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mardi 30 juin 2015

Veillée de prières pour l'Abbé Coëffet




Chers amis,

Alors que notre cher abbé Coëffet, Aumônier Général de notre Association, achève son 8ème mois à l'hôpital, et que son état suscite toujours la plus grande inquiétude, nous vous signalons une veillée de prière à son intention avant la trêve estivale, afin qu'il reçoive les grâces et la consolation nécessaires pour affronter encore et toujours son combat contre la maladie.

Pour les pèlerins résidant en région parisienne, nous les invitons à assister à

La veillée de prière, pendant laquelle le Saint Sacrement sera exposé,

en présence de l'abbé Vianney Le Roux,

mercredi 1er juillet de 20h30 à 22h

Chapelle de l'Immaculée Conception (8 bis rue Mgr Gibier), à Versailles

 

Pour ceux qui ne pourraient se rendre à l'Immaculée Conception à Versailles, nous vous invitons à vous unir par la prière sous forme d'une neuvaine (un Pater, trois Ave, un Gloria et la prière au Petit Enfant Jésus de Prague), afin de demander la guérison de notre Aumônier.

Prière pour « la guérison d'un Malade » à l'enfant Jésus de Prague

« Ô Jésus Enfant, Maître de la vie et de la mort, bien qu'indigne et pauvre pêcheur, je me prosterne devant Vous pour implorer la guérison de l'abbé Coëffet qui nous tient tant à cœur. Celui pour qui nous prions, souffre terriblement ; dans sa douleur, il n'a pas d'autre issue que Vous qui êtes Tout-Puissant; en Vous, il met tout son espoir. Soulagez, Ô Médecin du Ciel, ses peines, délivrez-le de ses souffrances et donnez-lui une santé parfaite, si cela est conforme à Votre Volonté et pour le bien de son âme. Ainsi soit-il. »

 

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous!
L'association Notre-Dame de Chrétienté


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Notre-Dame de Chrétienté - 191 avenue du Général Leclerc 78220 Viroflay - Tél: 01.39.07.27.00


Martes de la decimotercera semana del tiempo ordinario

San Cirilo de Jerusalén (313-350), obispo de Jerusalén, doctor de la Iglesia 
Catequesis bautismales, nº 10 

«¿Quién es éste?»

     Si alguno quiere honorar a Dios, que se prosterne ante su Hijo. Sin esta condición, el Padre no acepta ser adorado. Desde lo más alto del cielo el Padre ha pronunciado estas palabras para ser escuchadas: «Este es mi Hijo, el amado, mi predilecto». El Padre encuentra todo su gozo en el Hijo; si tú no encuentras también en él todo tu gozo, no tendrás vida... Después de haber reconocido que hay un solo Dios, reconoce también que hay un Hijo único de Dios; cree en «un sólo Señor Jesucristo» (Credo). Decimos «un sólo» porque sólo El es Hijo, aunque tenga diversos nombres... 


    «Se le llama Cristo» [es decir, el Ungido], un Cristo que no ha recibido su unción de manos humanas sino que ha sido ungido desde toda la eternidad por el Padre para ejercer, en favor de los hombres, su sacerdocio supremo... Se le llama «Hijo del hombre», no porque su origen sea terreno, como cada uno de nosotros, sino porque ha de venir sobre las nubes a juzgar a vivos y muertos. Se le llama «Señor», no abusivamente como los señores humanos, sino porque su señorío le pertenece por naturaleza desde toda la eternidad. Muy a propósito se le llama «Jesús» [es decir «el Señor salva»], porque salva curando. Se le llama «Hijo», no porque haya sido elevado a este título por una adopción, sino porque ha sido engendrado según su naturaleza. 


    Hay todavía muchas otras formas de llamar a nuestro Salvador... Según el interés de cada uno, Cristo se muestra bajo diversos aspectos. Para los que necesitan gozo, se hace «vid»; para los que han de entrar, es «la puerta»; para los que quieren orarle, es entonces «Gran Sacerdote» y «Mediador». Para los pecadores, se hace «cordero» para ser inmolado por ellos. Se hace «todo a todos» conservando lo que es por naturaleza. 

Actualité de la chute de Byzance - Renaissance Catholique

Actualité de la chute de Byzance - Renaissance Catholique

Le 29 mai 1453, après plus d'un mois de siège, les troupes ottomanes du sultan Mehmet II investissaient Byzance. S'il est faux que les Byzantins aient alors été occupés à discuter du sexe des anges, il est vrai que la ville était alors violemment divisée entre partisans et adversaires de la réconciliation avec le Saint-Siège, solennellement célébrée le 12 décembre 1452 en la basilique Sainte-Sophie. Aucune puissance occidentale, malgré l'appel du pape Eugène IV, ne vint au secours de l'empereur Constantin Dragasces même si des marins vénitiens et génois se joignirent aux Grecs à titre individuel. Venise et Gênes souhaitaient préserver leurs trafics marchands en Orient et de bonnes relations avec les musulmans, Égyptiens et Turcs.

La chute de Byzance

La ville prise, il se fit «  un grand carnage de chrétiens. Le sang coulait sur la terre comme s'il en pleuvait et formait de vrais ruisseaux » (Journal de messire Barbaro). Un nombre incalculable de manuscrits grecs et latins fut détruit. Les religieuses, violées par les équipages des galères, étaient vendues aux enchères. Cinquante ou soixante mille esclaves furent emmenés au loin. Pas une femme n'échappa indemne à la fureur de ces «  brutes effrénées » selon le témoignage de Critobule d'Imbros (Journal de Mehmet II).

Le nouveau califat

Cette histoire se renouvelle aujourd'hui aux confins de l'Irak et de la Syrie. Le monde occidental s'étonne et se scandalise devant la prise de Palmyre, les massacres des «  infidèles », la réduction des femmes chrétiennes ou yézidies à l'état d'esclaves sexuelles. Tout cela est cependant parfaitement conforme à la lettre du Coran et aux usages du califat dont l'État Islamique aspire à restaurer la grandeur et la puissance. Les gisements pétroliers jouent le rôle que tenait jadis la Route de la soie. L'Arabie saoudite, qui n'est somme toute qu'un Dae'ch qui a réussi, monnaye ainsi le silence des puissances occidentales pendant que la Turquie, membre de l'OTAN et allié fidèle des États-Unis, soutient activement la rébellion islamiste.

Une nouvelle guerre de religion

Tout cela peut paraître bien lointain dans le temps et l'espace. Il s'agit là d'une erreur de perspective qui peut s'avérer tragique. Sept millions de musulmans sont présents sur notre territoire. Selon le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de Terre, un millier de combattants islamistes en Syrie sont revenus dans l'espace Schengen. Peut-être pas uniquement pour raconter leurs campagnes à leurs petits-enfants. Nous sommes en guerre et nous refusons de l'admettre. Comme vient de l'écrire Mgr Ravel, évêque aux Armées, dans l'Hebdo Paris Notre-Dame, cette guerre est une guerre de religion. Concrètement, cela signifie que les citoyens français qui sont partis combattre en Syrie avec Dae'ch sont des traîtres et doivent être jugés comme tels. Le temps n'est plus aux cellules de soutien psychologique ! Tout ce qui affaiblit le christianisme est objectivement un acte de complicité avec l'ennemi islamiste. Le cosmopolitisme hors-sol dont rêvent certains idéologues est une utopie dangereuse car, tôt ou tard, les identités ethniques, nationales ou religieuses réapparaissent. La fin de l'Histoire, prophétisée par Francis Fukuyama, a été frappée au cœur dans les faubourgs de Bagdad et agonise à Palmyre. De plus, le consumérisme matérialiste qui caractérise la société occidentale, génère chez les musulmans, vis-à-vis de l'Occident, un sentiment paradoxal d'attraction-répulsion comme l'a admirablement montré le film d'Abderrahmane Sissoko, Timbuktu.

La survie de notre civilisation

Pour l'avenir, trois éléments paraissent déterminants. Tout d'abord la prise de conscience que la difficulté ne vient pas de l'islamisme – bien difficile à distinguer de l'islam – mais de l'islam lui-même quand il n'accepte pas de prendre du recul par rapport à la lecture littérale du Coran et à la charia, que ce soit sous l'influence directe du christianisme ou indirecte sous la forme de la laïcité. Il est cependant évident que cette dernière ne peut constituer qu'un pis-aller provisoire, surtout dans sa version laïciste, car niant la dimension sociale du fait religieux elle mutile l'homme dans une de ses aspirations essentielles.

Ensuite la prise en compte, par le plus grand nombre possible de chrétiens, que la bataille de survie aujourd'hui engagée est à mener sur un double front, ce qui est stratégiquement très délicat. À la fois, contre la culture de mort portée par le monde moderne et contre l'islamisme et son cortège de crimes et d'oppressions.

À cet égard, toutes les tentatives d'adaptation de la doctrine traditionnelle pour complaire au monde dit moderne, qui, dans la réalité est en train de s'effondrer sur lui-même, sont à la fois une infidélité au dépôt confié par le Christ à son Église, une nouvelle source de divisions pour les chrétiens et une erreur stratégique majeure. Les chrétiens d'Orient, dont la majorité sont séparés de Rome, vivent dans la tourmente «  l'œcuménisme du sang ». La situation des chrétiens d'Occident est, bien sûr, sans commune mesure, avec celle des chrétiens d'Orient. Ils sont cependant, eux aussi, en passe de devenir minoritaires dans leur pays et sont déjà politiquement marginalisés et médiatiquement vilipendés. Actualisant librement une réflexion de Maurras sur Syracuse et Archimède, nous pourrions écrire que « lorsque Byzance est prise, les théologiens sont tués et tant pis pour les querelles théologiques ». Les différences théologiques ou liturgiques, réelles, ne doivent pas nous masquer le fait que tous les chrétiens, face à ces deux périls, tiennent leur place, à des créneaux certes différents, sur les remparts de la même cité. La chute de Byzance en 1453 préfigurait, sous d'autres cieux, la bataille de Lépante en 1571 et le siège de Vienne en 1683. «  Ce sont les hommes et non les pierres qui forment le rempart de la cité » dit Platon.

Tous les moyens matériels de protection de notre mode de vie et de notre civilisation, même s'ils sont nécessaires, seront à terme vains tant que les uns – les nouveaux venus – bénéficieront d'une culture de l'excuse permanente tandis que les autres – les «  de souche » – seront sans cesse appelés à l'autoflagellation. Pour l'avenir, la ligne de partage des eaux est entre ceux qui auront compris la nécessité vitale d'une réforme intellectuelle et morale radicale dont les maîtres mots seront : Dieu, famille, patrie, foi, fidélité, honneur, sacrifice, amour de la France, effort, vérité, autorité, tradition, fierté, bien commun, générosité, solidarité, responsabilité, justice, subsidiarité, etc. contre les idéologies modernes qui font le lit de l'islam radical et dont les maître mots sont : individualisme, hédonisme, matérialisme, transhumanisme, égoïsme, laxisme, assistanat, repentance, démagogie, etc.

Les chrétiens d'Orient ne cessent de nous annoncer que leur présent sera notre avenir. Puissions-nous les entendre avant qu'il ne soit trop tard et témoigner concrètement de notre solidarité agissante envers eux conformément à la parole de saint Paul aux Galates (VI,2) : « Portez les fardeaux les uns des autres ».

Jean-Pierre Maugendre

NB : Chacun lira avec profit le livre du regretté Jacques Heers : Chute et mort de Constantinople (Perrin).

Synode. Une douche glacée pour les novateurs

Synode. Une douche glacée pour les novateurs

Le document préparatoire pour la session d'octobre donne un coup de frein en ce qui concerne l'accès des divorcés remariés à la communion et les unions homosexuelles. De nouvelles voix se font entendre, venant d'Afrique et d'Amérique latine. Toutes apportent leur soutien à la doctrine de toujours

par Sandro Magister




ROME, le 30 juin 2015 – Une semaine après sa publication, l'"instrument de travail" pour la prochaine session du synode des évêques consacré à la famille se révèle de plus en plus décevant pour les paladins du changement.

Ce document reproduit intégralement le rapport final du synode du mois d'octobre 2014. Or ce rapport final constituait déjà une nette marche arrière par rapport à la "Relatio post disceptationem" qui avait été publiée à mi-parcours des travaux du synode et qui était le résultat d'un coup de main des novateurs, tout de suite désavoué par une grande partie des pères synodaux :

> La véritable histoire de ce synode. Le metteur en scène, les exécutants, les assistants (17.10.2014)

Toutefois l'"instrument de travail" y ajoute à ce document un bon nombre de considérations. Elles sont le résultat de la consultation qui a été menée, au cours de ces derniers mois, dans les diocèses du monde entier, à propos de chacun des points du rapport final du précédent synode.

Et, de nouveau, on ne trouve pas du tout, dans l'"instrument de travail", d'"ouvertures" en direction des thèses des novateurs – contrairement à ce que de très nombreux journaux et agences de presse ont indiqué à tort dans leurs titres– mais plutôt des coups de frein supplémentaires à propos des points auxquels les novateurs attachent le plus d'importance, c'est-à-dire l'accès des divorcés remariés à la communion, la contraception et les unions homosexuelles.

Au cours de la présentation qu'il a faite de "l'instrument", le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode, a déclaré qu'il avait été fait bon usage de 99 réponses à la consultation qui avaient été envoyées par des conférences épiscopales et par d'autres institutions hiérarchiques.

Ce qui veut dire – lorsque l'on examine le texte qui en est résulté – que ces réponses, dans leur quasi-totalité, étaient bien éloignées des téméraires propositions de modification de la doctrine et de la pastorale du mariage qui, au cours de ces dernières semaines, ont fait l'objet d'une large diffusion de la part de certaines conférences épiscopales du centre de l'Europe.

La conférence allemande :

> Synode. Les évêques allemands mettent la charrue avant les bœufs

La conférence suisse :

> Guglielmo Tell si ribella a Roma. Il rapporto choc dei vescovi svizzeri

Et les conférences allemande, suisse et française, réunies pour un sommet qui a eu lieu à l'Université Pontificale Grégorienne de Rome :

> Synode. La bataille d'Allemagne

Par ailleurs, le cardinal Baldisseri a déclaré qu'il avait été tenu compte de 359 observations et suggestions formulées par des diocèses, des paroisses, des associations, des groupes, des familles, et des croyants individuels.

D'autre part il a ajouté qu'il y avait encore d'autres contributions qui arrivaient actuellement. Elles proviennent d'universités, d'institutions académiques, de centres de recherche et de chercheurs individuels, par le biais de symposiums, de colloques et de publications.

C'est tout à fait exact. Et l'on peut constater une effervescence particulière dans ce que l'on considère comme les "périphéries" de l'Église.

En Afrique, le symposium qui s'est déroulé à Accra, au Ghana, du 8 au 11 juin, fait déjà autorité :

> Synode. L'heure de l'Afrique

Mais on peut également mentionner deux livres écrits par un universitaire camerounais, François Ossama, qui est professeur à l'Université Catholique d'Afrique Centrale et qui anime, conjointement avec son épouse, des cours de préparation au mariage.

Le premier est paru à la veille du synode, avec une préface de sœur Silvia Recchi, professeur de droit canonique dans la même université :

F. Ossama, "Le mariage: un itinéraire de foi. Perspectives africaines", Éditions Masseu, Yaoundé, 2013.

Et le second a été publié ces jours-ci, avec une préface d'un autre canoniste, Jean-Paul Betengne :

F. Ossama, "Le Synode sur la famille. Une contribution au débat", Éditions Mengue, Yaoundé, 2015.

Si l'on passe sur l'autre rive de l'Atlantique, ce site a déjà présenté l'essai écrit par le juriste argentin José E. Durand Mendioroz, du diocèse de Salta, dans lequel celui-ci s'oppose à ce que dit le cardinal Walter Kasper en faveur de l'accès des divorcés remariés à la communion :

> Synode. Une voix à contre-courant qui vient d'Argentine

Mais maintenant cet essai peut être lu dans son intégralité, aussi bien dans la version originale en espagnol :

> Un laico y la propuesta de Kasper

Que dans la traduction en italien effectuée par Helena Faccia Serrano :

> Un laico e la proposta Kasper

Ou encore, presque en totalité, dans la traduction en anglais qui a été publiée par le magazine Catholic World Report :

> A Layman Responds to Cardinal Kasper's Proposals

Et maintenant on peut ajouter à l'essai de Durand Mendioroz cet autre livre, qui a été écrit par son compatriote Miguel Ángel Fuentes, du diocèse de San Rafael, dans les Andes. Prêtre de l'Institut du Verbe Incarné et spécialisé en théologie du mariage, celui-ci a étudié à l'Angelicum et à l'Institut Pontifical Jean-Paul II de Rome. Le livre est en cours d'impression en Argentine et aux États-Unis mais il est déjà disponible gratuitement en édition numérique, sur demande :

M. Á. Fuentes, "Salvar el matrimonio o hundir la civilización. Aportes para el sínodo de la familia", San Rafael, 2015.

De plus, pour en venir à des points spécifiques, une discussion animée a lieu actuellement, dans le monde entier, à propos du "parcours judiciaire" en tant que "méthode la plus accréditée pour vérifier la validité réelle du mariage".

Un exemple de cette discussion est donné par le livre suivant, qui a été publié à Rome par l'Université Pontificale Urbanienne, dont les étudiants sont presque tous originaires de pays de mission :

L. Sabbarese (sous la direction de) "Sistema matrimoniale canonico 'in synodo'", Cahiers de "Jus Missionale", Urbaniana University Press, 2015.

Ce livre, dont la préface a été rédigée par le cardinal Baldisseri, rassemble des opinions formulées par des théologiens et des canonistes renommés en ce qui concerne les propositions destinées à faciliter les procès en matière matrimoniale qui ont été présentées à l'occasion du synode.

L'"instrument de travail" rend également compte de quelques-unes de ces propositions. Cependant la discussion reste très ouverte, comme l'a expliqué le cardinal Péter Erdö, rapporteur général du synode et spécialiste de la question, lorsqu'il a présenté le document à la presse :

"Une large convergence semble se dégager en ce qui concerne le dépassement de ce que l'on appelle la "double sentence conforme", sous réserve que soit maintenue la possibilité de faire appel qui est donnée au défenseur du lien ou à l'une des parties. […] Après le concile Vatican II, il avait été [temporairement] accepté, pour les États-Unis d'Amérique, que le premier jugement relatif à un cas de nullité devienne immédiatement exécutoire s'il n'y avait pas d'appel. […] Cette expérience pastorale a fait apparaître les avantages et les risques d'une telle modification. Le risque peut être la superficialité du tribunal de première instance. Ce risque-là pourrait être diminué par la surveillance voulue sur le travail des tribunaux, par l'accentuation et le sérieux du rôle du défenseur du lien, mais aussi à travers l'éventuelle obligation qui serait imposée au défenseur du lien de faire appel dans certains types de cas même quand lui-même n'aurait pas, à titre personnel, d'objections particulières à formuler.

"D'autres propositions, au contraire, telles que celle qui consisterait à placer les procédures administratives concernant la déclaration de la nullité du mariage sous la responsabilité de l'évêque ont provoqué un assez grand nombre d'objections et de réserves. Un accord plus large s'est manifesté en ce qui concerne la possibilité d'un procès canonique sommaire dans les cas où la nullité du mariage est patente. On trouve en effet, dans le Code de droit canonique qui est actuellement en vigueur, la description d'un 'procès contentieux oral' (canons 1656-1670) qui peut être comparé au procès sommaire connu dans la tradition juridico-canonique (cf. Clément V, décrétale 'Sæpe'). L'utilisation d'un procès de ce genre dans des cas de nullité d'un mariage demanderait certainement des précisions supplémentaires".

Affaire à suivre. Mais, en attendant, on trouvera ci-dessous quelques-uns des passages les plus discutés de l'"instrument de travail", dont le texte intégral n'a jusqu'à présent été diffusé qu'en italien :

> Instrumentum laboris

Quand on lit le document, il faut avoir présent à l'esprit le fait que, au paragraphe 121, les interdictions concernant les divorcés remariés qui pourraient éventuellement être allégées sont celles qui les empêchent d'être témoins de mariage, parrains de baptême et de confirmation, lecteurs à l'église, catéchistes, membres de conseils pastoraux, enseignants de religion, ministres extraordinaires de l'eucharistie.

Quant à l'accès des divorcés remariés à la communion, le seul cas – en dehors de celui de la continence sexuelle entre les deux conjoints – où l'"instrument de travail" l'envisage, au paragraphe 123, est celui qui est examiné et éventuellement résolu dans le for interne entre le confesseur "qui en est chargé" et le pénitent, ce qui consolide une pratique en usage depuis un certain temps.

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EXTRAITS DE L'"INSTRUMENT DE TRAVAIL". UNE PETITE ANTHOLOGIE

Les numéros figurant entre parenthèses sont ceux des paragraphes dont sont tirés les passages cités



IDÉOLOGIE DU "GENRE" (8)

On peut rappeler les théories selon lesquelles l'identité personnelle et l'intimité affective doivent s'affirmer dans une dimension radicalement détachée de la différence biologique entre un homme et une femme. Dans le même temps, cependant, on veut reconnaître à la stabilité d'un couple constitué indépendamment de la différence sexuelle une valeur identique à celle de la relation matrimoniale intrinsèquement liée aux rôles de père et de mère, définis à partir de la biologie de la procréation.

La confusion n'aide pas à définir la spécificité sociale de telles unions, alors qu'elle attribue à l'option individualiste le lien spécial entre différence, procréation, identité humaine. Il est certainement nécessaire de mieux approfondir la différence sexuelle, au point de vue humain et culturel – et pas seulement biologique – en étant conscient que "la suppression de la différence est le problème et non la solution" (François, audience générale, 15 avril 2015).


UTÉRUS À LOUER (30)

Dans les pays en voie de développement, à l'exploitation et à la violence dont le corps des femmes est l'objet ainsi qu'à la fatigue qui leur est imposée pendant la grossesse, viennent souvent s'ajouter des avortements et des stérilisations forcées, mais aussi les conséquences extrêmement négatives de pratiques liées à la procréation : par exemple, la location d'utérus ou la commercialisation de gamètes embryonnaires.


"HOMO NOVUS" BIOTECHNOLOGIQUE (34)

De nombreuses sources indiquent que la "révolution biotechnologique" qui est intervenue dans le domaine de la procréation humaine a fait naître la possibilité technique de manipuler l'acte procréatif, ce qui l'a rendu indépendant de la relation sexuelle entre un homme et une femme. De cette manière, la vie humaine et la parentalité sont devenues des réalités que l'on peut composer et décomposer, qui dépendent principalement des désirs des individus ou des couples, ces derniers n'étant pas nécessairement hétérosexuels et mariés dans les règles.

Ce phénomène s'est présenté, ces derniers temps, comme une nouveauté absolue sur la scène de l'humanité et il fait l'objet d'une diffusion de plus en plus importante. Tout cela a de profondes répercussions sur la dynamique des relations, sur la structure de la vie sociale et sur les systèmes juridiques.


NON À L'OBLIGATION SCOLAIRE (86)

On signale dans plusieurs pays la présence de projets de formation, imposés par les pouvoirs publics, qui présentent des contenus qui sont en opposition avec la manière de voir véritablement humaine et chrétienne : face à ces projets, il convient d'affirmer avec fermeté le droit des éducateurs à l'objection de conscience.


UN DON QU'IL EST IMPOSSIBLE DE REFUSER (102)

Il arrive très fréquemment que la décision de contracter un mariage civil ou, dans certains cas, de vivre en concubinage soit motivée non pas par des préjugés ou par des résistances vis-à-vis de l'union sacramentelle, mais par des situations culturelles ou contingentes. Dans beaucoup de circonstances, la décision de vivre ensemble est le signe d'une relation qui veut se structurer et s'ouvrir à une perspective de plénitude.

Cette volonté, qui se traduit par un lien durable, fiable et ouvert à la vie, peut être considérée comme une condition à partir de laquelle on peut créer un chemin de croissance ouvert à la possibilité d'un mariage sacramentel : un bien possible qui doit être annoncé comme un don qui enrichit et fortifie la vie conjugale et familiale, plutôt que comme un idéal difficile à réaliser.


DES PROCÈS EN NULLITÉ PLUS FACILES (115)

On constate un large consensus en ce qui concerne l'opportunité de rendre plus accessibles et plus souples, éventuellement gratuites, les procédures qui permettent de reconnaître les cas de nullité des mariages. Pour ce qui est de la gratuité, certains suggèrent d'instituer dans les diocèses un service permanent de consultations gratuites. À propos de la double sentence conforme, il y a une large convergence pour considérer qu'elle est dépassée, sous réserve que soit maintenue la possibilité de faire appel qui est donnée au défenseur du lien ou à l'une des parties.

Inversement, on ne constate pas de consensus unanime en ce qui concerne la possibilité d'une procédure administrative mise en œuvre sous la responsabilité de l'évêque diocésain, parce que certains y voient des aspects problématiques. En revanche, il y a un accord plus large à propos de la possibilité d'un procès canonique sommaire dans les cas de nullité patente.

Pour ce qui est de du caractère significatif de la foi personnelle des personnes qui veulent se marier pour la validité du consentement, on note une convergence quant à l'importance de la question et une diversité d'approches pour l'approfondissement.


FAUX SENTIMENTS DE CULPABILITÉ (119)

Selon un certain nombre d'intervenants, l'attention qui est portée aux cas concrets doit être associée à la nécessité de promouvoir des lignes directrices communes en matière de pastorale. Leur absence contribue à augmenter la confusion et la division et elle produit une souffrance brûlante chez les personnes qui vivent l'échec de leur mariage et qui ont parfois le sentiment d'être injustement jugés.

Par exemple, on constate que certains fidèles séparés, qui n'ont pas contracté une nouvelle union, considèrent comme un péché leur séparation elle-même, ce qui les conduit à s'abstenir de recevoir les sacrements. D'autre part, on cite des cas de divorcés remariés civilement qui, vivant dans la continence pour des raisons diverses, ne savent pas qu'ils peuvent s'approcher des sacrements dans un lieu où leur situation n'est pas connue. Il y a par ailleurs des situations d'unions irrégulières dans lesquelles des personnes ont choisi dans leur for interne la voie de la continence et peuvent donc accéder aux sacrements, en ayant soin de ne pas susciter de scandale.

Il s'agit là d'exemples qui confirment la nécessité pour l'Église d'offrir des indications claires, pour que ses enfants, qui se trouvent dans des situations particulières, ne se sentent pas discriminés.


DES VETOS EXCESSIFS (121)

Il y a eu de nombreuses demandes pour que l'attention consacrée aux divorcés remariés civilement et leur accompagnement s'orientent vers leur intégration croissante dans la vie de la communauté chrétienne, en tenant compte de la diversité des situations de départ.

Tout en respectant les suggestions contenues dans l'exhortation apostolique "Familiaris consortio" 84, il convient de repenser les formes d'exclusion qui sont actuellement pratiquées dans les domaines liturgico-pastoral, éducatif, et caritatif. À partir du moment où ces fidèles ne sont pas en-dehors de l'Église, on propose de réfléchir à l'opportunité de faire tomber ces exclusions.


ABSOUS DANS LE FOR INTERNE, PEUT-ÊTRE (123)

Il y a un commun accord sur l'hypothèse d'un itinéraire de réconciliation ou voie pénitentielle, sous l'autorité de l'évêque, pour les fidèles divorcés remariés civilement qui se trouvent en situation de cohabitation irréversible. En référence à "Familiaris consortio" 84, on suggère un parcours permettant de prendre conscience de l'échec et des blessures qu'il a provoquées, avec repentir, vérification de l'éventuelle nullité du mariage, engagement de pratiquer la communion spirituelle et décision de vivre dans la continence.

Selon d'autres intervenants, la voie pénitentielle consiste en un processus de clarification et de nouvelle orientation après l'échec qui a été vécu, processus accompagné par un prêtre à qui il est confié. Ce processus devrait conduire l'intéressé à porter un jugement honnête concernant sa situation, dans lequel le prêtre délégué pourrait lui aussi former une appréciation personnelle afin de pouvoir faire usage, d'une manière adaptée à la situation, de son pouvoir de lier et de délier.


MAIS ILS SONT ORTHODOXES (129)

La référence qui est faite par certains intervenants à la pratique des Églises orthodoxes en matière de mariage doit tenir compte de la conception théologique du mariage, qui est différente. Les Églises orthodoxes ont tendance à rattacher la pratique qui consiste à bénir les secondes unions à la notion d'"oikonomia", qui est comprise comme une tolérance pastorale à l'égard des mariages qui ont échoué, sans pour autant mettre en discussion l'idéal de la monogamie absolue, autrement dit de l'unicité du mariage. Cette bénédiction est en elle-même une célébration pénitentielle ayant pour but de demander la grâce du Saint-Esprit, afin qu'elle guérisse la faiblesse humaine et qu'elle ramène les pénitents à la communion avec l'Église.


AVEC LES HOMOSEXUELS (131)

Il est rappelé que tout être humain doit, indépendamment de sa tendance sexuelle, être respecté dans sa dignité et accueilli avec sensibilité et délicatesse, que ce soit dans l'Église ou bien dans la société. Il serait souhaitable que les projets des diocèses en matière de pastorale réservent une attention spécifique à l'accompagnement des familles dans lesquelles vivent des personnes à tendance homosexuelle ainsi qu'à celui de ces personnes elles-mêmes.


LONGUE VIE À "HUMANÆ VITÆ" (137)

Lorsque l'on pense à la richesse de sagesse qui est contenue dans l'exhortation apostolique "Humanæ vitæ", en ce qui concerne les questions qu'elle traite, il y a deux pôles qui émergent et qu'il faut associer constamment. D'une part, le rôle de la conscience, comprise comme voix de Dieu qui résonne dans le cœur de l'homme formé à l'écouter ; d'autre part, l'indication morale objective, qui empêche de considérer la générativité comme une réalité sur laquelle on prend des décisions arbitraires, en faisant abstraction du dessein divin en matière de procréation humaine.

Lorsque c'est la référence au pôle subjectif qui est prédominante, on risque facilement d'effectuer des choix égoïstes ; dans l'autre cas, la norme morale est ressentie comme un poids insupportable, qui ne répond pas aux exigences et aux possibilités de la personne. La combinaison des deux aspects, vécue avec l'accompagnement que fournit un guide spirituel compétent, pourra aider les époux à faire des choix pleinement humanisants et conformes à la volonté du Seigneur.


ADOPTION SEULEMENT AVEC UN PÈRE ET UNE MÈRE (138)

Pour qu'une famille soit donnée aux enfants abandonnés, tellement nombreux, beaucoup d'intervenants ont demandé que l'importance de l'adoption et de la famille d'accueil soit davantage soulignée. À ce sujet, la nécessité d'affirmer que l'éducation d'un enfant doit être fondée sur la différence sexuelle, comme la procréation, a été mise en évidence. Par conséquent, cette éducation trouve, elle aussi, son fondement dans l'amour conjugal entre un homme et une femme, qui constitue la base indispensable pour la formation intégrale de l'enfant.

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

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Pages choisies de la lettre "Laudato si'" adressée par le pape "à chaque personne qui habite cette planète". Les chiffres entre parenthèses sont les numéros des paragraphes dont sont tirés les passages

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Un libro di canto gregoriano come non s'è mai visto né udito

Buon Ramadan ai musulmani. Ma il messaggio non è affatto pacifico

"Family Day" e falsi profeti. Condannati i leader del Forteto

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30.6.2015 


De los sermones de san Agustín, obispo (Sermón 47, Sobre las ovejas, 12-14: CCL 41, 582-584) SI BUSCARE AGRADAR A LOS HOMBRES, NO SERÍA SIERVO DE CRISTO


Si de algo podemos preciarnos es del testimonio de nuestra conciencia. Hay hombres que juzgan temerariamente, que son detractores, chismosos, murmuradores, que se empeñan en sospechar lo que no ven, que se empeñan incluso en pregonar lo que ni sospechan; contra esos tales, ¿qué recurso queda sino el testimonio de nuestra conciencia? Y ni aun en aquellos a los que buscamos agradar, hermanos, buscamos nuestra propia gloria, o al menos no debemos buscarla, sino más bien su salvación, de modo que, siguiendo nuestro ejemplo, si es que nos comportamos rectamente, no se desvíen. Que sean imitadores nuestros, si nosotros lo somos de Cristo; y, si nosotros no somos imitadores de Cristo, que tomen al mismo Cristo por modelo. Él es, en efecto, quien apacienta su rebaño, él es el único pastor que lo apacienta por medio de los demás buenos pastores, que lo hacen por delegación suya.
Por tanto, cuando buscamos agradar a los hombres, no buscamos nuestro propio provecho, sino el gozo de los demás, y nosotros nos gozamos de que les agrade lo que es bueno, por el provecho que a ellos les reporta, no por el honor que ello nos reporta a nosotros. Está bien claro contra quiénes dijo el Apóstol: Si siguiera todavía agradando a los hombres, no seria siervo de Cristo. Como también está claro a quiénes se refería al decir: Procurad contentar en todo a todos, como yo, por mi parte, procuro contentar en todo a todos. Ambas afirmaciones son límpidas, claras y transparentes. Tú limítate a pacer y beber, sin pisotear ni enturbiar.
Conocemos también aquellas palabras del Señor Jesucristo, maestro de los apóstoles: Alumbre vuestra luz a los hombres, para que vean vuestras buenas obras y den gloria a vuestro Padre que está en el cielo, esto es, al que os ha hecho tales. Nosotros somos su pueblo, el rebaño que él guía. Por lo tanto, él ha de ser alabado, ya que él es de quien procede la bondad que pueda haber en ti, y no tú, ya que de ti mismo no puede proceder más que maldad. Sería contradecir a la verdad si quisieras ser tú alabado cuando haces algo bueno, y que el Señor fuera vituperado cuando haces algo malo.
El mismo que dijo: Alumbre vuestra luz a los hombres, dijo también en la misma ocasión: Cuidad de no practicar vuestra justicia delante de los hombres. Y, del mismo modo que estas palabras te parecían contradictorias en boca del Apóstol, así también en el Evangelio. Pero si no enturbias el agua de tu corazón, también en ellas reconocerás la paz de las Escrituras, y participarás tú también de su misma paz.
Procuremos, pues, hermanos, no sólo vivir rectamente, sino también obrar con rectitud delante de los hombres, y no sólo preocuparnos de tener la conciencia tranquila, sino también, en cuanto lo permita nuestra debilidad y la vigilancia de nuestra fragilidad humana, procuremos no hacer nada que pueda hacer sospechar mal a nuestro hermano más débil, no sea que, comiendo hierba limpia y bebiendo un agua pura, pisoteemos los pastos de Dios, y las ovejas más débiles tengan que comer una hierba pisoteada y beber un agua enturbiada.

From a sermon by Saint Augustine, bishop (Sermo 47, 12-14, De ovibus: CCL 41, 582-584) If I wanted to please men, I would not be a servant of Christ



This is our glory: the witness of our conscience. There are men who rashly judge, who slander, whisper and murmur, who are eager to suspect what they do not see, and eager to spread abroad things they have not even a suspicion of. Against men of this sort, what defense is there save the witness of our own conscience?

My brothers, we do not seek, nor should we seek, our own glory even among those whose approval we desire. What we should seek is their salvation, so that if we walk as we should they will not go astray in following us. They should imitate us if we are imitators of Christ; and if we are not, they should still imitate him. He cares for his flock, and he alone is to be found with those who care for their flocks, because they are all in him.

And so we seek no advantage for ourselves when we aim to please men. We want to take our joy in men—and we rejoice when they take pleasure in what is good, not because this exalts us, but because it benefits them.

It is clear who is intended by the apostle Paul: If I wanted to please men, I would not be a servant of Christ. And similarly when he says: Be pleasing to all men in all things, even as I in all things please all men. Yet his words are as clear as water, limpid, undisturbed, unclouded. And so you should, as sheep, feed on and drink of his message; do not trample on it or stir it up.

You have listened to our Lord Jesus Christ as he taught his apostles: Let your actions shine before men so that they may see you good deeds, and give glory to your Father who is in heaven, for it is the Father who made you thus. We are the people of his pasture, the sheep of his hands. If then you are good, praise is due to him who made you so; it is no credit to you, for if you were left to yourself, you could only be wicked. Why then do you try to pervert the truth, in wishing to be praised when you do good, and blaming God when you do evil? For though he said: Let your works shine before men, in the same Sermon on the Mount he also said: Do not parade your good deeds before men. So if you think there are contradictions in Saint Paul, you will find the same in the Gospels; but if you refrain from troubling the waters of your heart, you will recognize here the peace of the Scriptures and with it you will have peace.

And so, my brothers, our concern should be not only to live as we ought, but also to do so in the sight of men; not only to have a good conscience but also, so far as we can in our weakness, so far as we can govern our frailty, to do nothing which might lead our weak brother into thinking evil of us. Otherwise, as we feed on the good pasture and drink the pure water, we may trample on God’s meadow, and weaker sheep will have to feed on trampled grass and drink from troubled waters.

من مواعظ القديس أغسطينس الأسقف (الموعظة 47، 12- 14 في الخراف : CCL 41، 582- 584) "لَو كُنتُ أتَوَخَّى رِضَا النَّاسِ لَمَا كُنْتُ عَبدًا لِلمَسِيحِ" (غلاطية 1: 10).


    "فَخرُنا هو شهادةُ ضميِرنا" (ر. 2 قورنتس 1: 12). هناك رجالٌ يحكمون حكمًا باطلًا، مُفتَرُون، كثيرو الكلام والشَّكوى، يظُنّون الظُّنونَ في ما لا يرَوْن، ويريدون الإيقاعَ في من لا شُبهَةَ فيهم. ماذا يبقى لنا أمامَ هؤلاء سوى الرُّجوعِ إلى شهادةِ ضميرِنا؟ فنحن، أيّها الإخوة، لا نطلبُ مجدَنا، ويجبُ ألا نطلبَه، حتى في الأمورِ التي نريدُ أن نُرضيَ النَّاس فيها. إنما نطلبُ خلاصَهم. فإذا نحن سِرْنا سيرةً حسنةً وتَبِعونا لم يَضِلُّوا. فَلْيقتدوا بنا، إن نحن اقتدَيْنا بالمسيح. وَلْيَقتدوا هم بالمسيح إن لم نقتدِ نحن به. هو الذي يَرعى قطيعَه، وهو وحدَه الباقي مع جميعِ الرُّعاةِ الصَّالحين، والجميعُ مستقرُّون فيه.
    نحن لا نطلبُ منفعتَنا، عندما نريدُ أن نُرضِيَ النّاس. ولكنّنا نريدُ للنّاسِ أن يكونوا راضِين، ونفرح إذا هم ارتضَوْا بما هو صالح، وذلك لمنفعتِهم لا لمجدِنا. فيهم قالَ الرَّسول: "لَو كُنتُ أتَوَخَّى رِضَا النَّاسِ لَمَا كُنْتُ عَبدًا لِلمَسِيحِ" (غلاطية 1: 10) . ومن أجلِهم قالَ: "اجتَهِدوا في إرضاءِ الجميعِ كما أجتَهِدُ أنا في إرضاءِ جميعِ النَّاسِ في كلِّ شيءٍ" (ر.  1قورنتس 10: 33). هذان القولان كلاهما واضح، كلاهما هادئ، كلاهما طاهرٌ نقيٌّ، كلاهما لا تعكيرَ فيه. وأنتَ، ارْعَ وَاشرَب، من غيرِ ان تَدُوسَ العُشبَ وتُعكِّرَ الماءَ. 
    سمِعْتَ الربَّ يسوعَ المسيحَ نفسَه، معلِّمَ الرُّسُلِ، يقول: "فَلْتُضِئْ أعمالُكم أمامَ النَّاس، لِيَرْوا أعمالَكمُ الصّالحة، ويمجِّدوا أباكم الذي في السَّماوات" (ر. متى 5: 16)، أعني أباكم الذي خلقَكم على ما أنتم عليه. "فنحن شعبُ مرعاه وخِرافُ يدَيْه" (ر. مزمور 94: 7). فالذي يستحقُّ الحمدَ والتَّسبيحَ هو الله الذي صنعَك صالحًا إن كُنْتَ صالحًا: لأنّكَ أنتَ لا تستطيعُ أن تكونَ إلا ضعيفًا. لماذا تريدُ إذًا أن تعكسَ الحقيقة، فإذا صنَعْتَ خيرًا طلبْتَ المديحَ لنفسِكَ، وإذا صنعْتَ شرَّا ألقيْتَ اللومَ على الله؟  فالذي قال: "لِتُضِئْ أعمَالُكُم أمَامَ النَّاس"،  قالَ أيضًا: " إيَّاكُم أن تَعمَلُوا بِرَّكُم بِمَرأًى مِن النّاس" (متى 6: 1). قد يبدو لك أنَّ في كلامِ الرَّسولِ تناقضًا، وكذلك في كلامِ الإنجيل. ولكن، إن لم تعكِّرْ مياهَ قلبِك، سوف ترى الانسجامَ والسَّلامَ في أقوالِ الكتابِ المقدَّس، وسوف تجدُ في ذاتِك أيضًا السَّلامَ.
    لِنَهتمَّ إذًا، أيُّها الإخوة، ليس فقط أن نعيشَ عيشةً حسَنةً، بل أن تكونَ سيرتُنا أمامَ النَّاس أيضًا حسَنةً، ولا نَهتَمَّ فقط أن يكونَ ضميرُنا مستريحًا، ولكنْ بقَدْرِ ما يَسمَحُ به ضُعفُنا وقِوانا البشريَّةُ الهزيلة، لِنَسعَ ألَّا نعمَلَ شيئًا يمكِنُ أن يُشكِّكَ أخانا الضَّعيف. وإلا كُنّا مِثلَ من يَرعَى العُشبَ النَّظيفَ ويَشرَبُ الماءَ النَّقِيَّ ثمَّ يدوسُ بأقدامِه مراعِيَ الله، فتَرعى الخرافُ الضَّعيفة ما دُسناه بأقدامِنا وتَشرَبُ الماءَ الذي عكَّرناه.

SERMON DE SAINT AUGUSTIN « SUR LES BREBIS » « Devant Dieu et devant les hommes... »


Notre gloire, c'est le témoignage de notre conscience. Il y a des hommes qui jugent témérairement, qui critiquent, qui grognent, qui récriminent, qui s'évertuent à jeter le soupçon sur ce qu'ils ne voient pas, et aussi à ébranler ce qui n'inspire aucun soupçon : contre ces gens-là, que nous reste-t-il, sinon le témoignage de notre conscience ? Mes frères, même quand nous voulons plaire, nous ne cherchons pas notre gloire et nous ne devons pas la chercher ; nous devons chercher le salut de ceux qui ne s'égareront pas en nous suivant, si nous marchons droit. Ils doivent nous imiter, si nous imitons le Christ ; et si nous n'imitons pas le Christ, ils doivent pourtant l'imiter, lui. Car c'est lui qui conduit son troupeau, et il est le seul avec tous ceux qui le conduisent bien, parce que tous sont en lui.

Ce n'est pas notre avantage que nous cherchons, quand nous voulons plaire aux hommes ; ce que nous voulons, c'est trouver notre joie dans les hommes. c'est-à-dire que nous nous réjouissons de les voir aimer ce qui est bien, et cela pour leur avantage, non pour notre prestige. C'est contre ceux qui le recherchent que l'Apôtre a dit : Si je cherchais à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ. Et c'est évidemment pour eux qu'il a dit : Cherchez à plaire à tous en toutes choses, comme moi-même je plais à tous en toutes choses. Ces paroles sont toutes deux parfaitement claires, toutes deux tranquilles, toutes deux pures, toutes deux sans trouble. Quant à toi, contente-toi de brouter et de boire : ne piétine pas le pâturage, ne trouble pas la source.

Car vous avez bien entendu le maître des Apôtres, le Seigneur Jésus Christ lui-même : Que vos actions brillent devant les hommes, afin qu'en voyant ce que vous faites de bien, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux, c'est-à-dire qui vous a faits ce que vous êtes. Car nous sommes le peuple de son pâturage, les brebis guidées par sa main. Il faut donc louer celui qui t'a rendu bon, si tu es bon ; ce n'est pas toi qu'il faut louer, car, par toi-même, tu ne pouvais être que mauvais. Pourquoi veux-tu retourner la vérité en voulant te louer toi-même quand tu fais quelque chose de bon, alors que, si tu fais quelque chose de mauvais, c'est au Seigneur que tu veux le reprocher ? Car celui qui a dit : Que vos actions brillent devant les hommes, est celui qui a dit, dans le même discours : N'accomplissez pas votre justice devant les hommes. De même que les deux conseils de l'Apôtre te semblaient opposés, de même ces deux paroles de l'Évangile. Si tu ne troubles pas l'eau de ton cœur, tu reconnaîtras ici la paix des Écritures, et toi aussi tu y trouveras la paix.

Veillons donc, mes frères, non seulement à bien vivre, mais aussi à bien nous comporter devant les hommes ; veillons non seulement à avoir bonne conscience, mais, autant que c'est possible à notre faiblesse, autant que nous pouvons surveiller notre fragilité, veillons encore a ne rien faire qui inspire un mauvais soupçon à notre frère le plus faible. En broutant une herbe pure et en buvant une eau pure, ne risquons pas de piétiner le pâturage de Dieu, si bien que les brebis les plus faibles auraient à brouter un pâturage piétiné et à boire une eau troublée.

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Le Seigneur fit tomber sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu » ( Gn 19, 15-29 )


Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
les gens de Sodome avaient voulu s'en prendre
aux deux voyageurs passant la nuit chez Loth.
À l'aurore, les deux anges pressèrent Loth, en disant :
« Debout !
Prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, et va-t'en,
de peur que tu ne périsses
à cause des crimes de cette ville. »
Comme il s'attardait, ces hommes le saisirent par la main,
ainsi que sa femme et ses deux filles,
parce que le Seigneur voulait l'épargner.
Ils le firent sortir et le conduisirent hors de la ville.
Une fois sortis, ils dirent :
« Sauve-toi si tu tiens à la vie !
Ne regarde pas en arrière,
ne t'arrête nulle part dans cette région,
sauve-toi dans la montagne,
si tu ne veux pas périr ! »
Loth leur dit :
« Non, je vous en prie, mes seigneurs !
Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux,
et vous m'avez fait une grande faveur en me laissant la vie.
Mais je n'ai pas le temps de me sauver dans la montagne :
le malheur va me rattraper et je mourrai.
Voici une ville assez proche pour y fuir
– elle est si petite ! –
Permettez que je me sauve là-bas
– elle est si petite ! –
afin de rester en vie ! »
Ils lui répondirent :
« Pour te faire plaisir cette fois encore,
je ne détruirai pas la ville dont tu parles.
Vite, sauve-toi là- bas,
car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé. »
C'est pour cela qu'on a donné à cette ville le nom de Soar
(ce qui veut dire : Petite).


Le soleil se levait sur le pays
et Loth entrait à Soar,
quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe
une pluie de soufre et de feu venant du Seigneur.
Dieu détruisit ces villes et toute la région,
avec tous leurs habitants et la végétation.
Or, la femme de Loth avait regardé en arrière,
et elle était devenue une colonne de sel.


Abraham se leva de bon matin
pour se rendre à l'endroit
où il s'était tenu en présence du Seigneur,
et il regarda du côté de Sodome,
de Gomorrhe et de toute la région :
il vit monter de la terre une fumée
semblable à celle d'une fournaise !


Lorsque Dieu a détruit les villes de cette région,
il s'est souvenu d'Abraham ;
et il a fait échapper Loth
au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait.


– Parole du Seigneur.

Psaume : ( 25 (26), 2-3, 9-10, 11-12 )


R/

J'ai devant les yeux ton amour, Seigneur.

Éprouve-moi, Seigneur, scrute-moi,
passe au feu mes reins et mon cœur.
J'ai devant les yeux ton amour,
je marche selon ta vérité.

 

Ne m'inflige pas le sort des pécheurs,
le destin de ceux qui versent le sang :
ils ont dans les mains la corruption ;
leur droite est pleine de profits.

 

Oui, j'ai marché sans faillir :
libère-moi ! prends pitié de moi !
Sous mes pieds le terrain est sûr ;
dans l'assemblée je bénirai le Seigneur.

Evangile : « Jésus, debout, menaça les vents et la mer, et il se fit un grand calme » ( Mt 8, 23-27 )


Acclamation :

Alléluia. Alléluia.
J'espère le Seigneur,
et j'attends sa parole.
Alléluia.

(cf. Ps 129, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus montait dans la barque,
ses disciples le suivirent.
Et voici que la mer devint tellement agitée
que la barque était recouverte par les vagues.
Mais lui dormait.
Les disciples s'approchèrent et le réveillèrent en disant :
« Seigneur, sauve-nous !
Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit :
« Pourquoi êtes- vous si craintifs,
hommes de peu de foi ? »
Alors, Jésus, debout, menaça les vents et la mer,
et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient :
« Quel est donc celui-ci,
pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »


– Acclamons la Parole de Dieu.

30 juin 2015
Mardi, 13ème Semaine du Temps Ordinaire
vert Ss. Premiers martyrs de l'Eglise de Rome

 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones


lundi 29 juin 2015

« Guerre de civilisation », selon Valls ? Sur ce point il a raison !

http://www.lagrif.fr/index.php?option=com_k2&view=item&id=475:guerre-de-civilisation-selon-valls-sur-ce-point-il-a-raison

Civitas - La liberté de conscience - Abbé Xavier Beauvais

Civitas - La liberté de conscience - Abbé Xavier Beauvais

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  1. Nature de la liberté

a/ Notion vraie de la liberté

La liberté est «la faculté de choisir entre les moyens qui conduisent à un but déterminé ; en ce sens que celui qui a la faculté de choisir une chose entre plusieurs autres, celui-là est maître de ses actes » (Libertas Praestantissimum – SS Léon XIII – 28 juin 1888)

Cette faculté de choisir suppose nécessairement un jugement préalable, c'est-à-dire un acte de l'intelligence ou de la raison.

« Il est impossible à la volonté de se mouvoir, si la connaissance de l'esprit, comme un flambeau, ne l'éclaire d'abord (…) le choix est toujours précédé d'un jugement (…) »

C'est ainsi que les êtres doués de liberté sont les seuls êtres intelligents. Il s'ensuit que le choix des moyens doit toujours être réglé par la droite raison.

La liberté dont nous parlons ici est la liberté naturelle, source d'où découlent les autres véritables libertés.

Dieu, essentiellement et parfaitement libre, a créé à son image, les anges et les hommes. Seuls, dans la création, l'ange et l'homme ont reçu de l'Eternel cette grâce d'être, à son exemple, intelligents et libres.

La liberté est donc inhérente à la nature de l'homme. Elle est un don du créateur. Elle est "la volonté même en tant que, dans ses actes, elle a la faculté de choisir" (Libertas)

Les animaux sont mus par leur instinct. Aucun n'est doué d'intelligence. Les instincts merveilleux que nous admirons d'un grand nombre d'entre eux attestent seulement l'intelligence souveraine du créateur, qui les a si bien assortis aux besoins de l'homme, ou admirablement pourvus pour leur propre conservation.

b/ Dieu et la liberté de l'homme

L'homme, simple créature, dépend nécessairement de son créateur. Il dépend de Dieu de par sa nature même qui est créée.

Il ne peut pas cesser d'être dépendant pas plus qu'il ne peut cesser d'être créature.

L'homme ou l'ange rebelle a beau lui refuser le libre hommage de sa dépendance, celle-ci demeure toujours. Qu'il le veuille ou non, il porte en lui le souverain domaine de Dieu plus profondément que le sang de ses veines et la moelle de ses os.

S'il se révolte, il demeure le justiciable de Dieu et ne lui échappera pas.

Semblable à Dieu, parce qu'il est à son image et à sa ressemblance, c'est-à-dire doué d'intelligence et de liberté, sans parler ici des dons de la justice originelle, l'homme ne peut donc sans blasphémer, dire à Dieu

"Je suis ton égal parce que je suis libre comme toi. Tu n'as pas de maître, je n'en ai pas non plus. Tu fais toute chose selon ta propre sagesse et ta volonté; ainsi moi, je ne marcherai qu'à la lumière de ma raison et selon mon bon plaisir. Nul ne dirige tes conseils; je penserai librement, moi aussi, je serai libre penseur. En un mot, je croirai ce que je voudrai, je ferai ce qu'il me plaira. Je ne servirai pas."

L'homme ne peut ni le dire ni le penser sans blasphémer. C'est la parole de Satan. Dieu est le créateur et le souverain maître. L'homme est la créature et le sujet. Toutes les nations sont devant Dieu comme si elles n'étaient pas. L'homme n'a pas cessé d'être, en lui-même, poussière et cendre devant l'Eternel.

La révolution n'a rien changé à cet ordre naturel.

Fille de l'orgueil, elle a enflé l'homme, elle ne l'a point grandi. Elle n'a pas diminué Dieu.

Par son âme intelligente et libre, don du créateur, l'homme est semblable à Dieu, il est vrai; il n'est point son égal.

Il ne l'est sous aucun rapport.

Dieu est parfait, l'homme est imparfait et fragile.

La liberté de Dieu est parfaite comme son intelligence et ne peut faillir.

La liberté de l'homme est imparfaite comme sa raison.

Sujette à l'erreur, la raison entraîne la volonté dans ses défaillances.

Souvent, en effet, la raison propose à la volonté, non pas un bien réel, mais une apparence de bien, un mirage

"Pareillement, la volonté, par le seul fait, qu'elle dépende de la raison, dés qu'elle désire un objet qui s'écarte de la droite raison, tombe dans un vice radical qui n'est que la corruption et l'abus de la liberté" (Libertas)

IL importe donc de bien mettre en lumière cette double vérité

- l'homme est libre mais sa liberté est imparfaite. Elle est sujette à défaillir.

- Elle le constitue maître de ses actes, mais le maintient toujours dans le domaine de Dieu.

Saint Augustin résume bien cette doctrine

"Dieu a donné à l'homme la liberté en le menaçant de mort s'il péchait; lui donnant le libre arbitre, de manière toutefois à le garder sous son empire, à l'effrayer par sa menace"

c/ La liberté devant la loi

Dieu reste le maître.

C'est l'ordre naturel.

Les droits de Dieu sont nécessaires et imprescriptibles.

Usant de ses droits, Dieu donne à l'homme sa loi.

Sa loi est l'expression de sa volonté.

L'homme connait la volonté de Dieu par la loi de Dieu. Il est donc tenu de s'y soumettre : toute désobéissance à la loi divine est une violation de l'ordre naturel qui existe entre la créature et le créateur; c'est une véritable injustice.

La loi divine – et il faut en dire autant, proportion gardée, de toute loi humaine qui est juste –

- non seulement n'est pas contraire à la vraie liberté de l'homme

- mais lui vient puissamment en aide, puisqu'elle doit être réglée par la droite raison qui ordonne d'obéir à Dieu.

La loi divine est une admirable lumière qui éclaire l'homme sur ses devoirs, l'aide à les accomplir, et lui sert très efficacement à atteindre sa fin.

Elle l'empêche de s'égarer dans les ténèbres de l'erreur, de se perdre éternellement.

Elle le préserve de l'esclavage de ses passions et de la corruption du mal.

Ainsi, quand l'homme soumet sa liberté à la loi de Dieu, expression de la volonté divine

- d'une part, il rend à Dieu un hommage qui lui est dû en stricte justice,

- d'autre part, il suit la seule voie où il puisse faire son salut.

Il n'abdique pas sa dignité, il l'assure.

Il ne perd pas sa liberté, il la sauve.

Au lieu d'en abuser et de la profaner, il la consacre.

Le psaume 118 est d'ailleurs un magnifique commentaire de cette vérité.

C'est à la lumière de ces vrais principes que nous connaîtrons la valeur des libertés modernes.

Nous commençons par la liberté de conscience.

Auparavant, méditons ces paroles du Pape Léon XIII dans Libertas.

"Nous avons parlé ailleurs, et notamment dans l'encyclique "Immortale Dei" de ce que l'on nomme les libertés modernes; et distinguant en elles le bien de ce qui lui est contraire, Nous avons en même temps établi que tout ce que ces libertés contiennent de bon, tout cela est aussi ancien que la vérité :

"Tout cela, l'Eglise l'a toujours approuvé avec empressement et l'a admis dans la pratique. Ce qui s'y est ajouté de nouveau, apparaît, à qui cherche le vrai, comme un élément corrompu, produit par le trouble des temps et par l'amour désordonné du changement. Mais puisque beaucoup s'obstinent à voir dans ces libertés, même en ce qu'elles ont de vicieux, la plus belle gloire de notre époque et le fondement nécessaire des constitutions politiques, comme si, sans elles, on ne saurait imaginer de parfait gouvernement, il Nous a paru nécessaire pour l'intérêt public, en face duquel Nous Nous mettons, de traiter à part cette question."

  1. La liberté de conscience

a/ Qu'est ce que la liberté de conscience ?

Les ennemis de l'Eglise ont grandement abusé de ce terme. Beaucoup de catholiques l'emploient sans discernement et augmentent la confusion des idées.

C'est là cependant, pour les âmes, une question de vie ou de mort. Il n'est pas permis à un catholique de pactiser avec l'erreur. C'est une grave imprudence et une complaisance coupable, de laisser entendre aux ennemis de l'Eglise que nous sommes d'accord avec eux.

Le mot "liberté de conscience" s'entend et se lit partout. Nous avons dit que la liberté est la faculté de choisir entre les moyens qui conduisent à un but.

Rappelons que la conscience est l'intelligence même de l'homme en tant qu'il a connaissance de lui-même et se rend compte de ses actes et de leur moralité.

Le terme liberté de conscience a 2 sens

- l'un catholique,

- l'autre révolutionnaire.

  • Sens catholique

On peut entendre la liberté de conscience en ce sens que l'homme, dans sa conduite privée et publique, a le droit, comme le dit Léon XIII, dans « Libertas »

"de suivre, d'après la conscience de son devoir, la volonté de Dieu, et d'accomplir ses préceptes, sans que rien puisse l'en empêcher. Cette liberté, la vraie liberté, la liberté digne des enfants de Dieu, qui protège si glorieusement la dignité de la personne humaine, est au-dessus de toute violence et de toute oppression, et elle a toujours été l'objet des vœux de l'Eglise et de sa particulière affection. C'est cette liberté que les apôtres ont revendiqué avec tant de constance, que les apologistes ont défendu dans leurs écrits, qu'une foule innombrable de martyrs ont consacrée de leur sang. Et ils ont eu raison; car la grande et très juste puissance de Dieu sur les hommes, et d'autre part le grand et le suprême devoir des hommes envers Dieu trouvent l'un et l'autre dans cette liberté chrétienne un éclatant témoignage. Elle n'a rien de commun avec des dispositions factieuses et révoltées, et d'aucune façon, il ne faudrait se la figurer comme réfractaire à l'obéissance due à la puissance publique; car ordonner et exiger l'obéissance aux commandements n'est un droit de la puissance humaine qu'autant qu'elle n'est pas en désaccord avec la puissance divine et qu'elle se renferme dans les limites que Dieu lui a marquées."

On le voit, cette liberté de conscience est l'opposé de celle que prônent les libéraux.

Au lieu d'être une enflure de la raison humaine qui s'admire, s'adore elle-même et se révolte contre Dieu, la liberté de conscience, au sens catholique, est la liberté de soumettre sa conscience, c'est à dire sa raison et sa volonté, à la pensée et à la volonté de Dieu; c'est la liberté de servir Dieu, armée d'une sainte audace qui ne se laissera pas intimider ou détourner de son devoir par aucune puissance créée.

Elle est "au-dessus de toute violence et de toute oppression".

Elle tient en bride les passions.

Elle méprise les flatteries.

Elle brave le respect humain et ne rend jamais aux caprices de César, ni aux préjugés de la foule un hommage qui n'est dû qu'à Dieu seul.

Elle refuse d'édifier sur le sable mouvant des opinions humaines, et demeure fixée sur le roc inébranlable, immuable de l'éternelle vérité.

  • Au sens révolutionnaire et libéral

La liberté de conscience, c'est le prétendu droit de penser, de croire, ce que l'on veut même en religion et en morale; de répandre à son gré, ses opinions dans la foule, par la parole ou par la presse, ou par tout autre moyen.

Au nom de la liberté de conscience, l'homme est maître de choisir sa religion, ou de n'en avoir aucune.

S'il veut bien en choisir une, il en prend ce qui lui convient et laisse le reste.

Il prend par exemple dans la religion catholique les vérités que sa raison trouve acceptables, mais il rejette les autres, principalement les mystères.

L'homme a donc, de par la liberté de conscience, des droits naturels vis à vis de Dieu, ou mieux, contre Dieu.

Telle est la théorie du libéralisme. Il la formule parfois autrement, peu importe, c'est le sens le plus ordinaire du terme "liberté de conscience".

b/ Que penser de la liberté de conscience au sens libéral ?

La liberté de conscience est - une absurdité

- une impiété

- un délire

- une peste

  • une absurdité

Car cette doctrine repose tout entière sur une erreur capitale. Cette erreur, c'est l'indépendance de la raison même.

Dans son encyclique "Libertas" après avoir exposé la nature de la liberté humaine, Léon XIII continue en ces termes:

"Si on entend la liberté, légitime et honnête, telle que la raison nous décrit, nul n'oserait plus poursuivre l'Eglise de ce reproche qu'on lui jette avec une souveraine injustice, à savoir qu'elle est l'ennemi de la liberté des individus ou de la liberté des Etats. Mais, il en est un grand nombre qui, à l'exemple de Lucifer, de qui est ce mot criminel: "Je ne servirai pas", entendent par le nom liberté tout ce qui n'est qu'une pure et absurde licence. Tels sont ceux qui appartiennent à cette école si répandue et si puissante et qui, empruntant leur nom au mot de liberté, veulent être appelés libéraux ».

Et en effet, ce que sont les partisans

- du naturalisme

- et du rationalisme

en philosophie, les fauteurs du libéralisme le sont dans l'ordre moral et civil, puisqu'ils introduisent dans les mœurs et la pratique de la vie les principes posés par les partisans du naturalisme.

Or, le principe de tout rationalisme, c'est la domination souveraine de la raison humaine, qui refusant l'obéissance due à la raison divine et éternelle, et prétendant ne relever que d'elle-même, ne reconnaît qu'elle seule pour

- principe suprême, )

- source )

- et juge ) de la vérité.

Telle est la prétention des sectateurs du Libéralisme dont Nous avons parlé ; selon eux, il n'y a dans la pratique de la vie aucune puissance divine à laquelle on soit tenu d'obéir, mais chacun est à soi-même sa propre loi. De là, procède cette morale appelée « indépendante » et qui, « sous l'apparence de la liberté », détournant la volonté de l'observation des divins préceptes, conduit l'homme à une licence illimitée.

Sans doute, au sens physique, l'homme a le pouvoir de refuser à Dieu son hommage. Dieu, maître suprême, ne meut point la volonté humaine comme un artisan meut son outil.

Mais moralement, l'homme n'est pas libre de résister à Dieu, ni par conséquent, d'embrasser ou non le catholicisme.

Sa conscience est liée par la loi de Dieu; il est obligé d'obéir à ses ordres.

L'homme n'a pas, contre Dieu, de liberté morale parce qu'il n'est pas indépendant.

La liberté de conscience, qui repose sur cette erreur de l'indépendance humaine, comme sur sa base, est une absurdité.

  • La liberté de conscience est une impiété

Le libre penseur se pose devant Dieu en juge suprême de ce qu'il doit croire ou ne pas croire.

Il choisit dans la religion, ce qui lui plaît.

Par la même, il fait injure à Dieu et se montre impie, parce qu'il suppose, en rejetant certains dogmes

- ou que Dieu s'est trompé en les révélant

- ou qu'il nous a trompés

- ou que sa parole n'est pas digne d'être crue.

Il faut ici observer qu'on se rend également coupable en rejetant toutes les vérités révélées de Dieu ou bien en refusant seulement d'en croire une partie.

Dans les 2 cas, c'est une injure faite à Dieu.

Sa révélation, c'est sa parole.

Il parle pour être cru

pour l'être sur parole.

C'est son droit.

La pensée divine et la parole qui la traduit dominent de haut les opinions de la foule et les sottes prétentions de la libre pensée.

Dieu, quand il parle pour révéler une vérité, un mystère, fait acte d'autorité, aussi bien que quand il intime un ordre.

L'homme doit croire comme il doit obéir, et la foi même est un acte de soumission.

Toute défiance de l'orgueil humain vis à vis de la parole du souverain maître est - une insulte

- un crime de lèse majesté.

  • La liberté de conscience est un délire et une peste

Il suffit d'écouter Grégoire XVI dans "mirari vos".

Après avoir flétri énergiquement l'indifférentisme.

"Cette opinion funeste, répandue par la fourberie des méchants, qu'on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut de l'âme, pourvu qu'on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité", le pape continue

"De cette source empoisonnée de l'indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu'on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l'Église et de l'État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d'impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh ! "quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l'erreur ! " disait saint Augustin. En voyant ôter ainsi aux hommes tout frein capable de les retenir dans les sentiers de la vérité, entraînés qu'ils sont déjà à leur perte par un naturel enclin au mal, c'est en vérité que Nous disons qu'il est ouvert ce " puits de l'abîme ", d'où saint Jean vit monter une fumée qui obscurcissait le soleil, et des sauterelles sortir pour la dévastation de la terre. De là, en effet, le peu de stabilité des esprits ; de là, la corruption toujours croissante des jeunes gens ; de là, dans le peuple, le mépris des droits sacrés, des choses et des lois les plus saintes ; de là, en un mot, le fléau le plus funeste qui puisse ravager les États ; car l'expérience nous l'atteste et l'antiquité la plus reculée nous l'apprend : pour amener la destruction des États les plus riches, les plus puissants, les plus glorieux, les plus florissants, il n'a fallu que cette liberté sans frein des opinions, cette licence des discours publics, cette ardeur pour les innovations."

Dans "quanta cura", Pie IX parle en ces termes de "la liberté de conscience".

"En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement des sociétés, ils (les tenants du naturalisme) n'hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, funeste, on ne peut plus fatale à l'Église catholique et au salut des âmes, et que Notre Prédécesseur d'heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire savoir que : " La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme ; qu'il doit être proclamé et assuré dans tout Etat bien constitué ; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement leurs opinions, quelles qu'elles soient, par la parole, par l'impression ou autrement, sans que l'autorité ecclésiastique ou civile puisse la limiter ". Or, en soutenant ces affirmations téméraires, ils ne pensent pas, ils ne considèrent pas qu'ils prêchent une liberté de perdition, et que " s'il est toujours permis aux opinions d'entrer en conflit, il ne manquera jamais d'hommes qui oseront résister à la vérité et mettre leur confiance dans le verbiage de la sagesse humaine, vanité extrêmement nuisible que la foi et la sagesse chrétienne doivent soigneusement éviter, conformément à l'enseignement de Jésus-Christ lui-même "

Ce passage que je viens de citer renferme donc une condamnation solennelle, prononcée par Pie IX contre la liberté de conscience, celle des cultes et celle de la presse. C'est un coup décisif porté aux libertés modernes prônées comme des conquêtes de la révolution.

Pie IX, usant de la plénitude de son autorité ajoute en effet:

"Nous réprouvons, par Notre autorité apostolique, Nous proscrivons, Nous condamnons, Nous voulons et ordonnons que tous les enfants de l'Eglise catholique tiennent pour réprouvées, proscrites et condamnées, toutes et chacune des mauvaises opinions et doctrines signalées en détail dans les présentes lettres."

Quelles sont ces propositions (XV, XVI, XVII et XVIII) condamnées au Syllabus ?

XV - Il est libre à chaque homme d'embrasser et de professer la religion qu'il aura réputée vraie d'après la lumière de la raison.

XVI - Les hommes peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans le culte de n'importe quelle religion.

XVII - Au moins doit-on bien espérer du salut éternel de tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Eglise du Christ.

XVIII - Le protestantisme n'est pas autre chose qu'une forme diverse de la même vraie religion catholique, forme dans laquelle on peut être agréable à Dieu aussi bien que dans l'Eglise Catholique.

Dans l'encyclique "Libertas", Léon XIII fait tout au long le procès de la liberté de conscience.

Tout catholique doit donc condamner sans réserve, comme l'Eglise le condamne, la liberté de conscience au sens vulgaire, c'est-à-dire au sens révolutionnaire.

On dit couramment, dans le peuple, que chacun doit suivre ses idées, même en matière de religion; que toutes les religions sont bonnes.

Voilà des formules qui couvrent des erreurs très graves.

Non, l'homme n'a pas le droit de choisir entre la vérité et l'erreur, pas plus qu'entre le bien et le mal.

Il n'a pas davantage le droit de s'y montrer indifférent.

Nous sommes trop souvent témoins de complaisances qui sont de véritables lâchetés. L'ignorance ne les excuse pas toujours.

En 1899, à la chambre des députés, un orateur tenait le langage suivant (CF. Journal officiel)

"A nous catholiques et à nos frères les religieux, on fait des reproches immérités quand on nous présente comme les ennemis du droit le plus sacré de l'humanité, le droit à la liberté de conscience."

Pour être compris, à la chambre des députés, l'orateur ne pouvait parler que de la liberté de conscience au sens libéral. C'est bien celle-là que l'Eglise a condamnée, et tous les catholiques doivent la condamner avec elle, n'en déplaise à l'orateur.

La "semaine religieuse de Cambrai" avait répondu en ces termes

"L'humanité a le droit et le devoir de se soumettre à la loi de Dieu et d'accepter la vérité que Dieu daigne lui révéler. C'est là son droit et son devoir le plus sacré. Réclamer la liberté de conscience, en présence de l'autorité divine qui impose une croyance et une loi, c'est ce qu'ont fait Lucifer et ses anges; c'est ce que l'humanité n'a point plus qu'eux le droit de faire"

Donc, non, la liberté de conscience n'est pas un droit de l'humanité. Le droit sacré est d'abord le droit de Dieu; son droit d'être écouté, d'être cru sur parole, d'être obéi sans réplique.

Le droit sacré de l'humanité est celui qu'elle a reçu de Dieu et que Dieu même a sanctionné.

C'est le droit de connaître la vérité, de n'être pas trompé, égaré par les hérétiques et les faux-prophètes de la libre pensée. C'est le droit d'être mis à l'abri de l'empoisonnement moral qui est la suite naturelle des libertés modernes.

Répétons avec le pape

"Tout ce que ces libertés contiennent de bon, tout cela est aussi ancien que la vérité. Ce qui s'y est ajouté de nouveau apparaît à qui cherche le vrai comme un élément corrompu, produit par le trouble des temps et par l'amour désordonné du changement"

Comment résumer ce que nous venons de dire sur le sujet ?

Résumons sous forme de réponse à une objection courante.

Objection - L'homme a reçu de Dieu la liberté

- Donc il est libre - de penser à son gré

- de vouloir

- d'agir

1 - L'homme a reçu de Dieu la liberté physique.

Dieu ne violente pas sa volonté dans le choix qu'elle fait des moyens pour arriver au but.

2 - L'homme a reçu de Dieu la liberté morale de choisir entre plusieurs choses permises.

3 - L'homme n'a pas la liberté morale de désobéir à Dieu, à sa volonté, à sa loi naturelle ou révélée,

ni même de désobéir à une loi humaine quand elle est juste.

Le propre de la loi est en effet de lier sa volonté à celle de Dieu,

d'obliger la conscience de la créature raisonnable.

Dieu reste le maître. Il entend bien n'abdiquer jamais.

"Je ne donnerai pas ma gloire à un autre" (Isaïe, XLVII,8)

L'intérêt de l'homme, bien compris, à la lumière de l'éternité, lui enjoint aussi de se soumettre.

Abbé Xavier Beauvais,

conseiller doctrinal de Civitas