;
il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;
il ne fait rien d’inconvenant ;
il ne cherche pas son intérêt ;
il ne s’emporte pas ;
il n’entretient pas de rancune ;
il ne se réjouit pas de ce qui est injuste,
mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;
il supporte tout, il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L’amour ne passera jamais.

Les prophéties seront dépassées,
le don des langues cessera,
la connaissance actuelle sera dépassée.
En effet, notre connaissance est partielle,
nos prophéties sont partielles.
Quand viendra l’achèvement,
ce qui est partiel sera dépassé.
Quand j’étais petit enfant,
je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant,
je raisonnais comme un enfant.
Maintenant que je suis un homme,
j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ;
ce jour-là, nous verrons face à face.
Actuellement, ma connaissance est partielle ;
ce jour-là, je connaîtrai parfaitement,
comme j’ai été connu.
Ce qui demeure aujourd’hui,
c’est la foi, l’espérance et la charité ;
mais la plus grande des trois,
c’est la charité.

– Parole du Seigneur.

ACCLAMATION
Lc 4, 18cd

Alléluia. Alléluia.
Le Seigneur m’a envoyé,
porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,
annoncer aux captifs leur libération.
Alléluia.

EVANGILE
Lc 4, 21-30

Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs

 Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
dans la synagogue de Nazareth,
après la lecture du livre d’Isaïe,
Jésus déclara :
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture
que vous venez d’entendre »
Tous lui rendaient témoignage
et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
Ils se disaient :
« N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit :
« Sûrement vous allez me citer le dicton :
‘Médecin, guéris-toi toi-même’,
et me dire :
‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm :
fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ »
Puis il ajouta :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays..
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie,
lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie,
et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre,
il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles,
mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée,
il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié,
mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue,
tous devinrent furieux.
Ils se levèrent,
poussèrent Jésus hors de la ville,
et le menèrent jusqu’à un escarpement
de la colline où leur ville est construite,
pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux,
allait son chemin.

– Acclamons la Parole de Dieu.

samedi 30 janvier 2016

RORATE CÆLI: Cardinal Zen on the Traditional Mass:School of adoration, strength for martyrs.

http://rorate-caeli.blogspot.fr/2016/01/cardinal-zen-on-traditional-mass-school.html?m=1

L'office divin


 

Trois miracles fleurissent sans cesse dans le jardin de l'Épouse du Christ : la sagesse de ses docteurs, l'héroïsme de ses saints et de ses martyrs, la splendeur de sa Liturgie. Et hi tres unum sunt !

Ces trois choses ne font qu'une car la Liturgie est elle-même un chant de sagesse et d'amour : elle résume les deux ordres de l'intelligence et de la charité et les fait monter en prière.

Il n'est donc pas étonnant que lorsque l'action liturgique, incantatoire ou sacramentelle, frappe nos yeux et nos oreilles, nous y percevions le secret de notre destinée et qu'un tressaillement sacré s'empare de tout notre être comme il en fut de Jean-Baptiste à la voix de Marie.
La voix de l'Epouse tout uniment ravit le cœur de l'Époux et sanctifie l'âme de ses enfants, ainsi remplit-elle sa double fonction de culte envers Dieu et de sanctification des âmes. Sans doute, ce tressaillement d'amour ne peut être pour chacun de nous ce qu'il fut pour Jean-Baptiste, le signe de sa transformation soudaine et totale qui fit de lui le plus grand parmi les fils de la femme ; cependant, touchés par la prédication liturgique, nous pressentons une annonce du salut et une saveur de vie éternelle qui nous transforme peu à peu.

Et s'il nous arrive d'écouter ces accents d'un autre monde résonner dans une langue sacrée, à l'intérieur de l'un de ces temples de pierre que les anciens élevaient dignement, en accord profond avec l'esprit de la prière, nous pénétrons dans un monde mystérieux où les gestes et les mots composent une harmonie divine, comme un écho affaibli des cantiques de la cité céleste, les seuls qui soient capables de nous distraire un peu des choses de la terre.

"Je demeure frappée de la grandeur des cérémonies de l'Église", disait sainte Thérèse d'Avila. Si nous nous interrogeons sur le secret de cette grandeur, nous nous apercevons qu'elle vient beaucoup moins du relief et de l'ampleur que lui donnent nos industries humaines que de l'essence même de la Liturgie et de sa relation avec deux ordres de grandeur très différents : la grandeur cosmique de notre univers créé et la grandeur surnaturelle du Royaume des cieux.

Dom Gérard, La Sainte Liturgie

Dimanche de la Sexagésime (Rite Extraordinaire)


sexagesime

Évangile selon saint Matthieu (20. 1-16)

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui sortit de grand matin, afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec les ouvriers d’un denier pour la journée et les envoya à sa vigne. Il sortit encore vers la troisième heure, en vit d’autres qui flânaient sur la place et leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne et je vous donnerai ce qui est juste.’ Ils y allèrent : Il sortit de nouveau vers la sixième et la neuvième heure et fit de même. Il sortit enfin vers la onzième heure, en trouva d’autres qui se tenaient là et leur dit : ‘Pourquoi êtes-vous restés ici toute la journée sans rien faire ?’ – ‘C’est, lui répondirent-ils, que personne ne nous a embauchés.’ Il leur dit : ‘Allez, vous aussi, à ma vigne.’ Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : ‘Appelle les ouvriers et règle-les, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.’ Ceux de la onzième heure vinrent donc et reçurent chacun un denier. Quand vinrent les premiers, ils crurent qu’ils allaient recevoir davantage ; mais ils reçurent, eux aussi, chacun un denier. En le recevant, ils murmuraient contre le père de famille : ‘Ces derniers, disaient-ils, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites comme nous, qui avons supporté le poids du jour et de la chaleur.’ Mais il répondit à l’un d’eux : ‘Mon ami, je ne te fais pas de tort. N’es-tu pas convenu avec moi d’un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner à ce dernier autant qu’à toi. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien, ou faut-il que tu sois envieux parce que je suis bon ?’ C’est ainsi que les derniers seront les premiers et les premiers derniers. Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. »

Si vous me demandez ce que veut dire Jésus Christ par ce semeur qui sortit de grand matin pour aller répandre sa semence dans son champ, mes frères, le semeur, c’est le bon Dieu lui-même, qui a commencé à travailler à notre salut dès le commencement du monde, et cela en nous envoyant ses prophètes avant la venue du Messie pour nous apprendre ce qu’il fallait pour être sauvés. Il ne s’est pas contenté d’envoyer ses serviteurs, il est venu lui-même, il nous a tracé le chemin que nous devions prendre, il est venu nous annoncer la Parole Sainte.

Savez-vous ce que c’est qu’une personne qui n’est pas nourrie de cette Parole Sainte ? Elle est semblable à un malade sans médecin, à un voyageur égaré et sans guide, à un pauvre sans ressource. Il est tout à fait impossible, mes frères, d’aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette Parole Divine. Qu’est-ce qui peut nous porter à nous attacher à lui, sinon parce que nous le connaissons ? Et qui nous le fait connaître avec toutes ses perfections, ses beautés et son amour pour nous, sinon la Parole de Dieu, qui nous apprend tout ce qu’il a fait pour nous et les biens qu’il nous prépare dans l’autre vie ?

S. Grégoire le Grand (Homélies sur l’Évangile, n°19)

Nous pouvons répartir ces diverses heures du jour entre les âges de la vie de chaque homme. Le petit jour, c’est l’enfance de notre intelligence. La troisième heure peut s’entendre de l’adolescence, car le soleil y prend alors déjà, pour ainsi dire, de la hauteur, en ce que les ardeurs de la jeunesse commencent à s’y échauffer. La sixième heure, c’est l’âge de la maturité : le soleil y établit comme son point d’équilibre, puisque l’homme est alors dans la plénitude de sa force. La neuvième heure désigne la vieillesse, où le soleil descend en quelque sorte du haut du ciel, parce que les ardeurs de l’âge mûr s’y refroidissent. Enfin, la onzième heure est cet âge qu’on nomme extrême vieillesse. Puisque les uns sont conduits à une vie honnête dès l’enfance, d’autres durant l’adolescence, d’autres à l’âge mûr, d’autres dans la vieillesse, d’autres enfin dans l’âge très avancé, c’est comme s’ils étaient appelés à la vigne aux différentes heures du jour.

Examinez donc votre façon de vivre, frères, et voyez si vous avez commencé à agir comme les ouvriers de Dieu. Réfléchissez bien, et considérez si vous travaillez à la vigne du Seigneur. Celui qui a négligé de vivre pour Dieu jusqu’en son dernier âge est comme l’ouvrier resté sans rien faire jusqu’à la onzième heure. « Pourquoi êtes-vous là toute la journée sans rien faire ? » C’est comme si l’on disait clairement : « Si vous n’avez pas voulu vivre pour Dieu durant votre jeunesse et votre âge mûr, repentez-vous du moins en votre dernier âge. Venez quand même sur les chemins de la vie ».

N’est-ce pas à la onzième heure que le larron est venu ? (Lc 23, 39s) Ce n’est pas par son âge avancé, mais par son supplice qu’il s’est trouvé arrivé au soir de sa vie. Il a confessé Dieu sur la croix, et il a rendu son dernier souffle presque au moment où le Seigneur rendait sa sentence. Et le Maître du domaine, admettant le larron avant Pierre dans le repos du paradis, a bien distribué le salaire en commençant par le dernier.

S. Grégoire le Grand (Homélies sur l’Évangile, n°19)

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Mgr Jeanbart : "que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ?"

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Mgr Jeanbart : "que voulez-vous attendre d'un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ?"


"De passage en France à l'occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l'Aide à l'Église en détresse, l'archevêque grec-melkite d'Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur. Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l'évêque syrien s'est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l'écouter. 

« Les médias européens n'ont cessé d'étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans ne jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l'opposition armée », à l'instar de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, source incontournée des médias occidentaux.

« Il faut que vous compreniez qu'entre l'État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n'avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé. 

À la question de savoir s'il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu'il avait essayé, avant de s'entendre dire qu'il fallait être « moins critique ».

Pour lui, pourtant, l'Occident n'a cessé de taire les exactions de l'opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu'il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd'hui soutenir le gouvernement, c'est parce que nous redoutons l'instauration d'une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. »

« Oui, j'ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d'un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d'être sur la Terre »). 

« Est-il possible que la France – que j'aime et qui m'a éduqué par le biais des communautés religieuses installées en Syrie – ait tant changé ? Est-il possible que ses intérêts et son amour de l'argent aient pris le pas sur les valeurs qu'elle défendait autrefois ? » a encore déclaré l'archevêque avec amertume.

À la question du positionnement des évêques français, l'évêque pakistanais également présent n'a pas voulu répondre. C'est donc Monseigneur Jeanbart qui a repris le micro.

« La conférence des évêques de France aurait dû nous faire confiance, elle aurait été mieux informée. Pourquoi est-ce que vos évêques se taisent sur une menace qui est aujourd'hui la vôtre également ? Parce que les évêques sont comme vous tous, élevés dans le politiquement correct. Mais Jésus n'a jamais été politiquement correct, il a été politiquement juste ! » a-t-il lâché. 

« La responsabilité d'un évêque est d'enseigner, et d'utiliser son influence pour transmettre la vérité. Pourquoi vos évêques ont-ils peur de parler ? Bien sûr qu'ils seront critiqués, mais cela leur donnera l'occasion de se défendre, et de défendre cette vérité. Il faut bien se souvenir que le silence est parfois un signe d'acquiescement. »

C'est également la politique migratoire des pays occidentaux que l'archevêque a critiquée.

« L'égoïsme et les intérêts servilement défendus par vos gouvernements finiront par vous tuer vous aussi. Ouvrez les yeux, n'avez-vous pas vu ce qui s'est récemment passé à Paris ? » a encore ajouté l'archevêque, avant de conclure en suppliant : « Nous avons besoin que vous nous aidiez à vivre chez nous ! […] Je ne peux accepter de voir notre Église deux fois millénaire disparaître. Je préfère mourir que de vivre ça. »"


http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/mgr-jeanbart-que-voulez-vous-attendre-dun-laurent-fabius-qui-se-prend-pour-dieu-le-p%C3%A8re-en-d%C3%A9cidant-.html


Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: 7 évêques français se dressent contre le drame de l'avortement

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: 7 évêques français se dressent contre le drame de l'avortement
A la suite du communiqué de Mgr Aillet, 7 évêques français signent une tribune dans Le Figaro (papier) (texte via Famille chrétienne) :


Sans-titre1"Peut-on encore parler de l'avortement aujourd'hui ? Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l'occasion de parler de ce « drame existentiel et moral » (pape François). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire. Il ne s'agit évidemment pas de porter des jugements sur les personnes, encore moins de culpabiliser. Refusant les caricatures, les amalgames et les invectives, nous souhaitons prendre le temps d'expliquer.

ReyDepuis 1975, la loi Veil a consacré la possibilité d'avorter. En 2016, le bilan est dramatique. Alors que le nombre d'avortements reste élevé et constant, trois phénomènes nous permettent de lire en creux un profond malaise social : de moins en moins de médecins acceptent de commettre des avortements ; des plannings familiaux ferment par manque de militants ; des sites Internet proposant des solutions alternatives à l'avortement connaissent un fort succès.

Monseigneur_Marc_AilletLa dernière loi Santé n'est qu'une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l'avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes.

Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l'acte d'avortement, les femmes, soient trop peu écoutées, au profit d'un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d'un acte d'avortement.

Nicolas-BrouwetPour la loi, l'avortement est un « droit ». Dans les faits, c'est surtout un drame.

C'est le drame des femmes qui vivent un traumatisme : avant d'avorter, elles portaient un bébé, elles portent à présent en elles un fardeau. Beaucoup ont eu le sentiment de ne pas avoir reçu l'aide et le soutien qui leur aurait permis d'accueillir leur enfant, de le bercer, de le caresser.

L'avortement, c'est le drame des enfants éliminés avant de naître. Les nouveau-nés sont des êtres fragiles. Lorsqu'ils viennent à la vie, ils deviennent le trésor d'une famille, le cadeau de Dieu. Leur innocence nous bouleverse.

2655507427L'avortement, c'est le drame de la déresponsabilisation des pères. Combien de pères se sont-ils délestés de leur rôle, par indifférence ou sous le poids de la pression de leur entourage ? Il faut aussi souligner le désarroi de certains d'entre eux, autant en « quête » qu'en « perte » d'une identité qu'ils peinent à assumer.

L'avortement, c'est un drame social. Dans notre pays, il est à présent si banalisé qu'il est difficile d'exprimer une opinion divergente. Une mentalité abortive s'est développée, articulée autour du refus de l'autre, de la vie et de la précarité humaine. Cette mentalité introduit le soupçon dans les liens familiaux : mes parents auraient-ils pu m'empêcher de naître ?

La miséricorde portée par le pape François n'est pas sélective, parce qu'elle ne se conçoit pas sans la vérité. « La plaie qu'est l'avortement constitue un attentat contre la vie. Laisser mourir nos frères sur les bateaux dans le canal de Sicile constitue un attentat contre la vie. […] Le terrorisme, la guerre, la violence, mais aussi l'euthanasie, constituent des attentats contre la vie » (pape François, extrait du discours du 30 mai 2015 adressé à l'association Scienza e Vita).

Mgr-Jean-Pierre-CattenozNous ne voulons pas juger les femmes. Devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien.

Nous disons notre refus d'opposer dans ce débat le droit des femmes et le droit des enfants. Comme le pape François nous y invitait encore le 28 janvier dernier, nous devons relever « le défi de contrecarrer la culture du déchet, qui a de nombreuses expressions, parmi lesquelles celle de traiter les embryons humains comme un matériau jetable, de même que les personnes malades et âgées qui se rapprochent de la mort ».

Image_previewNous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l'avis.

Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France

Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes

Mgr Olivier de Germay, évêque d'Ajaccio

Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d'Avignon

et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban

Merci à ces évêques courageux qui doivent se sentir bien seuls... 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/01/7-%C3%A9v%C3%AAques-fran%C3%A7ais-se-dressent-contre-lavortement.html






La nuova bussola quotidiana quotidiano cattolico di opinione online: 30 gennaio da Roma un solo messaggio: NO AL DDL CIRINNA'

La nuova bussola quotidiana quotidiano cattolico di opinione online: 30 gennaio da Roma un solo messaggio: NO AL DDL CIRINNA'

30-01-2016 30 gennaio, da Roma un solo messaggio: NO AL DDL CIRINNA' di Riccardo Cascioli

Non sarà inutile in questa giornata importante, che ha il suo clou al Circo Massimo a Roma, ricordare le due cose che contano in mezzo al mare di dichiarazioni, spesso contraddittorie, interventi, sgambetti, depistaggi che stanno caratterizzando la vigilia.

1. Famiglie di tutta Italia, con grandi sacrifici personali arrivano a Roma per dire un "no" forte e deciso al ddl Cirinnà sulle unioni civili. Non a questo o quell'articolo, ma a tutto il disegno di legge. Non a quella formulazione, ma al progetto stesso di unioni civili. Non alla Cirinnà per poi presentare un nuovo ddl più soft, tipo i Di.Co. di prodiana memoria, ma alla Cirinnà e basta: che sia ritirata e mai più ripresentato un ddl sulle unioni civili o convivenze. Questo chiedono le famiglie del Circo Massimo. I diritti della persona sono già garantiti dal nostro ordinamento, ci sono già tutti gli strumenti per regolare i rapporti tra persone che convivono; l'introduzione di una legge ad hoc, per quanto soft, sarà sempre il buchino che farà crollare la diga;

2. A quanti sono preoccupati che a Roma emerga una volontà di scontro che divide, a chi sostiene che si vuole negare i diritti di qualcuno, bisogna replicare con chiarezza che al popolo non sarebbe venuto in mente di autoconvocarsi a Roma se non fosse per l'ostinazione di chi vuole imporre a tutto il Paese una legge per soddisfare i desideri di qualche centinaio di persone. È Matteo Renzi che vuole lo scontro, che ha dichiarato guerra alle famiglie e al popolo italiano. La manifestazione di Roma è legittima difesa, dovere di proteggere i più deboli, dovere di proteggere il futuro dell'Italia dai suoi governanti. Perché salvo qualche rara eccezione, non si è trovato in Parlamento e nel governo qualcuno che fermasse la mano del presidente del Consiglio. Chi poteva farlo ha barattato la famiglia con un pugno di poltrone, che fa anche fatica a riempire, per quanto sono ridotti al lumicino.

E per chi vuole approfondire, ecco una rassegna degli articoli più importanti pubblicati da La Nuova BQ sul tema del ddl Cirinnà e sul progetto delle Unioni civili:

- "NO" SECCO ALLE UNIONI CIVILI,di Riccardo Cascioli

- RENZI & BOLDRINI, PREMIATA DITTA MENZOGNE, di Robi Ronza

- UNIONI CIVILI, UN GOVERNO DA METTERE ALLE CORDE,di Riccardo Cascioli

- LA CIRINNA' CAUSERA' NUOVE DISCRIMINAZIONI, di Giorgio Carbone

- LA COSTITUZIONE E I TRE INGANNI DELLE UNIONI CIVILI, di Giorgio Carbone

- UNIONI CIVILI, ECCO COME FERMARLE IN PARLAMENTO, di Alfredo Mantovano

- 30MILA COPPIE IN ATTESA DI ADOZIONE. LA CIRINNA' NON SERVE AI BAMBINI, di Matteo Borghi

- COSI' LA CIRINNA' LEGALIZZA L'UTERO IN AFFITTO, di Massimo Introvigne

- UNIONI CIVILI, MONDO CATTOLICO DIVISO E CONFUSO, di Stefano Fontana

- L'EUROPA PROVA A IMPORCI LE UNIONI OMOSEX, di Tommaso Scandroglio

- SANTOLINI: LE FAMIGLIE SCENDANO IN PIAZZA, Intervista di Riccardo Cascioli

- UNIONI GAY, LA RAI E RENZI GIOCANO CONTRO LE REGOLE,di Peppino Zola



http://www.lanuovabq.it/mobile/articoli-30-gennaio-da-roma-un-solo-messaggiono-al-ddl-cirinna-15104.htm#.Vqy8oez2HCQ


RORATE CÆLI: Op-Ed: "Penance: requested by Heaven and hated by the world" - by Roberto de Mattei

RORATE CÆLI: Op-Ed: "Penance: requested by Heaven and hated by the world" - by Roberto de Mattei

Roberto de Mattei

Corrispondenza Romana

January 27, 2016


It there's one concept that is radically foreign to contemporary mentality it's that of penance. The term and the notion of penance evoke an idea of suffering we inflict upon ourselves to expiate our faults or those of others, and to unite us to the merits of the Redeeming Passion of Our Lord Jesus Christ. The modern world rejects the concept of penance because it is immersed in hedonism and professes relativism, the negation of any good which is worth sacrificing oneself for, unless it is in search of some pleasure.  Only this can explain episodes such as the present furious media attack against the Franciscans of the Immaculate, whose monasteries are depicted as places of torture, just because an austere penitential life is practiced there. Using the hair-shirt or impressing the monogram of the name of Jesus on one's chest are considered barbaric, whereas the practice of sadomasochism or indelibly tattooing one's body are considered an inalienable right of the person.


The Church's enemies repeat, with all the power the media is capable of, the anticlerical accusations of all times. What is new is the attitude of the ecclesiastical authorities, who, instead of defending the defamed nuns, abandon them - in secret satisfaction - to the persecution of the media. This satisfaction has its origins in the incompatibility that exists between the rules which these religious persist in conforming to and the new standards imposed by "adult Catholicism".



The spirit of penance has been part of the Catholic Church from its very beginning, as  figures like St. John the Baptist and St. Maria Magdalene remind us, but today even for many churchmen any reference to the ancient ascetic practices is considered intolerable. And yet there is no doctrine more reasonable than the one which establishes the need for mortification of the flesh.  If the body rebels against the spirit (Gal.5, 18-25), is it not perhaps reasonable and prudent to chasten it?  No man is exempt from sin, not even "adult Christians". Thus, those who expiate their sins with penance, aren't they acting perhaps along the lines of a principle that is as logical as it is salutary?  Penance mortifies the Ego, it bends rebellious nature, it makes reparation and expiates one's sins as well as those of others. If then we consider the souls in love with God, seeking a resemblance to the Crucified One, then penance becomes a need of love.  Renowned are the  pages from De Laude flagellorum by St. Peter Damien, the great reformer of XI century, whose monastery in Fonte Avellana was characterized by its extreme austerity to the rules: "I would like to suffer martyrdom for Christ – he wrote – I don't have the possibility – but by subjecting myself to blows, at least I am expressing the will of my ardent soul." (Epistola VI, 27, 416 c.).


In the history of the Church, every reform has come about with the intent of remedying the evils of the age through austerity and penance. In the XVI and XVII centuries, St Francis of Paola's Minims practiced (and did so until 1975) a Lenten vow that imposed on them the continuous abstention not only from meat, but from eggs, milk and all its derivates; the Recollects consumed their meals on the ground, mixing ashes with their food and they would lie down in front of the Refectory door [to be] under the feet of the religious who came through; in their constitution, the Friars belonging to the Order of St. John of God envisage "eating on the ground, kissing their brothers' feet, subjecting themselves to public rebukes and public self-accusations".  Similar are the Rules  of the Barnabites, the Scolopi, the Oratory of St. Philip Neri and the Theatines. There is no religious institute, as Lukas Holste documents, that does not envisage in their constitutions, the practice of the Chapter of Faults, discipline several times a week, fasts and the reduction of sleeping hours and rest.   (Codex regularum monasticarum et canonicarum, (1759) Akademische Druck und Verlaganstalt, Graz 1958).


To these "regular" penances, the most fervent religious added the so-called "supererogatory" penances , left to their personal discretion.  St. Albert of Jerusalem, for example, in the Rule written for the Carmelites and confirmed by Pope Honorius III in 1226, after describing the kind of life in the Order and the penances related to it, concludes: "If there is anyone who wants to give more, the Lord Himself will reward him when He returns."


Benedict XIV, who was a meek and balanced Pope, entrusted the preparation of the 1750 Jubilee to two great penitents, St. Leonard of Porto Maurizio and St. Paul of the Cross. Friar Diego of Florence, left us a diary of the mission held in Piazza Navona from the 13th to the 25th of July 1759 by St. Leonard of Porto Maurizio, who, with a heavy chain round his neck and a crown of thorns on his head, whipped himself in front of the crowd, shouting: "Penance or hell". (St. Leonard of Porto Maurizio, Complete works. Diary of Friar Diego, Venice, 1868, vol. V, p.249). St. Paul of the Cross at the end of his preaching, inflicted such violent blows on himself that often a member of the faithful wouldn't be able to bear the spectacle and jumped onto the stage, risking being hit themselves in trying to stop his arm (The Processes for the Beatification of Canonization of St. Paul of the Cross, General Postulation of the PP. Passionista, I, Rome 1969, p.493).    


Penance has been practiced uninterruptedly for two thousand years by the saints (canonized and not). With their lives they have contributed to the writing of Church history; from St. Jane Frances de Chantal and St. Veronica Giuliana, who engraved the Christ-monogram on their breast with an incandescent branding iron, to St. Theresa of the Child Jesus, who wrote the Credo with her own blood at the backend  of a little book on the Holy Gospels she always carried close to her heart. This generosity does not only characterize contemplative nuns.


In the 20th Century two holy diplomats illuminated the Roman Curia: Cardinal Rafael Merry del Val (1865 – 1930), Secretary of State to Pius X and the Servant of God Monsignor Giuseppe Canovai (1904-1942), representative of the Holy See in Argentina and Chile. The first, wore a hair shirt intertwined with small iron-hooks under his cardinal's red. The second is the author of a prayer written in blood; Cardinal Siri writes: "the small chains, the hair-shirts the horrible lashings made by  razor-blades, the wounds, the scars left by these horrible wounds are not the beginning, but the end of an interior fire; not the cause; but the eloquent and manifest explosion of it. It concerned the clarity for which penance in itself sees the value in loving God in everything and for this, in the excruciating sacrifice of blood, confirmed the sincerity of every other interior renunciation" (Commemoration for the Positio for Beatification March 23rd 1951).


It was in the 1950s that the ascetic and spiritual practices of the Church began to decline. Father Battista Janssens, General of the Company of Jesus (1946-1964), intervened more than once to call back his brothers to the spirit of St. Ignatius. In 1952, he sent them a letter on "continuous mortification" wherein he opposed the positions of the nouvelle théologie which tended to exclude reparative and entreated penitence. He writes that fasts, flagellation, hair shirts and other hardships must remain hidden from men, in keeping with the precept of Christ (Mat. 6, 16-8), but must be taught and instilled into young Jesuits until their third year of probation (Dictionary of the Institutes of Perfection, vol. VII, col.472). The forms of penance may alter over the centuries, but its spirit which is always opposed to that of the world, must not be changed.     


Our Lady in person, at Fatima, foreseeing the spiritual apostasy of the XX century, called  again on the need for penance.  Penance is nothing other than the rejection of the world's false words, the struggle against the powers of darkness contending with the angelic powers for the dominion of souls and the continuous mortification of sensuality and pride, rooted in the depths of our being. Only by accepting this combat against the world, the demon and the flesh (Eph. 6, 10-12) will we be able to understand the significance of the vision we celebrate the centenary of in a year's time. The little shepherds at Fatima saw: "at the left of Our Lady and a little above, we saw an Angel with a flaming sword in his left hand; flashing, it gave out flames that looked as though they would set the world on fire; but they died out in contact with the splendour that Our Lady radiated towards him from her right hand: pointing to the earth with his right hand, the Angel cried out in a loud voice: 'Penance, Penance, Penance!'.




[Translation: Contributor Francesca Romana]



http://rorate-caeli.blogspot.fr/2016/01/op-ed-penance-requested-by-heaven-and.html?m=1



De la Constitución pastoral Gaudium et spes, sobre la Iglesia en el mundo actual, del Concilio Vaticano segundo (Núms. 18. 22) EL MISTERIO DE LA MUERTE


El enigma de la condición humana alcanza su vértice en presencia de la muerte. El hombre no sólo es torturado por el dolor y la progresiva disolución de su cuerpo, sino también, y mucho más, por el temor de un definitivo aniquilamiento. El ser humano piensa muy certeramente cuando, guiado por un instinto de su corazón, detesta y rechaza la hipótesis de una total ruina y de una definitiva desaparición de su personalidad. La semilla de eternidad que lleva en sí, al ser irreductible a la sola materia, se subleva contra la muerte. Todos los esfuerzos de la técnica moderna, por muy útiles que sean, no logran acallar esta ansiedad del hombre: pues la prolongación de una longevidad biológica no puede satisfacer esa hambre de vida ulterior que, inevitablemente, lleva enraizada en su corazón. Mientras toda imaginación fracasa ante la muerte, la Iglesia, adoctrinada por la divina revelación, afirma que el hombre ha sido creado por Dios para un destino feliz que sobrepasa las fronteras de la mísera vida terrestre. Y la fe cristiana enseña que la misma muerte corporal, de la que el ser humano estaría libre si no hubiera cometido el pecado, será vencida cuando el omnipotente y misericordioso Salvador restituya al hombre la salvación perdida por su culpa. Dios llamó y llama al hombre para que, en la perpetua comunión de la incorruptible vida divina, se adhiera a él con toda la plenitud de su ser. Y esta victoria la consiguió Cristo resucitando a la vida y liberando al hombre de la muerte con su propia muerte. La fe, por consiguiente, apoyada en sólidas razones, está en condiciones de dar a todo hombre reflexivo la respuesta al angustioso interrogante sobre su porvenir; y, al mismo tiempo, le ofrece la posibilidad de una comunión en Cristo con los seres queridos, arrebatados por la muerte, confiriendo la esperanza de que ellos han alcanzado ya en Dios la vida verdadera. Ciertamente, urgen al cristiano la necesidad y el deber de luchar contra el mal, a través de muchas tribulaciones de sufrir la muerte; pero, asociado al misterio pascual y configurado con la muerte de Cristo, podrá ir al encuentro de la resurrección robustecido por la esperanza. Todo esto es válido no sólo para los que creen en Cristo, sino para todos los hombres de buena voluntad, en cuyo corazón obra la gracia de un modo invisible; puesto que Cristo murió por todos y una sola es la vocación última de todos los hombres, es decir, la vocación divina, debemos creer que el Espíritu Santo ofrece a todos la posibilidad de que, de un modo que sólo Dios conoce, se asocien a su misterio pascual.
Éste es el gran misterio del hombre, que, para los creyentes, está iluminado por la revelación cristiana. Por consiguiente, en Cristo y por Cristo se ilumina el enigma del dolor y de la muerte, que, fuera de su Evangelio, nos aplasta. Cristo resucitó, venciendo a la muerte con su muerte, y nos dio la vida, de modo que, siendo hijos de Dios en el Hijo, podamos clamar en el Espíritu: "¡Abba!" (Padre).