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mercredi 30 septembre 2015

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Cardinal Burke : "le mariage est soumis à une attaque féroce, parfois même au sein de l’Église"

Le Salon Beige - blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques: Cardinal Burke : "le mariage est soumis à une attaque féroce, parfois même au sein de l'Église"
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Le cardinal Raymond Leo Burke était en tournée en France depuis dimanche pour présenter le livre d'entretiens qu'il vient de publier avec Guillaume d'Alançon, responsable de l'Académie diocésaine pour la famille du diocèse de Bayonne, Un cardinal au coeur de l'Eglise.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président délégué au synode, a invité le cardinal Burke à célébrer la messe à Notre-Dame-de-Paris, dimanche 27 septembre matin.

Il a donné une conférence en l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris puis à Saint-Symphorien à Versailles. Le cardinal est revenu sur son enfance, et la naissance de sa vocation. Il a rendu hommage à sa famille, à ses parents, et ses grands-parents, immigrés irlandais aux États-Unis, qui lui ont transmis « la foi et sa pratique ». Lorsqu'il était jeune, l'Église était florissante, puis il a vu les effets de la crise au cours de sa formation au séminaire, notamment à cause du « soi-disant esprit du concile Vatican II ».

« Le séminaire subissait de manière particulièrement dévastatrice la crise que l'Église a connu au cours de premières années de la mise en ordre des enseignement du concile Vatican II. […] Ayant vécu cette époque particulièrement tumultueuse, marquée symboliquement par les émeutes de mai 68 à Paris, je me suis interrogé sur ce qui était sous-jacent à la tranquillité de mes premières années au séminaire et a conduit à la remise en cause inconsciente et soupçonneuse de la doctrine et de la discipline de l'Église. »

Concernant la nouvelle évangélisation, le cardinal déclare :

B« Le renouveau spirituel passera, d'une façon particulière, par l'enrichissement mutuel souhaité et encouragé par la célébration de la sainte messe et l'administration des sacrements. » Mais la nouvelle évangélisation « prend place d'abord dans la maison, dans la famille, dans laquelle la foi est d'abord enseignée. […] Mais la famille, qui est une Église domestique, tire sa foi et sa vie dans la sainte liturgie. »

Survivant lui-même de l'avortement – il raconte dans son livre que le médecin avait conseillé à sa mère de l'avorter – le cardinal est particulièrement sensible à la question du respect de la vie.

« J'ai compris combien l'Évangile de la vie devait être au cœur de tout ce que j'enseigne et pratique. Il a été particulièrement important pour moi en tant que pasteur de donner un puissant encouragement et la primauté à l'apostolat du respect de l'inviolabilité de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle. J'ai été grandement édifié par l'engagement indéfectible du laïcat catholique qui s'est mis à défendre les vérités les plus fondamentales de la loi naturelle et morale. Il n'y a aucune situation plus mauvaise dans la société d'aujourd'hui que la destruction massive de vies innocentes et sans défenses dans le ventre de leur mère. »

« Dans la bataille pour établir le respect de la vie humaine, l'abandon de la pratique de l'avortement provoqué doit avoir la première place. Quand les enfants et les jeunes ont grandi dans une maison de bons chrétiens, alors naturellement ils deviennent courageux à propos de la vie. Tant de choses dépendent de la maison, de la relation entre le mari et la femme, et entre les parents et les enfants ! Tant de choses également des relations que les enfants reçoivent à l'extérieur de la maison ! En tant que pasteur, j'ai exhorté les parents à être attentifs à ce que la vie chrétienne qu'ils inculquent à leurs enfants ne soit pas érodée et même corrompue par ceux qui iront enseigner dans les écoles que leurs enfants fréquentent. »

Sur le mariage et le synode,

« il ne fait aucun doute que le mariage est soumis à une attaque féroce, parfois même au sein de l'Église. Au même titre que l'assaut sur le mariage, toute la question de notre identité en tant qu'homme et en tant que femme, de la signification de la sexualité humaine, de l'amour pur et chaste entre un homme et une femme, tout cela est remis en question. Le mariage et son fruit, la famille, sont la première cellule de l'Église et de la société en général. Il est essentiel que la vérité du Christ sur le mariage et la famille soit pensée et enseignée avec un nouvel enthousiasme et une nouvelle détermination ».

« Aujourd'hui, il est souvent dit que l'Église doit s'adapter à la culture contemporaine, pour ne pas l'offenser. Ce que les personnes attendent le plus de l'Église, est l'enseignement de la vérité du Christ. Il est absurde de dire que les lois naturelles ne signifient plus rien dans notre culture. Absolument absurde. Dieu a écrit sa loi en chacun d'entre nous. Et les Saintes Écritures ont enseigné la même loi. D'une certaine façon aujourd'hui, nous ne saurons avoir notre confiance que dans la loi naturelle. »

Concernant l'importance de l'engagement des chrétiens dans la société :

« Il faut restaurer la royauté du Christ. Malheureusement, le terme de "roi" est souvent interprété de manière idéologique, et par conséquent, mal compris. Pour être un roi, comme le pape Jean-Paul II l'a enseigné, il faut pratiquer toutes les vertus qui nous permettent de rendre gloire à Dieu et servir nos frères et sœurs avec une intention pure, selon la sagesse qui nous a été enseigné durent notre enfance : "Servir, c'est régner" ». L'exemple de saint Louis est « un modèle particulièrement lumineux » pour tous les catholiques qui souhaitent s'engager dans la société. Ils doivent s'y engager pour sa « sanctification », même si la « corruption » peut les « tenter d'en rester éloignés, alors qu'il faut évangéliser ces activités en vue du bien commun […] en faisant attention à n'y pas compromettre notre foi. Cela doit être plutôt l'occasion de croître dans la foi et dans sa mise en pratique. »

Lundi matin, il était invité sur Radio Notre-Dame (à réécouter ici). Il a célébré la messe, lundi 28 septembre, à la Chapelle de la rue du Bac. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées, lundi 28 septembre soir, à la paroisse Sainte-Odile, à Paris, après avoir présidé les vêpres chantées en grégorien. Le cardinal a présenté son livre comme « une source de croissance dans l'humilité devant Dieu » pour lui. Son livre revient sur ses quarante années de sacerdoce.

Mardi 29 septembre soir, il a donné une conférence à l'Institution Saint Pie X de Saint-Cloud, un établissement scolaire de jeunes filles hors contrat tenu par les Dominicaines du Saint-Esprit.

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Swiss bishops confirm existence of Cardinal Danneels’ ‘mafia’ against Benedict XVI | Opinion | LifeSite

https://www.lifesitenews.com/opinion/swiss-bishops-confirm-existence-of-cardinal-danneels-mafia-against-benedict

Miércoles de la vigésima sexta semana del tiempo ordinario

San Atanasio (295-373), obispo de Alejandría, doctor de la Iglesia 
Vida de san Antonio, 19-20 

Seguir a Cristo por el camino recto

Un día vinieron todos los monjes a ver a Antonio y le rogaron les dijera una palabra. Les dijo:… Hemos comenzado, nos hemos comprometido a seguir el camino de la virtud. Ahora, marchémonos con el deseo de proseguir el camino hasta alcanzar el fin (Flp 3,14). Que nadie mire atrás, como la mujer de Lot (Gn 19,26), porque el Señor ha dicho: "el que pone la mano en el arado y mira atrás no es apto para el Reino de los cielos". Mirar hacia atrás no es otra cosa que cambiar su propósito y volver a gustar las cosas de este mundo. No temáis cuando oigáis hablar de virtud y no os extrañéis de esta palabra. Porque la virtud no está lejos de nosotros: no nace fuera de nosotros; es asunto nuestro y la cosa más simple con tal que lo queramos. 


Los paganos abandonan su país y atraviesan el mar para estudiar. Nosotros, no tenemos ninguna necesidad de abandonar nuestro país para llegar al Reino de los cielos, ni cruzar el mar para adquirir la virtud. Porque el Señor ha dicho: "El Reino de los cielos está dentro de vosotros" (Lc 17,21). La virtud, pues, no tiene necesidad más que de nuestro querer, puesto que está en nosotros y nace de nosotros. Si el alma conserva su inteligencia natural, la virtud nace en nosotros. El alma se encuentra en su estado natural cuando permanece tal como ha sido creada; ha sido creada muy bella y muy recta. Por eso Josué, hijo de Nun, decía al pueblo exhortándolo: "Que vuestro corazón sea recto ante el Señor, el Dios de Israel" (Jos 24,23). Y Juan Bautista: "Allanad vuestros senderos" (Mt 3,3). El alma recta es la que conserva su inteligencia tal como ha sido creada. Por el contrario, cuando se desvía y abandona su estado natural, es entonces que se habla de vicios en el alma. La cosa, pues, no es difícil… Si tuviéramos que buscar la cosa fuera de nosotros, eso sería lo verdaderamente difícil, pero, puesto que está en nosotros, guardémonos de pensamientos impuros y conservemos nuestra alma sólo para el Señor, como si hubiéramos recibido un depósito, de manera que el Señor pueda reconocer su obra al encontrar nuestra alma tal como él la ha hecho.

La nuova bussola quotidiana quotidiano cattolico di opinione online: L’affondo di Cordes: «La fede non si piega ai segni dei tempi. Sciogliere il matrimonio è una bizzarria»

La nuova bussola quotidiana quotidiano cattolico di opinione online: L'affondo di Cordes: «La fede non si piega ai segni dei tempi. Sciogliere il matrimonio è una bizzarria»
30-09-2015 L'affondo di Cordes: «La fede non si piega ai segni dei tempi. Sciogliere il matrimonio è una bizzarria» di Lorenzo Bertocchi

Il cardinale tedesco Paul Josef Cordes, presidente emerito del Pontificio consiglio Cor Unum, è uno degli undici cardinali che hanno collaborato al libro Matrimonio e famiglia, in uscita in questi giorni per le edizioni Cantagalli. Il contributo del porporato tedesco ha un titolo che richiama un discorso di Benedetto XVI del 2009 alla Plenaria della Congregazione per il Clero, quando esortava i pastori «alla comunione con l'ininterrotta Tradizione ecclesiale, senza cesure, né tentazioni di discontinuità». Nel suo intervento il cardinale Cordes si occupa in particolare di quel tema che tanto ha movimentato il dibattito sinodale e che riguarda il possibile accesso dei divorziati risposati alla eucaristia. Un tema che, parafrasando il titolo, rischia davvero di generare "cesure e discontinuità" nel sinodo che sta per iniziare. Di questo argomento si parlerà anche oggi, 30 settembre, a Roma nel convegno internazionale "Permanere nella verità di Cristo", co-organizzato da La Nuova Bussola Quotidiana.

Eminenza, a proposito della eucaristia per i divorziati risposati, la Chiesa tedesca da tempo si impegna per risolvere il problema. Al Sinodo delle diocesi della Repubblica Federale Tedesca del 1972-1975 si cercava la "scappatoia della misericordia". Cosa può insegnare la storia alla chiesa tedesca di oggi?

«Siccome in quel periodo ero il referente per la sezione pastorale nella segreteria della Conferenza Episcopale Tedesca, ho ben presente quello che è accaduto. La Plenaria del Sinodo durante le consultazioni sul tema "Matrimonio e Famiglia" aveva formulato un voto: chiedere alla Santa Sede la possibilità dell'accesso dei divorziati–risposati ai sacramenti. Una commissione di vescovi e di professori universitari progressisti dovevano formulare tale voto. Io ero segretario della commissione. Abbiamo discusso diverse volte l'argomento, ma non riuscivamo a produrre un testo che fosse presentabile: se le formulazioni del Nuovo Testamento e dei Concili dovevano rimanere per noi vincolanti, non si sarebbe trovata nessuna "scappatoia della misericordia". Inoltre, ci venivano degli scrupoli: quali conseguenze avrebbe provocato per i matrimoni in crisi una nuova disciplina pastorale, che avrebbe permesso ai divorziati-risposati l'accesso alla Comunione? Non avrebbe finito per indebolire la volontà di rimanere fedeli nei momenti di tensione coniugale?»

Il vescovo di Osnabruk, monsignor Franz-Josef Bode, alla plenaria della Conferenza episcopale tedesca del febbraio 2015 ha parlato della necessità di un «cambio di paradigma». Nella pastorale famigliare, secondo Bode, si dovrebbe prestare maggiore attenzione ai cosiddetti "segni dei tempi". La vita e la storia come fonte della fede?

«Il tentativo di armonizzare l'esperienza di vita dell'uomo con la fede, è motivato senza dubbio da un grande intuito pastorale. Tuttavia, la cura pastorale si perverte in un'illusione rovinosa, se dai "segni dei tempi" vengono dedotti contenuti di fede. Durante l'elaborazione della Costituzione La Chiesa e il mondo contemporaneo del Vaticano II (Gs) questo aspetto occupò i padri conciliari, ed il teologo conciliare Joseph Ratzinger riferisce in modo dettagliato il rifiuto di una tale teoria teologica. La discussione girava intorno alla rilevanza in termini di fede del fenomeno sociale ed ecclesiale e si fermava sull'espressione biblica "segni dei tempi": Vediamo o sentiamo in questi segni l'indicazione o la voce di Dio? Possiamo interpretarli come verità teologica? Nelle discussioni poi venne rifiutato categoricamente di rintracciare questi "segni dei tempi" nella vita degli uomini come "fonte della fede" - come era stato formulato inizialmente da Gs nr. 11. Occorreva piuttosto discernere tali segni. In questo modo i padri conciliari spiegavano che nuovi avvenimenti e bisogni dei cristiani che si presentavano servivano ai pastori della Chiesa come impulso, e dovevano essere letti alla luce della fede, provati, e occorreva rispondervi a partire dalla verità della Rivelazione. I padri hanno escluso di proposito il cortocircuito penoso, secondo cui un fenomeno che sfida la Chiesa diventerebbe già per se stesso una fonte della fede (locus theologicus); ciò è stato da loro spiegato in modo approfondito. A questo proposito si può ricordare che Joseph Ratzinger descrive in modo dettagliato, come i padri conciliari hanno affrontato questa questione nel commentario al nr. 11 della Costituzione Gs, nel Lexikon für Theologie und Kirche (XIII, Freiburg 1968.) D'altronde la stessa Costituzione del Concilio sulla "Divina Rivelazione" non lascia alcun dubbio sul fatto che la Chiesa cattolica deve la sua fede solamente alla Sacra Scrittura e all'insegnamento della Chiesa (Cfr. H. de Lubac, Die göttliche Offenbarung, Einsiedeln 2001, 140 ss.). La Parola di Dio, interpretata dall'insegnamento della Chiesa cattolica, è pertanto la pietra, che dà alla Chiesa il fondamento sicuro (cfr. Lc 6,47 ss.). La cosiddetta ortoprassi o la "mistica del popolo" sono sempre imbevuti dello "spirito del mondo" (cfr. Rm 12,2) e oscurano la verità della fede».

Leggendo il suo contributo nel libro degli 11 cardinali colpisce il titolo di un paragrafo: "Scurrilità". Mi scusi la domanda: ma a chi e a cosa si riferisce?

«Il senso esatto della parola italiana "scurrilità" non mi è familiare. In tedesco chiamiamo "skurril" ciò che è strano e bizzarro. La volontà sfrenata di annacquare l'indissolubilità del matrimonio seduce anche professori universitari a proferire astrusità teologiche. Vorrei dimostrarlo con due citazioni. Le ho trovate in un volume pubblicato da Herder-Verlag (G. Augutin/I. Proft (Hg.), Ehe und Familie. Wege zum Gelingen aus katholischer Perspektive, Freiburg 2014). In un contributo l'ordinario di una facoltà cattolica è a favore di un secondo matrimonio dopo il divorzio, a motivo della "sacramentalità generativa, che toglie il limite al sacramento del matrimonio. Il primo matrimonio sacramentale continua ad esistere, ma la rottura fattiva non demolisce il carattere indistruttibile della promessa di fedeltà di Dio, ma mette in azione nuovamente la Sua promessa..." (391).  Con questa speculazione il "secondo matrimonio" viene interpretato come una specifica fonte di grazie! Un altro insegnante universitario cattolico utilizza un passaggio dell'Apostolo delle genti ai Corinzi, per ammettere la possibilità della ricezione indegna del Corpo di Cristo. Mentre Paolo spinge a esaminare se stessi minacciando diversamente il castigo - "Perchè chi mangia e beve senza riconoscere il Corpo del Signore mangia e beve la propria condanna.  É per questo che tra voi ci sono molti malati e infermi e un buon numero sono morti" (1 Cor. 11,29 ss). Il professore rovescia il senso dell'apostolo, facendogli dire che consiglia la Comunione indegna, perchè essa "non porta alla condanna, ma alla salvezza" (418). Veramente una interpretazione sbalorditiva!».


Del prólogo al comentario de san Jerónimo, presbítero, sobre el libro del profeta Isaías (Núms. 1. 2: CCL 73,1-3) IGNORAR LAS ESCRITURAS ES IGNORAR A CRISTO


Cumplo con mi deber, obedeciendo los preceptos de Cristo, que dice: Estudiad las Escrituras, y también: Buscad, y encontraréis, para que no tenga que decirme, como a los judíos: Estáis muy equivocados, porque no comprendéis las Escrituras ni el poder de Dios. Pues, si, como dice el apóstol Pablo, Cristo es el poder de Dios y la sabiduría de Dios, y el que no conoce las Escrituras no conoce el poder de Dios ni su sabiduría, de ahí se sigue que ignorar las Escrituras es ignorar a Cristo. Por esto, quiero imitar al padre de familia que del arca va sacando lo nuevo y lo antiguo, y a la esposa que dice en el Cantar de los cantares: He guardado para ti, mi amado, lo nuevo y lo antiguo; y, así, expondré el libro de Isaías, haciendo ver en él no sólo al profeta, sino también al evangelista y apóstol. Él, en efecto, refiriéndose a sí mismo y a los demás evangelistas, dice: ¡Qué hermosos son los pies del mensajero que anuncia la paz, que trae la Buena Nueva! Y Dios le habla como a un apóstol, cuando dice: ¿A quién mandaré? ¿Quién irá a ese pueblo? Y él responde: Aquí estoy, mándame. Nadie piense que yo quiero resumir en pocas palabras el contenido de este libro, ya que él abarca todos los misterios del Señor: predice, en efecto, al Emmanuel que nacerá de la Virgen, que realizará obras y signos admirables, que morirá, será sepultado y resucitará del país de los muertos, y será el Salvador de todos los hombres. ¿Para qué voy a hablar de física, de ética, de lógica? Este libro es como un compendio de todas las Escrituras y encierra en sí cuanto es capaz de pronunciar la lengua humana y sentir el hombre mortal. El mismo libro contiene unas palabras que atestiguan su carácter misterioso y profundo: Cualquier visión se os volverá —dice— como el texto de un libro sellado: se lo dan a uno que sabe leer diciéndole: "Por favor, lee esto." Y él responde: "No puedo, porque está sellado." Y se lo dan a uno que no sabe leer, diciéndole: "Por favor, lee esto." Y él responde: "No sé leer."
Y, si a alguno le parece débil esta argumentación, que oiga lo que dice el Apóstol: De los profetas, que prediquen dos o tres, los demás den su opinión. Pero en caso que otro, mientras está sentado, recibiera una revelación, que se calle el de antes. ¿Qué razón tienen los profetas para silenciar su boca, para callar o hablar, si el Espíritu es quien habla por boca de ellos? Por consiguiente, si recibían del Espíritu lo que decían, las cosas que comunicaban estaban llenas de sabiduría y de sentido. Lo que llegaba a oídos de los profetas no era el sonido de una voz material, sino que era Dios quien hablaba en su interior como dice uno de ellos: El ángel que hablaba en mí, y también: Que clama en nuestros corazones: "¡Abbá! (Padre)", y asimismo: Voy a escuchar lo que dice el Señor.

From the prologue of the commentary on Isaiah by Saint Jerome, priest (Nn. 1. 2: CCL 73, 1-3) Ignorance of Scripture is ignorance of Christ



I interpret as I should, following the command of Christ: Search the Scriptures, and Seek and you shall find. Christ will not say to me what he said to the Jews: You erred, not knowing the Scriptures and not knowing the power of God.For if, as Paul says, Christ is the power of God and the wisdom of God, and if the man who does not know Scripture does not know the power and wisdom of God, then ignorance of Scripture is ignorance of Christ.

Therefore, I will imitate the head of a household who brings out of his storehouse things both new and old, and says to his spouse in the Song of Songs: I have kept for you things new and old, my beloved.In this way permit me to explain Isaiah, showing that he was not only a prophet, but an evangelist and an apostle as well. For he says about himself and the other evangelists: How beautiful are the feet of those who preach good news, of those who announce peace. And God speaks to him as if he were an apostle: Whom shall I send, who will go to my people? And he answers: Here I am; send me.

No one should think that I mean to explain the entire subject matter of this great book of Scripture in one brief sermon, since it contains all the mysteries of the Lord. It prophesies that Emmanuel is to be born of a virgin and accomplish marvelous works and signs. It predicts his death, burial and resurrection from the dead as the Savior of all men. I need say nothing about the natural sciences, ethics and logic. Whatever is proper to holy Scripture, whatever can be expressed in human language and understood by the human mind, is contained in the book of Isaiah. Of these mysteries the author himself testifies when he writes: You will be given a vision of all things, like words in a sealed scroll. When they give the writings to a wise man, they will say: Read this. And he will reply: I cannot, for it is sealed. And when the scroll is given to an uneducated man and he is told: Read this, he will reply: I do not know how to read.

Should this argument appear weak to anyone, let him listen to the Apostle: Let two or three prophets speak, and let others interpret; if, however, a revelation should come to one of those who are seated there, let the first one be quiet.How can they be silent, since it depends on the Spirit who speaks through his prophets whether they remain silent or speak? If they understood what they were saying, all things would be full of wisdom and knowledge. But it was not the air vibrating with the human voice that reached their ears, but rather it was God speaking within the soul of the prophets, just as another prophet says: It is an angel who spoke in me;and again, Crying out in our hearts, Abba, Father, and I shall listen to what the Lord God says within me.

من مقدِّمة كتاب التَّفسير لسِفرِ أشعيا النَّبيِّ للقدّيس هيرونيموس الكاهن (رقم 1 و2: CCL 73، 1-3) الجهل بالكتاب المقدَّس هو الجهل بالمسيح



إنِّي أرُدُّ مَا أنَا مَدِينٌ به، وأُطيعُ أوامرَ المسيحِ القائل: "تَتَصَفَّحُونَ الكُتُبَ" (يوحنا 5: 39)، وقولَه الآخر: "اطلُبُوا تَجِدُوا" (متى 7: 7)، لكي لا أسمَعَ ما سمِعَه اليهودُ يومًا: "أنتُم فِي ضَلالٍ لأنَّكُم لا تَعرِفُونَ الكُتُبَ وَلا قُدرَةَ الله" (متى 22: 29). إن كانَ المسيحُ، بحسبِ قولِ بولسَ الرَّسولِ، قدرةَ الله وحكمةَ الله، فمَن لا يعرفُ الكتُبَ المقدَّسَةَ لا يَعرِفُ قدرتَه ولا حكمتَه، والجهلُ بالكتابِ المقدَّسِ هو الجهلُ بالمسيحِ.
ولهذا سأقتدي بربِّ العائلةِ الذي يخُرِجُ من كنوزِه جُدُدًا وعُتُقًا، وبالعروسِ القائلِ في نشيدِ الأناشيدِ: "الأشياءُ الحديثةُ والقديمةُ لكَ ادَّخَرْتُها، يا أُخَيَّ" (ر. نشيد 7: 14). سأقدِّمُ أشعيا ليس فقط مثلَ نبيٍّ، بل مثلَ إنجيليٍّ ورسولٍ. قالَ هو عن نفسِه وعن سائرِ الإنجيليّين: "مَا أجمَلَ عَلَى الجِبَالِ أقدَامَ الـمُـبَشِّرِينَ، المبشِّرِين بالسَّلام" (ر. أشعيا 52: 7). وقد خاطبَه اللهُ كما يخاطِبُ الرَّسولَ: "مَن أُرسِلُ، وَمَن ينطلقُ إلى هذا الشَّعبِ؟"، فأجابَ: "هاءنذا، فأَرسِلْني" (ر. أشعيا 6: 8).
ولا يحسَبَنَّ أحدٌ أنِّي أريدُ أن أضَعَ في هذا الكلامِ الموجَزِ ما في هذا السِّفرِ، فهو يحتوي جميعَ أسرارِ الله. إنَّه يتكلَّمُ على عِمَّانوئيل المولودِ من البتولِ، والذي سيصنعُ الآياتِ والأعمالَ العجيبةَ، ثم يموتُ ويُدفَنُ، ويقومُ من مثوى الأمواتِ، فيَعرِفُه الجميعُ مخلِّصًا لجميعِ الشُّعوبِ. وماذا عن الفيزياءِ والأخلاقِ والمنطقِ؟ كلُّ ما في الكتُبِ المقدَّسةِ، كلُّ ما يستطيعُ لسانُ بشرٍ أن يَنطِقَ به، وكلُّ ما يمكنُ أن يُدرِكَه روحُ الإنسان، موجودٌ في هذه الكتبِ. وفي الأسرارِ التي يتضمَّنُها يَشهَدُ من كَتَب: "صَارَتْ لَكُم جَمِيعُ الرُّؤَى كَأقوَالِ كِتَابٍ مَختُومٍ يُنَاوِلُونَهُ لِمَن يَعرِفُ القِرَاءةَ قَائِلِينَ: اقرَأْ هَذَا. فَيَقُولُ: لا أستَطِيعُ لأنَّهُ مَختُومٌ. ثُمَّ يُنَاوِلُ الكِتَابَ لِمَن لا يَعرِفُ القِرَاءةَ، وَيُقَالُ لَهُ: اقرَأْ هَذَا. فَيَقُولُ: لا أعرِفُ القِرَاءةَ" (أشعيا 29: 11- 12).
فإذا بدَا ذلكَ لأحدٍ أنَّه ضعفٌ، فَلْيَسمَعْ ما يقولُ بولسُ الرَّسولُ: "أمَّا الأنبِيَاءُ فَلْيَتَكَلَّمْ مِنهُم اثنَانِ أو ثَلاثَة، وَلْيَحكُمِ الآخَرُونَ. وَإن أُوحِيَ إلَى غَيرِهِم مِن الحَاضِرِينَ فَلْيَصمُتِ المُتَكَلِّمُ" (1 قورنتس 14: 29- 30). لأيِّ سببٍ يمكنُ أن يصمُتَ؟ إنَّ الرُّوحَ هو الذي يتكلَّمُ بالأنبياءِ، وهو الذي يصمُتُ أو يَنطِقُ. وإذا فَهِموا ما يقولون، وجدوا كلَّ شيءٍ مملوءًا بالحكمةِ والفَهم. فليسَ ما يصلُ إلى آذانِهم ضجيجًا مَا ، بل اللهُ هو المتكلِّمُ في أذهانِ الأنبياءِ، بحسبِ ما قالَ النَّبيّ: "إنَّ ملاكًا كانَ يكلِّمُني" (ر. زكريا 1: 9)، وأيضًا: "الرُّوحُ ينادي في قلوبِنا: أبًا، أيُّها الآب" (ر. غلاطية 4: 6)، وأيضًا: "إنِّي أسمَعُ مَا يَتَكَلَّمُ بِهِ الله" (مزمور 84: 9).

PROLOGUE DU COMMENTAIRE D'ISAÏE PAR S. JÉRÔME



En accomplissant une promesse faite à Paula, j'obéis aux préceptes du Christ qui dit : Scrutez les Écritures, et aussi : Cherchez, et vous trouverez. Je ne veux pas qu'il me dise, comme aux Juifs : Vous êtes dans l'erreur, parce que vous méconnaissez les Écritures et la puissance de Dieu. Si, selon l'Apôtre Paul, le Christ est puissance de Dieu et sagesse de Dieu, et si celui qui méconnaît les Écritures méconnaît la puissance de Dieu et sa sagesse : ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ.

J'imiterai donc le père de famille qui tire de son trésor du nouveau et de l'ancien, et aussi l'épouse qui dit, dans le Cantique des cantiques : Les fruits nouveaux, comme les anciens, je les ai gardés pour toi. Et c'est ainsi que je commenterai Isaïe ; je l'enseignerai comme étant non seulement un prophète, mais un évangéliste et un apôtre. Il a dit de lui-même, en effet, comme des autres évangélistes: Qu'ils sont beaux, les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles, qui annoncent la paix. Et Dieu lui parle comme à un apôtre : Qui enverrai-je vers ce peuple ? Et Isaïe répond : Me voici, envoie-moi.

Personne ne doit croire que je désire résumer brièvement le contenu de ce livre, car le texte en question embrasse tous les mystères du Seigneur : il annonce I'Emmanuel né de la Vierge ; il prédit qu'il accomplira des œuvres et des signes éclatants ; mort et enseveli, ressuscitant du séjour des morts, il sera le Sauveur de toutes les nations. Vais-je parler de physique, de morale et de logique ? Tout ce qu'il y a dans les saintes Écritures, tout ce que la parole humaine peut exprimer et tout ce que peut assimiler l'intelligence des mortels, est contenu dans ce livre. Celui qui l'a écrit témoigne lui-même de tous ces mystères : Toute vision est devenue pour vous comme les paroles d'un livre scellé. On le donne à quelqu'un qui sait lire, en lui disant: « Lis cela». Et il répond : « Je ne peux pas, parce que le livre est scellé. » Ou bien on le donne à quelqu'un qui ne sait pas lire, en lui disant : « Lis cela ». Il répond : « Je ne sais pas lire. » ~

Écoutez ce que dit saint Paul : Que deux ou trois prophètes prennent la parole, et que les autres jugent. Si un assistant reçoit une révélation, celui qui parle doit se taire. Comment pourra-t-il se taire, puisque le Saint-Esprit, qui parle par les prophètes, est libre de se taire ou de parler ? Si donc ils comprenaient ce qu'ils disaient, c'est que tout est plein de sagesse et de raison. Ce n'est pas la vibration de l'air qui parvenait à leurs oreilles, mais c'est Dieu qui parlait dans l'esprit des prophètes, selon ce que dit un autre prophète : C'est un ange qui me parlait. Et aussi : Ils crient dans nos cœurs : Abba, Père. Et encore : J'écouterai ce que dira en moi le Seigneur Dieu.

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Si tel est le bon plaisir du roi, laisse-moi aller dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai. » ( Ne 2, 1-8 )


Lecture du livre de Néhémie

Moi, Néhémie, j'étais alors échanson du roi.
    La vingtième année du règne d'Artaxerxès, au mois de Nissane,
je présentai le vin et l'offris au roi.
Je n'avais jamais montré de tristesse devant lui,
    mais ce jour-là, le roi me dit :
« Pourquoi ce visage triste ?
Tu n'es pourtant pas malade !
Tu as donc du chagrin ? »
Rempli de crainte, je répondis :
    « Que le roi vive toujours !
Comment n'aurais-je pas l'air triste,
quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée,
et ses portes, dévorées par le feu ? »
    Le roi me dit alors :
« Que veux-tu donc me demander ? »
Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi :
    « Si tel est le bon plaisir du roi,
et si tu es satisfait de ton serviteur,
laisse-moi aller en Juda,
dans la ville où sont enterrés mes pères,
et je la rebâtirai. »
    Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda :
« Combien de temps durera ton voyage ?
Quand reviendras-tu ? »
Je lui indiquai une date qu'il approuva,
et il m'autorisa à partir.
    Je dis encore :
« Si tel est le bon plaisir du roi,
qu'on me donne des lettres pour les gouverneurs
de la province qui est à l'ouest de l'Euphrate,
afin qu'ils facilitent mon passage jusqu'en Juda ;
    et aussi une lettre pour Asaph, l'inspecteur des forêts royales,
afin qu'il me fournisse du bois de charpente
pour les portes de la citadelle qui protégera la maison de Dieu,
le rempart de la ville, et la maison où je vais m'installer. »
Le roi me l'accorda,
car la main bienfaisante de mon Dieu était sur moi.


            – Parole du Seigneur.

Psaume : ( Ps 136 (137), 1-2, 3, 4-5, 6 )


R/

Que ma langue s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir !

Au bord des fleuves de Babylone
     nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

 

C'est là que nos vainqueurs
     nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

 

Comment chanterions-nous
     un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem,
que ma main droite m'oublie !

 

Je veux que ma langue
     s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n'élève Jérusalem,
au sommet de ma joie.

Evangile : « Je te suivrai partout où tu iras » ( Lc 9, 57-62 )


Acclamation :

Alléluia. Alléluia.
J'ai tout perdu ; je considère tout comme des ordures,
afin de gagner un seul avantage, le Christ
et, en lui, d'être reconnu juste.
Alléluia.

(Ph 3, 8-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
    en cours de route, un homme dit à Jésus :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
    Jésus lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l'homme
n'a pas d'endroit où reposer la tête. »


    Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
    L'homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. »
    Mais Jésus répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »


    Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d'abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n'est pas fait pour le royaume de Dieu. »


            – Acclamons la Parole de Dieu.

30 septembre 2015
Mercredi, 26ème Semaine du Temps Ordinaire
blanc S. Jérôme, prêtre et docteur de l'Eglise

 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones


mardi 29 septembre 2015

La parole est au synode. Mais c’est François qui prendra les décisions

La parole est au synode. Mais c'est François qui prendra les décisions
Derniers échanges de coups avant l'ouverture des travaux. L'inconnue que constituent les procédures. Les appels au pape. Parce que, en fin de compte, c'est lui seul qui tirera les conclusions


par Sandro Magister




ROME, le 28 septembre 2015 – De retour à Rome après son voyage à Cuba et aux États-Unis, dont le couronnement a été la rencontre mondiale des familles qui a eu lieu à Philadelphie, le pape François est maintenant confronté à un événement beaucoup plus important : le synode. Celui-ci va s'ouvrir le 4 octobre, qui sera le dimanche de l'année liturgique où – comme s'il s'agissait d'un jeu de la providence – on entendra dans les églises catholiques du monde entier cette phrase de Jésus : "Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint".

Le synode va durer trois semaines et il n'y a pas encore eu d'informations à propos des procédures qui y seront utilisées, alors même que celles-ci vont avoir une très forte influence sur le résultat des travaux synodaux.

Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura pas de message final, étant donné qu'il n'a été constitué aucune commission chargée d'en rédiger un.

Une autre information certaine, donnée de manière anticipée par le pape François, est que "l'on discutera chaque semaine d'un chapitre" sur les trois qui constituent le document préparatoire :

> Instrumentum laboris

Par conséquent il n'y aura pas, cette fois-ci, de "Relatio post disceptationem" à mi-parcours des travaux synodaux, après une première phase de libre discussion à propos de tous les sujets, comme cela avait été le cas lors du synode du mois d'octobre 2014. La discussion sera immédiatement répartie entre des groupes linguistiques restreints et chacun d'eux résumera ses propres orientations dans des rapports qui sont destinés à rester confidentiels. Au terme des trois semaines, une "Relatio" finale sera votée et le pape prononcera le discours de conclusion.

Il n'est pas davantage prévu que, comme par le passé, une exhortation apostolique post-synodale vienne, quelques mois plus tard, mettre un point final à l'ensemble de la session. La discussion restera ouverte à des développements futurs. Ce qui servira de texte de référence quant aux conclusions provisoires, ce sera simplement le discours prononcé par le pape au terme des travaux, qui, dans les faits, dominera et empêchera d'entendre toutes les autres voix.

En dépit de la valorisation proclamée de la collégialité, la prochaine session du synode verra en effet François se livrer de nouveau à un exercice monocratique de l'autorité papale, comme à la fin de la session de l'année dernière, lorsque le pape avait ordonné que soient maintenues en vie même les propositions qui n'avaient pas obtenu le nombre de voix nécessaire pour qu'elles soient approuvées. Et ces propositions étaient justement celles qui portaient sur les points les plus controversés, c'est-à-dire le divorce et l'homosexualité.

*

Une manifestation indiscutable de cet exercice monocratique de l'autorité papale a été la publication, le 8 septembre dernier, des deux motu proprio par lesquels François a réformé les procédures en matière de nullité du mariage :

> Défense de l'appeler divorce. Mais comme cela y ressemble!

Une réforme des procès en nullité du mariage était attendue depuis longtemps. Mais François l'a réalisée en tenant à l'écart le synode réuni justement pour discuter de la famille, synode qu'il savait peu enclin à approuver ce qu'il avait en tête. Il a constitué la commission préparatoire au mois d'août 2014, avant que la première session du synode ne soit convoquée. Et il a signé les motu proprio le 15 août dernier, avant la seconde session synodale, en fixant leur entrée en vigueur au 8 décembre prochain.

La nouveauté la plus significative de ces nouvelles procédures est que désormais, pour l'obtention de la déclaration de nullité, la simple parole du requérant aura "pleine valeur de preuve", sans que d'autres validations soient nécessaires, et le "manque de foi" présumé va servir de passe-partout universel non plus pour des milliers, mais pour des millions de mariages décrétés nuls, selon une procédure ultra-rapide et dans laquelle l'évêque du lieu sera l'unique juge.

Sur ce point, les pères synodaux sont donc placés devant un fait accompli. Mais il est difficilement concevable qu'ils n'en discutent pas. L'historien de l'Église Roberto de Mattei a été jusqu'à imaginer qu'un certain nombre de pères synodaux pourrait demander l'abrogation de cet acte de gouvernement du pape François, "le plus révolutionnaire qu'il ait accompli jusqu'à présent". Et il a cité le précédent historique, remontant à 1813, de la rétractation par Pie VII – retenu prisonnier par Napoléon Bonaparte – de l'acte par lequel il avait reconnu la soumission du Saint-Siège à la souveraineté de l'empereur : rétractation qui avait été demandée publiquement par le cardinal Bartolomeo Pacca, pro-secrétaire d'état, par d'autres cardinaux "zelanti", mais également par un grand maître spirituel tel que Pio Brunone Lanteri, qui fut par la suite proclamé vénérable :

> Si possono discutere gli atti di governo del papa?

*

Entre-temps un appel a été lancé, dans la revue américaine "First Things", par un nombre important de théologiens, de philosophes et d'universitaires originaires de différents pays afin que les pères synodaux rejettent le paragraphe 137 du document préparatoire, qu'ils considèrent comme contraire au magistère de l'Église et porteur de confusion dans l'esprit des fidèles :

> An Appeal Recalling the Teaching of "Humanae Vitae"

L'appel concerne l'enseignement de l'encyclique "Humanæ vitæ" de Paul VI, consacrée au contrôle des naissances, encyclique que le pape François lui-même a qualifiée de "prophétique". On trouve parmi ses rédacteurs et ses signataires un bon nombre d'enseignants de l'Institut pontifical Jean-Paul II d'études sur le mariage et la famille : les professeurs Stephan Kampowski, Livio Melina, Jaroslav Merecki, José Noriega, Juan José Pérez-Soba, Mary Shivanandan, Luigi Zucaro, ainsi que des experts tels que le philosophe allemand Robert Spaemann et le moraliste Martin Rhonheimer.

D'après les signataires de l'appel, le paragraphe 137 du document préparatoire attribue à la conscience individuelle une primauté absolue dans le choix des moyens de contrôle des naissances, y compris contre l'enseignement du magistère de l'Église, à quoi s'ajoute le risque que cette primauté soit ensuite étendue à d'autres domaines, tels que l'avortement et l'euthanasie.

En effet, c'est précisément sur la primauté de la conscience individuelle "au-delà de ce que, objectivement, dirait la règle" que s'appuient les partisans de l'accès des divorcés remariés à la communion, comme l'a expliqué l'un d'eux, le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, lors d'une interview à la revue "La Civiltà Cattolica" qui a été publiée le 26 septembre :

"Il y a des situations dans lesquelles le prêtre, l'accompagnateur, qui connaît les personnes concernées, peut en arriver à leur dire : 'Votre situation est telle que, en conscience - dans votre conscience et dans ma conscience de pasteur - je vois votre place dans la vie sacramentelle de l'Église'".

La scission entre la conscience individuelle et le magistère de l'Église est comparable à celle qui sépare la pratique pastorale et la doctrine : elle constitue un danger qui, selon l'opinion d'un grand nombre d'observateurs, pèse sur le synode et contre lequel le cardinal Gerhard Müller, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, a tenu des propos d'une grande fermeté au cours d'une allocution qu'il a prononcée à Ratisbonne, le 1er septembre, à l'occasion de la publication de l'édition allemande de l'ouvrage du cardinal Robert Sarah "Dieu ou rien" :

> Liturgy, Grace, Marriage, and the New Danger of Schism

D'après Müller, "la séparation entre l'enseignement de la foi et sa pratique" est précisément le facteur qui, au XVIe siècle, a conduit à un schisme au sein de l'Église d'Occident. En recourant à la pratique trompeuse des indulgences, l'Église de Rome s'était, dans les faits, comportée comme si la doctrine n'existait pas et "la protestation initiale de Luther contre la négligence des pasteurs de l'Église était justifiée, parce que l'on ne peut pas jouer avec le salut des âmes, pas même si l'intention qui est à la base de la tromperie est de faire du bien".

Et aujourd'hui – a ajouté le cardinal – c'est de nouveau la même question qui est posée : "Il ne faut pas que nous trompions le peuple lorsqu'il adhère à la sacramentalité du mariage, à son indissolubilité, à son acceptation des enfants à venir et à la complémentarité fondamentale entre les deux sexes. La pastorale doit avoir comme objectif le salut éternel et elle ne doit pas chercher à être superficiellement en accord avec ce que souhaitent les gens".

*

Comme on peut le constater, les partisans des "ouvertures" se montrent très actifs, mais les prises de position de ceux qui s'opposent à eux sont également nombreuses et pleines de vigueur.

Le 29 septembre, une "Supplique filiale" - demandant au pape François de prononcer "une parole clarificatrice" contre la "désorientation générale qui serait provoquée par l'éventuelle ouverture, au sein de l'Église, d'une brèche qui permettrait l'adultère, à la suite de l'autorisation donnée à des couples de personnes divorcées et remariées civilement d'accéder à l'eucharistie, ainsi qu'une acceptation virtuelle des unions homosexuelles"- lui sera de nouveau présentée à Rome, forte de 800 000 signatures parmi lesquelles celles de 202 cardinaux et évêques.

Cette supplique qui est adressée au pape n'est pas très éloignée de ce que le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, qui sera prochainement l'un des pères synodaux, a déclaré dans une interview accordée au journal "Corriere della Sera", qui l'a publiée le dimanche 27 septembre :

"L'urgence prioritaire, selon moi, est que le synode puisse suggérer au Saint-Père une intervention magistérielle qui unifie, en la simplifiant, la doctrine relative au mariage. Une intervention qui vise à montrer la relation entre l'expérience de foi et la nature sacramentelle du mariage".

Le texte intégral de l'interview :

> Scola: "I miei timori sulla famiglia. Ci si sta pensando poco"

Le lendemain, 30 septembre, à l'université pontificale Angelicum, les cardinaux Carlo Caffarra et Raymond Leo Burke - deux des cinq éminences qui, à la veille du synode de 2014, avaient pris position contre leur collègue Walter Kasper dans le livre "Demeurer dans la vérité du Christ" - présenteront une nouvelle fois leurs opinions, ce que fera par la même occasion l'archevêque Cyril Vasil, secrétaire de la congrégation pour les Églises orientales, qui est lui aussi l'un des coauteurs de ce livre.

Deux autres nouveaux livres de même tendance sont sur le point d'être publiés. Leurs auteurs sont des cardinaux, non plus cinq mais bel et bien dix-sept, originaires d'Afrique, d'Asie, d'Europe et des Amériques ; six d'entre eux vont prendre part au synode, soit en raison des fonctions qu'ils exercent, comme le Guinéen Robert Sarah, soit parce qu'ils ont été désignés personnellement par le pape, comme l'Italien Caffarra :

> Les cardinaux anti-Kasper: ils étaient cinq, maintenant ils sont dix-sept

Le synode est tout proche, la bataille bat son plein. Et c'est le pape François qui aura le dernier mot.

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

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Les derniers trois articles de www.chiesa:

22.9.2015
> Bergoglio aux États-Unis pour la première fois
Il y est attendu par un peuple catholique qui est plus nombreux que ce que font apparaître les registres. Et qui, d'autre part, est très influencé, en matière de mariage et d'homosexualité, par les courants "liberal". Et cela à un moment où le synode est tout proche

17.9.2015
> Journal du Vatican / Présences, absences, surprises pour le synode tout proche
Qui figure et qui ne figure pas parmi les pères synodaux choisis personnellement par le pape François. Parmi les exclus, le cardinal Antonelli. La Belgique et la Grèce étrangement surreprésentées. Une nouvelle organisation des travaux synodaux, dans laquelle le rapport intermédiaire est supprimé

15.9.2015
> Défense de l'appeler divorce. Mais comme cela y ressemble!
La réforme des procédures de mariage voulue par le pape François va multiplier les jugements de nullité, d'à peine quelques milliers à plusieurs millions. Ils pourront être obtenus avec une grande facilité et même en 45 jours seulement. Lorsque le synode consacré à la famille va s'ouvrir au mois d'octobre, les jeux seront déjà faits

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Pour d'autres informations et commentaires, voir le blog que tient Sandro Magister, uniquement en italien:

> SETTIMO CIELO

Les trois derniers titres:

C'è un clandestino in volo col papa: il "divorzio cattolico"

Il fuori programma del papa con le Piccole Sorelle dei Poveri

Francesco e il lupo. Ma gli agnelli?

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28.9.2015 


Supplique au Saint-Père | DICI

Supplique au Saint-Père | DICI
mgr fellay supplique dici.org 2

Très Saint Père,

C'est avec la plus vive inquiétude que nous constatons autour de nous la dégradation progressive du mariage et de la famille, origine et fondement de toute la société humaine. Cette déliquescence est en train de s'accélérer fortement, notamment par la promotion légale des comportements les plus immoraux et les plus dépravés. La loi de Dieu, même simplement naturelle, est aujourd'hui publiquement foulée aux pieds, les péchés les plus graves se multiplient de façon dramatique et crient vengeance au Ciel.

Très Saint Père,

Nous ne pouvons vous cacher que la première partie du Synode consacré aux « Défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation » nous a très vivement alarmés. Nous avons entendu et lu, venant de personnes constituées en dignité ecclésiastique – qui s'autorisent de votre soutien, sans être démenties -, des affirmations si contraires à la vérité, si opposées à la doctrine claire et constante de l'Église concernant la sainteté du mariage, que notre âme en a été profondément troublée. Ce qui nous inquiète encore plus, ce sont certaines de vos paroles laissant entendre qu'il pourrait y avoir une évolution de la doctrine pour répondre aux nécessités nouvelles du peuple chrétien. Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l'encyclique Pascendi, un tel alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d'enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l'obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le Pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L'objet d'une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée.

Dieu auteur de la nature a établi l'union stable de l'homme et de la femme en vue de perpétuer l'espèce humaine. La Révélation de l'Ancien Testament nous apprend, de la façon la plus évidente, que le mariage, unique et indissoluble, entre un homme et une femme, a été établi directement par Dieu, et que ses caractéristiques essentielles ont été soustraites par lui au libre choix des hommes, pour demeurer sous une protection divine toute particulière : « Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain » (Ex 20, 17).

L'Évangile nous enseigne que Jésus lui-même, en vertu de son autorité suprême, a rétabli définitivement le mariage, altéré par la corruption des hommes, dans sa pureté primitive : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas » (Mt 19, 6).

C'est la gloire de l'Église catholique, tout au long des siècles, d'avoir défendu contre vents et marées, malgré les sollicitations, les menaces et les tentations, la réalité humaine et divine du mariage. Elle a toujours porté haut – même si des hommes corrompus l'abandonnaient pour ce seul motif -, l'étendard de la fidélité, de la pureté et de la fécondité qui caractérisent le véritable amour conjugal et familial.

Alors qu'approche la deuxième partie de ce Synode consacré à la famille, nous estimons en conscience de notre devoir d'exprimer au Siège apostolique les profondes angoisses qui nous saisissent à la pensée des « conclusions » qui pourraient être proposées à cette occasion, si par grand malheur elles devaient constituer une nouvelle attaque contre la sainteté du mariage et de la famille, un nouvel affaiblissement du statut des couples et des foyers. Nous espérons de tout cœur, au contraire, que le Synode fera œuvre de véritable miséricorde en rappelant, pour le bien des âmes, l'intégrale doctrine salutaire concernant le mariage.

Nous avons pleinement conscience, dans le contexte actuel, que les personnes qui se trouvent engagées dans des situations matrimoniales irrégulières doivent être accueillies pastoralement, avec compassion, afin de leur montrer le visage très miséricordieux du Dieu d'amour que fait connaître l'Église.

Cependant la loi de Dieu, expression de son éternelle charité pour les hommes, constitue par elle-même la souveraine miséricorde pour tous les temps, toutes les personnes et toutes les situations. Nous prions donc pour que la vérité évangélique du mariage, que devrait proclamer le Synode, ne soit pas contournée en pratique par de multiples « exceptions pastorales » qui en dénatureraient le sens véritable, ou par une nouvelle législation qui en abolirait quasi infailliblement la portée réelle. Sur ce point, nous ne pouvons vous dissimuler que les récentes dispositions canoniques du Motu proprio Mitis iudex Dominus Iesus, facilitant des déclarations de nullité accélérées, ouvriront la porte de facto à une procédure de « divorce catholique » qui ne dit pas son nom, en dépit des rappels sur l'indissolubilité du mariage qui l'accompagnent. Ces dispositions suivent l'évolution des mœurs contemporaines, sans chercher à les rectifier selon la loi divine ; comment, dès lors, ne pas être bouleversé par le sort des enfants nés de ces mariages annulés de façon expéditive, qui seront les tristes victimes de la « culture du rebut » ?

Au XVIe siècle, le pape Clément VII refusa à Henri VIII d'Angleterre le divorce que celui-ci réclamait. Face à la menace du schisme anglican, le pape maintint, contre toutes les pressions, l'enseignement intangible du Christ et de son Église sur l'indissolubilité du mariage. Verra-t-on sa décision maintenant désavouée en une « repentance canonique » ?

De nos jours, partout dans le monde, de nombreuses familles se sont mobilisées courageusement contre les lois civiles qui sapent la famille naturelle et chrétienne, et encouragent publiquement des comportements infâmes, contraires à la morale la plus élémentaire. L'Église peut-elle abandonner ceux qui, parfois à leur propre détriment, et toujours sous les moqueries et les quolibets, mènent ce combat nécessaire mais difficile ? Cela constituerait un contre-témoignage désastreux, et serait source pour ces personnes de dégoût et de découragement. Les hommes d'Église, au contraire, de par leur mission même, doivent leur apporter un soutien clair et motivé.

Très Saint Père,

Pour l'honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour la consolation de l'Église et de tous les fidèles catholiques, pour le bien de la société et de l'humanité tout entière, en cette heure cruciale, nous vous supplions donc de faire retentir dans le monde une parole de vérité, de clarté et de fermeté, en défense du mariage chrétien et même simplement humain, en soutien de son fondement, à savoir la différence et la complémentarité des sexes, en appui de son unicité et de son indissolubilité. Nous vous supplions filialement de faire retentir une parole accompagnée de mesures efficaces, montrant votre soutien en acte à la famille catholique.

Nous confions cette humble supplique au patronage de saint Jean-Baptiste, qui connut le martyre pour avoir défendu publiquement, contre une autorité civile compromise par un « remariage » scandaleux, la sainteté et l'unicité du mariage ; suppliant le Précurseur de donner à Votre Sainteté le courage de rappeler à la face du monde la vraie doctrine concernant le mariage naturel et chrétien.

En la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre 2015
+Bernard FELLAY
Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X

Petition to the Holy Father
Supplica al Santo Padre
Inständiges Bittgesuch an den Heiligen Vater
Súplica al Santo Padre
Usilna prośba do Ojca Świętego

HOMÉLIE DE S. GRÉGOIRE LE GRAND Les noms des anges



Il faut savoir que le nom d’anges désigne leur fonction, et non leur nature. Car ces esprits bienheureux de la patrie céleste sont bien toujours des esprits, mais on ne peut les appeler toujours des « anges », parce qu’ils ne sont des anges que lorsqu’ils portent un message. On appelle « anges » ceux qui portent les messages moins importants, et « archanges » ceux qui annoncent les plus grands événements.

C’est pourquoi l’archange Gabriel fut envoyé à la Vierge Marie, et non pas un ange quelconque : pour ce ministère, il s’imposait d’envoyer un ange du plus haut rang annoncer le plus haut de tous les événements.

En outre, certains d’entre eux sont désignés par un nom propre, afin de signifier par les mots la nature de leur action. En effet, ce n’est pas dans la sainte cité, où la vision de Dieu tout-puissant confère une connaissance parfaite, qu’ils reçoivent leurs noms particuliers, comme si, sans l’aide de ces noms, on n’avait pas pu connaître leurs personnes. C’est lorsqu’ils viennent vers nous pour exercer un ministère qu’ils reçoivent chez nous des noms tirés de leur fonction. C’est ainsi que Michel veut dire « Qui est comme Dieu ? », Gabriel : « Force de Dieu ». Raphaël : « Dieu guérit ».

Chaque fois qu’il est besoin d’un déploiement de force extraordinaire, c’est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu’il appartient à Dieu seul de faire. L’antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J’escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j’érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l’Apocalypse nous dit qu’à la fin du monde, lorsqu’il sera laissé à sa propre force, avant d’être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l’archange Michel : Il y eut un combat contre l’archange Michel.

À la Vierge Marie, c’est Gabriel qui est envoyé, dont le nom signifie « Force de Dieu » : ne venait-il pas annoncer celui qui voulut se manifester dans une humble condition pour triompher des puissances démoniaques ? C’est donc par la « force de Dieu » qu’il devait être annoncé, celui qui venait comme le Dieu des armées, le vaillant des combats.

Raphaël, comme nous l’avons dit, se traduit : « Dieu guérit ». En effet, il délivra des ténèbres les yeux de Tobie lorsqu’il les toucha comme pour remplir l’office de soignant. Celui qui fut envoyé pour soigner est bien digne d’être appelé « Dieu guérit ».

De las homilías de san Gregorio Magno, papa, sobre los evangelios (Homilía 34, 8-9: PL 76,1250-1251) EL NOMBRE DE «ÁNGEL» DESIGNA LA FUNCIÓN, NO EL SER


Hay que saber que el nombre de "ángel", designa la función, no el ser del que lo lleva. En efecto, aquellos santos espíritus de la patria celestial son siempre espíritus, pero no siempre pueden ser llamados ángeles, ya que solamente lo son cuando ejercen su oficio de mensajeros. Los que transmiten mensajes de menor importancia se llaman ángeles, los que anuncian cosas de gran trascendencia se llaman arcángeles.
Por esto, a la Virgen María no le fue enviado un ángel cualquiera, sino el arcángel Gabriel, ya que un mensaje de tal trascendencia requería que fuese transmitido por un ángel de la máxima categoría.
Por la misma razón, se les atribuyen también nombres personales, que designan cuál es su actuación propia. Porque en aquella ciudad santa, allí donde la visión del Dios omnipotente da un conocimiento perfecto de todo, no son necesarios estos nombres propios para conocer a las personas, pero sí lo son para nosotros, ya que a través de estos nombres conocemos cuál es la misión específica para la cual nos son enviados. Y; así, Miguel significa: "¿Quién como Dios?, Gabriel significa: Fortaleza de Dios" y Rafael significa: "Medicina de Dios. Por esto, cuando se trata de alguna misión que requiere un poder especial, es enviado Miguel, dando a entender por su actuación y por su nombre que nadie puede hacer lo que sólo Dios puede hacer. De ahí que aquel antiguo enemigo, que por su soberbia pretendió igualarse a Dios, diciendo: Escalaré los cielos, por encima de los astros divinos levantaré mi trono, me igualaré al Altísimo, nos es mostrado luchando contra el arcángel Miguel, cuando, al fin del mundo, será desposeído de su poder y destinado al extremo suplicio, como nos lo presenta Juan: Se trabó una batalla con el arcángel Miguel. A María le fue enviado Gabriel, cuyo nombre significa: "Fortaleza de Dios", porque venía a anunciar a aquel que, a pesar de su apariencia humilde, había de reducir a los Principados y Potestades. Era, pues, natural que aquel que es la fortaleza de Dios anunciara la venida del que es el Señor de los ejércitos y héroe en las batallas. Rafael significa, como dijimos: "Medicina de Dios"; este nombre le viene del hecho de haber curado a Tobías, cuando, tocándole los ojos con sus manos, lo libró de las tinieblas de su ceguera. Si, pues, había sido enviado a curar, con razón es llamado "Medicina de Dios".

From a homily on the Gospels by Saint Gregory the Great, pope (Hom. 34, 8-9: PL 76, 1250-1251) The word “angel” denotes a function rather than a nature



You should be aware that the word “angel” denotes a function rather than a nature. Those holy spirits of heaven have indeed always been spirits. They can only be called angels when they deliver some message. Moreover, those who deliver messages of lesser importance are called angels; and those who proclaim messages of supreme importance are called archangels.

And so it was that not merely an angel but the archangel Gabriel was sent to the Virgin Mary. It was only fitting that the highest angel should come to announce the greatest of all messages.

Some angels are given proper names to denote the service they are empowered to perform. In that holy city, where perfect knowledge flows from the vision of almighty God, those who have no names may easily be known. But personal names are assigned to some, not because they could not be known without them, but rather to denote their ministry when they came among us. Thus, Michael means “Who is like God”; Gabriel is “The Strength of God”; and Raphael is “God’s Remedy.”

Whenever some act of wondrous power must be performed, Michael is sent, so that his action and his name may make it clear that no one can do what God does by his superior power. So also our ancient foe desired in his pride to be like God, saying: I will ascend into heaven; I will exalt my throne above the stars of heaven; I will be like the Most High. He will be allowed to remain in power until the end of the world when he will be destroyed in the final punishment. Then, he will fight with the archangel Michael, as we are told by John: A battle was fought with Michael the archangel.

So too Gabriel, who is called God’s strength, was sent to Mary. He came to announce the One who appeared as a humble man to quell the cosmic powers. Thus God’s strength announced the coming of the Lord of the heavenly powers, mighty in battle.

Raphael means, as I have said, God’s remedy, for when he touched Tobit’s eyes in order to cure him, he banished the darkness of his blindness. Thus, since he is to heal, he is rightly called God’s remedy.

من مواعظ القديس غريغوريوس الكبير البابا في الأناجيل (العظة 34، 8- 9: PL 76، 1250- 1251) لفظة الملاك تدل على وظيفته لا على طبيعته



يجبُ أن نَعرِفَ أنَّ لفظةَ الملاكِ تدُلُّ على الوظيفةِ لا على الطَّبيعةِ، (لأنَّ لفظةَ الملاكِ تعني "المُرسَلُ"). لأنَّ هذه الأرواحَ القدِّيسةَ في الوطنِ السَّماويِّ هي دائمًا أرواحٌ، ولكنْ لا يمكنُنا أن نسمِّيَهم دائمًا ملائكة، لأنهَّم ملائكةٌ فقط عندَما يُرسَلون لحملِ بشارةٍ ما. والذين يبشِّرون بأمورٍ صغيرةٍ يُسَمَّوْن ملائكةً، والذين يبشِّرون بأمورٍ كبيرةٍ يُسَمَّوْن رؤساءَ الملائكةِ.
لم يُرسَلْ إلى مريَمَ العذراءِ أيٌّ من الملائكةِ، بل أُرسِلَ جبرائيلُ رئيسُ الملائكةِ. وكانَ من اللائقِ في هذه الحالِ أن يُرسَلَ أكبرُ الملائكةِ للبشارةِ بأعظمِ حدَثٍ في العالمِ.
ويُعرَفُ بعضُهم أحيانًا بأسماءَ خاصّةٍ ليُبَيَّنَ بهذه الأسماءِ العملُ الذي يقومون به. وليسوا بحاجةٍ إلى هذه الأسماءِ الخاصَّةِ في المدينةِ المقدَّسةِ، أي في السَّماءِ وكأنَّهم لا يُعرَفون من دونِ هذه الأسماءِ، فالعِلمُ في السَّماءِ كاملٌ بمشاهدةِ اللهِ القديرِ. ولكنَّهم يُسَمَّوْن عندما يُرسَلون إلينا في مهمَّةٍ ما. فيتَّخذون الاسمَ بحسب المهمَّةِ. ميخائيل يَعني "مَن مِثلُ الله"، وجبرائيل "قوَّةُ الله" ورفائيل "شفاءُ الله".
حيث تكونُ الحاجةُ إلى إظهارِ القوّةِ يُرسَلُ ميخائيل. فيُعرَفُ مِن اسمِه ومِن عملِه أنَّه لا أحدَ يقدرُ أن يعملَ ما يقدرُ أن يعملَه اللهُ وحدَه. ومن ثَمَّ فإنَّ العدُوَّ القديمَ الذي أرادَ أن يكونَ بكبريائِه مثلَ اللهِ قالَ: "إنِّي أَصعَدُ إلَى السَّمَاءِ، أرفَعُ عَرشِي فَوقَ كَوَاكِبِ السَّماء، وَأكُونُ شَبِيهًا بِالعَلِيِّ" (أشعيا 14: 13- 14)، في نهايةِ العالمِ سوف يُترَكُ بقوَّتِه، حتى يَهلِكَ في العذابِ الأخيرِ، ويُقالُ إنَّه سيُقاتِلُ رئيسَ الملائكةِ ميخائيل، كما قالَ يوحنا: "نَشَبَتْ حربٌ في السَّماءِ، مع ميخائيلَ رئيسِ الملائكةِ" (ر. رؤيا 12: 7).
رئيسُ الملائكةِ جبرائيل أُرسِلَ إلى مريَمَ العذراءِ، واسمُه "قوَّةُ الله": أُرسِلَ ليبشِّرَ بمجيءِ من تنازلَ أن يَظهرَ وضِيعًا ليقاتِلَ قِوى الشرِّ. فمِن الطبيعيِّ أن يبشِّرَ "قوَّةُ الله" بمجيءِ ربِّ القوَّاتِ القديرِ في القتالِ.
ومعنى رفائيل كما قُلْنا "شفاءُ الله". لأنَّه لمـَسَ عينَيْ طوبيا وقد أُرسِلَ لشفائِه، فأزالَ عن عينَيْه ظلامَ العَمى. فمَن يُرسَلُ للشفاءِ من اللائقِ أن يُدعَى "شفاءَ الله".

Cardinal Danneels admits being part of clerical ‘Mafia’ that plotted Francis’ election | News | LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/cardinal-danneels-admits-being-part-of-clerical-mafia-that-plotted-francis?utm_source=LifePetitions+petition+signers&utm_campaign=b17efa196b-Catholic_LifePetitions_update9_28_2015&utm_medium=email&utm_term=0_c5c75ce940-b17efa196b-397745629

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon » ( Ap 12, 7-12a )


Lecture de l'Apocalypse de saint Jean

Il y eut un combat dans le ciel :
Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.
Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges,
    mais il ne fut pas le plus fort ;
pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
    Oui, il fut rejeté, le grand Dragon,
le Serpent des origines,
celui qu'on nomme Diable et Satan,
le séducteur du monde entier.
Il fut jeté sur la terre,
et ses anges furent jetés avec lui.
    Alors j'entendis dans le ciel une voix forte,
qui proclamait :
« Maintenant voici le salut,
la puissance et le règne de notre Dieu,
voici le pouvoir de son Christ !
Car il est rejeté, l'accusateur de nos frères,
lui qui les accusait, jour et nuit,
    devant notre Dieu.
    Eux-mêmes l'ont vaincu par le sang de l'Agneau,
par la parole dont ils furent les témoins ;
détachés de leur propre vie,
ils sont allés jusqu'à mourir.
    Cieux, soyez donc dans la joie,
et vous qui avez aux cieux votre demeure ! »


    – Parole du Seigneur.

Psaume : ( Ps 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 4-5 )


R/

Je chanterai le Seigneur, en présence des anges.

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
« Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Evangile : « Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme » ( Jn 1, 47-51 )


Acclamation :

Alléluia. Alléluia.
Tous les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur :
à lui, haute gloire, louange éternelle !
Alléluia.

(Dn 3, 58)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui,
il déclara à son sujet :
« Voici vraiment un Israélite :
il n'y a pas de ruse en lui. »
    Nathanaël lui demande :
« D'où me connais-tu ? »
Jésus lui répond :
« Avant que Philippe t'appelle,
quand tu étais sous le figuier,
je t'ai vu. »
    Nathanaël lui dit :
« Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu !
C'est toi le roi d'Israël ! »
    Jésus reprend :
« Je te dis que je t'ai vu sous le figuier,
et c'est pour cela que tu crois !
Tu verras des choses plus grandes encore. »
    Et il ajoute :
« Amen, amen, je vous le dis :
vous verrez le ciel ouvert,
et les anges de Dieu monter et descendre
au-dessus du Fils de l'homme. »


     – Acclamons la Parole de Dieu.

29 septembre 2015
,
blanc Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphaël, Archanges
Fête

 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones


lundi 28 septembre 2015

RORATE CÆLI: EXCLUSIVE: CARD. MÜLLER'S pre-Synod presentation of Card. Sarah's book in Germany - Liturgy, Grace, Marriage, and the New Danger of Schism

RORATE CÆLI: EXCLUSIVE: CARD. MÜLLER'S pre-Synod presentation of Card. Sarah's book in Germany - Liturgy, Grace, Marriage, and the New Danger of Schism
In his September 1, 2015, lecture, Müller, the Prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, in the presence of Sarah, Prefect of the Congregation for Divine Worship, had much more to say - a strong lesson on how true, actual poverty (as exemplified by the life and strong and orthodox beliefs of Cardinal Sarah) is translated into "full apostolic candor and zeal", not in a false doctrine that bends to the whim of the current preference of the post-modern European. That will not do.

God or Nothing

Thoughts Concerning the Book by Cardinal Robert Sarah

by Cardinal Gerhard Müller


First of all, I would like to thank Cardinal Robert Sarah for his witness to the Faith, which he presents with his book Dieu ou rien. Entretien sur la foi, which has been published just this year. At the same time, I congratulate the German-speaking world that is able now to get to know in their own language the richness of thought of a great theologian and spiritual man.

[…]


In ten circles of questions, the Cardinal reflects theologically and spiritually upon the situation of the Catholic Church in the world of today and offers not only a diagnosis, but also a therapy for the postmodern man who has no orientation any more: that is to say, the Faith in Jesus Christ, the Son of God and Redeemer of the whole world. […]

In the liturgy, the Faith expresses itself as an immediate response to the Triune God Who reveals Himself to each person in His Incarnate Word, in His Son Jesus Christ, and Who means Himself to be seen as the Way, the Truth, and the Life. […] It is not about an external staging of rites and symbols in which man plays with himself, turns around himself, honors and adores himself – but still without crossing over into the true transcendence of God. In the liturgy, there happens the elevation of man through Grace. Because it is the opposite of an egotistical trip full of self-pity; the liturgy means to elevate one's heart to God, Whom alone deserves adoration and glorification; it is not like in a Pagan cult and myth where man flatters the gods in a servile manner, or revolts against them in a Promethean way, but it is, rather, as in Christ, where God and man encounter each other. That is how Christians worship God. "The Glory of God lives in man (who lives in Grace), but man lives in the vision of God." That is how Saint Irenaeus of Lyon put it in the 2nd century (Adv. Haer. IV, 20, 7: Gloria enim Dei vivens homo, vita autem hominis visio Dei). The Triune God is adored, glorified, and loved, He Who Himself Assumed our flesh and Who in Jesus Christ in His truly human nature, in His human history, in His sacrificial death for us on the Cross and in His real Resurrection from the dead overcame death and the separation from God. This is the same Jesus Christ Who as the Exalted Lord meets us historically, bodily, and communally, in the Church and in Her Sacraments realistically from person to person. […]


In the age of the creeping or noisy de-Christianization of the Global Society, the true understanding of the liturgy and of its dignified celebration becomes a crucial question of survival for Christianity in the world of today and tomorrow. In order to be able to fulfill this task, one needs more than a professional knowledge of the art of the liturgy in the stricter sense. The intellectual horizon of a Cardinal Prefect of the Congregation for Divine Worship has to have permeated intellectually the philosophical, fundamentally theological, the dogmatic and cultural, as well as political preconditions and conditions of being a Christian in modern and postmodern times. Only a deep and thorough diagnosis of the spiritual and cultural structure of the globalized world can also lead to the development of a therapy which overcomes the Nihilism – as the common denominator of all expectations and yearnings of a world without God – and thus can make the Faith in God as the reason and purpose for man to shine anew. The liturgical incapacity of the modern man – of which Romano Guardini already spoke in 1948 at the Katholikentag in Mainz – and the "crisis of the sacramental idea" in a conscience which is reduced only to the aspect of immanence (as observed by Joseph Ratzinger), both have their roots in the monistic system of a naturalism which denies the transcendental dependency of man – both in spirit and in freedom – upon the Mystery of God. Consequently, this naturalism limits man one-dimensionally and intra-worldly and it is not capable of seeing man as a listener of the word that points to a supernatural Revelation of God in the world, in history and in the spirit of man. […]


Man is oriented toward the absolute. Only where God is above and in man, there is truth in freedom and justice in love. Where man tries to take power over the absolute, he turns himself into an idol who, with the help of the clench for a totalitarian dominance, brings man sternly into line and thus enslaves him by means of a political exercise of power which makes use of the media. […]


When Cardinal Sarah was in his youth, he also got to know and to love the Holy Mass as a community with Jesus in love and truth. Missionary Work and the Cross, but also especially the Liturgy, are the sources of the spiritual existence of Cardinal Sarah. If I assist at the Holy Mass with Faith and the due deep reverence before God, then Jesus takes me with my whole life, work, worries and suffering into His sacrifice on the Cross, in which He gave Himself for the Father for the sake of the salvation of the world, so that we can live in God, from God, and for God now and for ever. The sacramental Communion leads us into spiritual communion with Christ, if we are in the state of Sanctifying Grace – in the Baptismal Grace which we either have preserved in life or have gained back with the help of the Sacrament of Penance – and if we receive it with the love for God above all and with the love for our neighbor as for ourselves. This communion is a unity with Jesus Christ in His true humanity and divinity. […]


Celibacy is only understood by spiritual people. To the sophisticated and secular man, it appears to be a relic of an age in which the faithful relied completely on God. The current hedonism considers celibacy to be the object of hate per se. Consequently, it is misinterpreted, under suspicion, and ridiculed by those who are only able to assess the Catholic priesthood in the worldly categories of a cult official or a social worker (who, at times, wears strange clothes) or a life coach.


Finally, his parents experienced how their son became a pastor, a professor of theology, and, with 33 years of age, the archbishop of the capital [of Guinea]. They feared daily for his life, he who often was threatened with death and who so courageously gave witness to the love, humility and mercy of Jesus in the face of the powers of this world. That is Christian identity: to know that from the Cross flows the true freedom, the true happiness of man and his eternal salvation. […]


The Church worldwide is the only defender of the poor. Her goal is not the adaptation of Africa to the sophisticated, nihilistic, and cynical way of life of a Europe and a North America that have distanced themselves from the Faith. Social help is not all about helping the poor to become millionaires in order that they may discover that money is the purpose of life and then thereby lose the treasury in heaven which will not – unlike all the riches of the world – be destroyed by rust and moths. It is, rather, about a life in all dignity and about not depriving the poor of the richness of Grace and of the Mercy of God. […] Whoever does not recognize the hunger of man for God, leaves him in his worst misery. Some Catholic charitable organizations are today even embarrassed to speak about God. They want to limit themselves to purely humane activities, in order to avoid the reproach of proselytism. […]


One can counter the thoughtless and banal reproach that the hope in God paralyzes the engagement on earth, and countered it with a reference to famous and lesser known Saints who lived in an exemplary way the unity of love of God and neighbor, of orientation toward God and responsibility for the sake of the world. The Cardinal names Damian de Veuster, who sacrificed his life for the lepers on an island in the South Sea, as well as Mother Teresa who was present to the poor of Calcutta. At the end, the review of the ideologues who seek to establish an empire of merely earthly welfare – in contradistinction to the Faith in God – turns out not only to be sobering, but also to be shattering, even if one would only but limit oneself to consider the 20th century. Who, specifically, is astonished about the indifference among Western politicians and public opinion leaders concerning the immense cruelties against the Christians of Africa and of the Near East, when, after all, their overall goal is the de-Christianization of Europe and of the whole world? In the eyes of the enemies of the Church, are the human rights, after all, to be separated or split up? […]


The idea of a supposed equality between the religions and the Self-Revelation of God in Christ proves to be a product of Western relativism which denies the possibility of a supernatural Revelation. […]


Cardinal Sarah has lived during the whole crisis of the Church which showed itself after the [Second Vatican] Council – and he has accompanied it in a biographically and intellectually alert and spiritually compassionate way. He knows that it is not the authentic teaching of the Second Vatican Council which is responsible for it, but the ideological and political instrumentalization of the so-called "spirit of the Council," which is, however, a spirit of progressivist ideologies. Within the frame of Modernist schemes of development, Revelation and the Dogmas of the Church are merely historically conditioned transitional stages at the end of which stands the self-divinization of man. The Revelation in Christ and its heretofore history would only be a preparatory stage for an understanding of God, world and Church in which man himself is subject and object of the Revelation at the same time. That is the true background for the thesis according to which the "life realities" are the true source of Revelation, while Holy Scripture and Holy Tradition are being reduced to mere preliminary historical stages which are being removed by the higher position of the absolute spirit which unfolds and comes to itself in man. The depositum fidei (1 Tim: 6-20) – the whole truth of the Revelation which the Church and especially the Magisterium of the pope and of the bishops have to preserve faithfully – is then replaced with the opinion of the majority, as further organized by the media, in which, supposedly, is to be found the sense of the faith of the people of God. In truth, there is not to be found a new revelation in the sense of the Faith of the people of God, but, rather, there is the Revelation of Salvation which was given by God in Jesus Christ "once and for all" (Heb 10:10) and which is being preserved completely and then applied to the People of today and of tomorrow. It is not about adapting Revelation to the world, but about gaining the world for God.


Instead of studying Holy Scripture and Holy Tradition, students of theology, research institutes, and survey polls concerning sexual morality only squander their time and the money which had been donated to them with the help of the Church tax payers. They are only determined and set resolutely so as to bring in line the Magisterium itself, as if the life of the Church would follow the laws of a party agenda. Most probably, the protagonists are not aware of the consequences of such theories and they downplay their position in order to put innocent souls to sleep – especially by talking about a merely pastoral approach. […]


It is, in the eyes of Cardinal Sarah, destructive for the Church when she exposes herself to the political and social media struggle for power. Instead of searching for truth which stems from the definitive Revelation in Christ, ideological movements want to turn the Church into an opponent or collaborator of Naturalism – in its Liberal, Nationalistic, or Communist versions. […]


The de-Christianization is to be promoted all the way into the anthropological roots. When man in his bodily, spiritual, and intellectual being is merely the product of an ideological construct – and thus owes his existence, not to the goodness of God, but, rather, to the arbitrary societal interests and ideological pressure groups – any morality will thereby be deprived of a foundation. The inherent moral constitution which has been written by God into the conscience of each person and which is thus part of his intellectual-moral nature – even if he does not yet even know the Ten Commandments by word (Rom 2:14, following) – is still able to say: "The good is to be be done and evil is to be avoided!"


In the program for the destruction of morality and with the atheisation of mankind, the moral code of law is turned into its opposite. The killing of a child in the mother's womb becomes a women's right; the disposal of a severely sick person or of the dying person becomes an act of mercy; the multi-billion dollar programs to promote abortion and contraception are euphemistically declared to be part of the struggle against poverty – with the further result (and intention) that the natural resources are being preserved for the rich and are not being consummated by the armies of the poor; additionally, the self-destruction by means of drugs is now an act of self-determination, and the human trafficking with women from poor countries is only lukewarmly being combated – or, even worse, trivialized as being merely caused by themselves. The multi-billion dollar sex-and-pornography industry is nothing other than an exploitation of human beings who are already being deprived of their personal dignity. It unworthily joins the ranks of the greatest of crimes against humanity.


The author shows that the gender ideology has no argumentative foundation and that it has to be seen as a consequence of the radical feminism and the purported sexual revolution of the year 1968, which did not care about the just participation of all men and women in the intellectual-cultural life, but which, rather, aimed at the destruction of the bodily-intellectual identity of human beings as man and woman.


Concerning homosexuality, which is given an disproportionate importance and weight – compared to the fateful questions of humanity – the Church alone defends the dignity of each person. The Church rejects the game with the concerned persons [homosexuals] and protects them against their instrumentalization for the sake of the ideological proof that man is not made by God, but, rather, that he is a product of societal self-and-external determination which one could thereby manipulate in a random fashion. The human dignity and the civil rights of man and woman of these persons [homosexuals] are, however, not at all part of the open debate here. By legally and socially placing the marriage of man and woman on the same foot and level with a sexual relationship between persons of the same sex, marriage in its essence as a unity of body, life, and love between a man and a woman is thus destroyed. Therefore, the foundation of the future of mankind is being altogether removed in a biological, mental and cultural way. That is the truth which shines through the nebulous wall of propaganda and agitation. The goal of the gender ideology and of radical feminism is not the recognition of the personal dignity of human beings with homosexual inclinations, but, rather, the destruction of the marriage between man and woman and thus the destruction of the family which naturally flows out of the life-long bond between man and woman as father and mother of their common children.


It is only a subtle neo-Colonialism when the Development Aid for Africa – as offered by international organizations and Gender-Ideology-States – is connected with the adaptation of this destructive ideology. "They shall rather starve to death if they do not want to expose themselves to our brain washing"; this is the shameless blackmail. The demon of European and Anglo-Saxon pride resurrects itself again when students from the poorest countries are given a dose of mainstreaming and lessons in Gleichschaltung [phasing] – funded, of course, with the help of Western tax money – so that they shall bring into line in their own homelands the Elderly who are still [purportedly] caught up in a pre-rational way of thinking, in view of their own taboos, and who are thus still untouched by the wisdom of the gender ideology.


The Church owes to the people the truth of God. She may not allow herself to be intimidated by the reproaches about her alleged undervaluing of sexuality, for example, or by getting into the dilemma of the demonization or idolization of sexuality. Many factors show the coherence of both the marital teaching and the sexual teaching of the Church which she has received from God: the substantial unity of man in spirit, soul, and body; man's orientation toward the community and the generational responsibility; and the identity as man and woman in their complementarity with respect to one another. […] When now, even from within the Church, there is a call for a new sexual morality, some people might then – while ignoring the truth of the Gospels – consider this call to be a liberating removal of burdens, a removal of pressure from family, media, the working place, and would, thus, welcome it. However, man is not helped by an old Pagan sexual teaching which is being praised anew which is based upon false anthropological premises and which contradicts in a diametrically opposed way the Commandments of God and which is, from the standpoint of Revelation, to be qualified as being heretical. Only that which is morally good and which is in accordance with God's will can lead man to happiness and salvation. Entirely apart from the fact that hedonism itself is an age-old heresy and has as its theoretical foundation only the atheistic Nihilism, one can only- in the light of such an atheistic anthropology – consider sexuality as a morally free space in which there exist merely a few external rules. However, from its essence, sexuality itself is exposed to be accountable to the moral principle of the discernment of good and evil: namely, that it has as its criterion – with the help of the unity of the person in soul and body – love and its self-giving, without reservation and without calculation or mutual instrumentalization.


We all know, says the Cardinal [Sarah], that we are sinners and that, especially in the realm of sexuality, there shows itself to be seen very clearly the weakness of man to integrate the bodiliness into the being as a person. God never refuses His forgiveness to that man who sees his misconduct and who sincerely repents his guilt, and He also gave to the Church that authority to forgive all sins in the Sacrament of Penance. The scandal does not lie in the fact that the Sixth Commandment has been violated – and still is again and again violated. The real scandal would be – and it would be the apostasy of the Church from God – if the Church would not anymore name the differences between good and evil; or if she – in a shameful way – would even declare that to be good which God declares to be a sin; or if one would even refer to God with pious words in order to justify the sin, instead of the sinner.



A Message from Africa for Catholic Germany


The book of Cardinal Sarah in its German translation makes a hit into the Catholic Church of this language region where the crisis of the Faith is very palpable: empty Churches; empty confessionals; barely any priestly candidates; one monastery after another closes; the knowledge of the Faith is at its lowest level; and Protestants and Catholics together have lost in the year 2014 a half a million Christians, who had become children of God through Baptism and who have now publicly turned their backs on the Church of Jesus Christ. Often, I am asked whence the establishment of the so-called "German Church" takes the claim to be the leader of the Universal Church– in the face of so many symptoms in the German Church of dramatic decline, especially concerning the questions of sexual morality and of the Church's teaching on Marriage. If one pours old wine into new skins, the skins could burst and destroy the new wine. Along with the causes of the crisis of Faith in Europe, one could easily also export its consequences to Africa. One should once try it the other way around: Let not the Europeans, with condescension, puff themselves up as the teachers of the Africans. Instead of offering to the young, growing Church [in Africa] a self-secularization as the model and answer to the crisis of Faith, we should import into our country [Germany] the spiritual richness and the strength of the Faith of others. Only in this way, can the Catholic Church survive in Europe and also revive the spiritually dead back to a life in the Faith. We can learn from the young Churches, and we should stop privately rejoicing in the fact that, wherever there are human beings, there are also some frictions and even defects. We should not promise others that it will turn out to be with them the same way as it is with us – as if the de-Christianization is a natural process that cannot be halted. No! With the Faith, one can move mountains.


Only a sustainable new Evangelization with a full apostolic candor and zeal will be able to oppose the stale flattening out of Christianity in Germany; but, instead, one declares – being blinded about the Church's real problems – that our giving Holy Communion to civilly married people who still have a valid and binding sacramental marriage; and that our recognition of homosexual relationships should purportedly be central themes of the Church's pastoral care for the future. And the activities are astonishing. One tries, by all means – i.e., with the help of exegesis, history, dogmatic history, and with reference to psychology and sociology – to de-construct and relativize the CatholicChurch's teaching on marriage which comes from the teaching of Jesus Himself, and to attempt this only in order that the Church should appear to be conforming with society. Whoever remains faithful to the teaching of the Church is attacked by the media, and even defamed as an opponent of the pope, as if the pope and all the bishops in union with him were not loyal witnesses of the revealed truth which has been entrusted to them so that the truth does not run the risk of being leveled down by men to a human measure and standard.


In this climate of an effective German claim to leadership in the Universal Church, it can also happen at times that, writing in a tabloid, a lay functionary or a professor even gives forth some instruction to the Prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith concerning questions about the Catholic notion of Revelation. However, in the face of the destruction of the Christian image of man, Apostolic candor and faithful self-confidence should be used in our bearing witness to the truth of the Gospels, rather than our squandering our energies with internal struggles for prestige within the Church, or by our showing off to our claimed independence from "Rome."


The [Second Vatican] Council says clearly that Revelation is to be found in Holy Scripture and in Sacred Tradition and that it is to be interpreted faithfully by the Magisterium. But popes and bishops do not receive a new public revelation which transcends the depositum fidei (Lumen gentium 25). The development of doctrine refers to our deeper understanding and it cannot be turned against itself in a dialectical manner, and in order to find a putative higher unity (Dei verbum).


The valid and sacramental marriage is either indissoluble or dissoluble. There is not third option. In view of so much talk about dialogue and its long processes, one cannot overlook in reality an ideological constrictedness or crampness. The goal of such an ideology is to enforce at least a change of practice, even if it damages truth and the unity of the Church. According to this attitude, one may, for a while, preserve the teaching as a theory, in order to calm down and tranquilize Catholics in Asia and in Africa who are intellectually and emotionally "not yet ready" – while at the same time, in the pastoral care, the God-given sacramental order is de facto rescinded. The contradiction is also being carried directly into God Himself Who, on one side – and as a good Creator and merciful Redeemer – has established Grace and the indissolubility of marriage; but, Who, on the other side – being shocked about their unendurable consequences – now suspends His own Commandments. This collusion between mercy and justice in His Being thereby even forces Him to suspend the irrevocable grace of the Sacrament of Marriage in order to be able to permit additional marriages during the lifetime of the legitimate sacramental spouse – and this is done in full contradiction to Jesus Himself Who said that the very "hardness of hearts" of the Pharisees was responsible for the Mosaic allowance of divorce and remarriage.


Concerning the separation of teaching and practice of the Faith, we in Germany should especially be very cautious and we should not forget the lessons of the Church's history. The selling of indulgences became, in the fateful year 1517, the cause for the Protestant Reformation and for the unintended schism in Western Christianity. It is not that the teaching of Johann Tetzel about the remission of the temporal punishment [i.e., indulgences] was wrong – as we know today – but, it was, rather, wrong because that doctrine was ignored in practice and also because there were some false appearances made. The teachers of the Faith may not give the people the false impression that their salvation is secure – and just because these teachers themselves are fearful of being at all provocative. And the original protest of Luther himself against the negligence of the shepherds of the Church was justified, because one may not play with the salvation of souls, even if the purpose of the deception would be to bring about a good deed. Likewise today, we may not deceive the people, when it comes to the sacramentality of marriage, its indissolubility, its openness toward the child, and the fundamental complementarity of the two sexes. Pastoral case must keep in view the eternal salvation, and it should not try to be superficially pleasing according to the wishes of the people.


And nobody can deny that the way to the Resurrection leads to the Cross and that also each Christian has to take up his Cross daily in marriage and family, in the priesthood and in the religious orders. Jesus did not promise His disciples a comfortable life according to the fashions of the time, but He gave us the promise: "Be loyal unto death, then I will give to you the wreath of life" (Revelation 2:10).


We agree that those Christians who are sacramentally married, and who have still yet entered into a civil marriage that is not approved by the Church, need, indeed, the special care of the Church. This applies also because of the children involved who are often put into a conflict between their love for their parents and their knowledge about the Commandments of God and the teaching of the Church. But the full reconciliation with the Church in the Sacrament of Penance and in the Sacrament of the Holy Eucharist cannot replace the steep path to the goal, but, rather, can only be the goal of the path which leads to a theological clarification of the status of a sacramental marriage. The sacramental truth about a marriage must not be ignored. That is a reality established by God to which the factual situations of men have to orient themselves; and not the other way around. Man cannot make himself the standard for God in His order of Creation and Redemption.


I thank Cardinal Sarah for his courage not to withhold from all Catholics in Africa and in Europe the truth of the Catholic Faith and its consequences for pastoral care – and not to not cut in half the truth for the sake of a compromise. I cannot believe only half-way in the Divinity of Christ or only say "Lord, Lord," without doing the Will of God in heaven (Mt. 7:21). In the face of God, there is either all or nothing. With God, we have everything, without Him, we are nothing. This is the leading thought of the book by Cardinal Sarah, in which he deals with the most important themes of Christianity in the Postmodern times. My thoughts about it were not intended to replace the close reading of the book itself, but they are only meant to be an invitation to do that.