Follow by Email

samedi 28 février 2015

Mgr. Luc Ravel : "La cause de l’homme, le camp de Dieu s’incarne dans l’homme, la famille, la nation" - Pèlerinage de Chartres Pentecôte - Notre-Dame de Chrétienté

Mgr. Luc Ravel : "La cause de l'homme, le camp de Dieu s'incarne dans l'homme, la famille, la nation" - Pèlerinage de Chartres Pentecôte - Notre-Dame de Chrétienté

Mgr Luc Ravel, évêque aux Armées, écrit dans la revue diocésaine de février 2015 quelques réflexions pertinentes après les attentats, en comparant notre situation, partagée entre les islamistes et les libertaires, aux résistants français qui ne devaient pas rallier le communisme contre le nazisme. Extraits :

"(...) Dans toute guerre, la tendance facile consiste à se mettre dans le camp du bien contre des ennemis empêtrés dans celui du mal. Ainsi nous plaçons-nous dans le camp de la liberté contre l'islamisme obscurantiste. Mais concrètement est-ce aussi simple ? En luttant contre le terrorisme à revendication religieuse, en face des islamistes, sommes-nous pour autant dans le camp du bien tout pur ? Ne risquons-nous pas d'être aspirés dans une spirale libertaire et suicidaire avec qui nous partageons le même combat, contre le terrorisme, mais pas nécessairement les mêmes certitudes ? Dans la Résistance, il y avait de nombreux communistes. Pour autant, devions-nous adhérer à l'idéologie communiste en résistant contre le nazisme ? Nous y sommes. (...)
Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies. D'un côté, l'idéologie qui caricature Dieu au mépris de l'homme. De l'autre, l'idéologie qui manipule l'homme au mépris de Dieu.
D'un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l'autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République.
Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bienpensants. L'idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l'idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L'IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. Alliés pour la France avec d'autres, nous devons faire front contre les attaques terroristes explicites. Mais, pour autant, nous ne devons pas cautionner les folies de l'euthanasie, du mariage pour tous et autres caricatures de Charlie-Hebdo. Que faire ?
L'histoire n'est pas neuve. Il s'agit de faire corps avec son pays, mais de refuser les idéologies qui le traversent. Etre russe, sans être soviétique, chinois sans être communiste, allemand sans être nazi. Les idéologies ne font que passer. Au regard de l'histoire, leur durée de vie est plus courte que leurs propagandistes ne le pensent. (...)
Reconnaître toutes les idéologies, leur virulence, leur opposition (souvent l'une révèle l'autre). N'en suivre aucune : les dénoncer symétriquement et systématiquement. Ne pas en construire une autre, à mi-chemin entre les deux. (...)
Le chrétien n'est pas apatride : sur terre, il appartient à des communautés dont deux sont d'institution divine, la famille et la nation. Où en sont-elles ?
De cette discipline découlent trois missions concrètes, c'est le camp du chrétien et son action particulière dans la guerre:
Il va à l'homme individuel. Il va vers lui, en épousant ses joies et ses espoirs... tout ce qui le rapproche de cet homme blessé lui convient mais le partage de la même misère est le meilleur raccourci pour aller à l'autre.
Il défend la famille. Car c'est la première communauté d'hommes et de femmes concrets qu'il rencontre et sans laquelle il finit par imploser dans sa solitude. Le pape François aux Philippines (16.01.2015) s'écrie : « Comme nous avons su dire non à la colonisation politique, nous devons dire non à toute forme de colonisation idéologique qui viserait à détruire la famille. »
Il prend part à la dynamique de son pays. Et s'il doit combattre dans les rangs de son armée, il le fait sans honte et sans retenue. Car se faisant, il ne prend pas la cause de telle ou telle idéologie semée dans sa nation ; les poilus de 14 ne prenaient pas fait et cause pour l'anticléricalisme régnant en se battant pour la France. Le catholique allemand devait être dans les rangs allemands et le catholique français dans les rangs français.
La cause de l'homme, le camp de Dieu s'incarne ainsi dans l'homme, la famille, la nation. A nous de nous intégrer à fond dans l'homme, la famille et la France.
Guerre compliquée, donc, parce que nous sommes courageux mais aussi lucides. Nous voulons défendre la France mais sans être pris en otage par une revue de misère. Nous voulons nous opposer au terrorisme islamique sans donner raison au terrorisme contre Dieu. Nous serons courageux avec les autres mais nous serons lucides pour les autres en questionnant.
Par exemple, à force de laïcité (agressive) n'avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu entre de bien mauvaises mains ? A force de le cacher dans un placard, n'avons-nous pas laissé le saint Nom de Dieu moisir en milieu de haine ? Certaines questions feront mal à nos élites, docteurs de la Loi, gardiens du Temple.
Comment aussi demander aujourd'hui à des musulmans droits et de bonne volonté de s'intégrer à une France qui leur est présentée comme une somme de valeurs libertaires, irréligieuses, amorales ? L'intégration en France ne doit pas présupposer l'assimilation à des valeurs déifiées et erronées. On peut, on doit demander l'intégration à la France mais pas à la caricature de la France. (...)"

Deuxième dimanche de Carême (Rite Extraordinaire)


careme-2
Évangile selon saint Matthieu 17, 1-9
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère, et les emmena à l'écart sur une haute montagne. Alors il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la neige. Et voici que leur apparurent Moise et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : « Seigneur, il nous est bon d'être ici ; si tu veux, je vais y dresser trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. » Il parlait encore, quand une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et une voix dit, de la nuée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; il a tout mon amour : écoutez-le » à ces mots, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur. Mais Jésus, s'approchant, les toucha et leur dit : « Relevez-vous ; soyez sans crainte. » Levant alors les yeux, ils ne virent plus que Jésus, seul. Comme ils descendaient de la Montagne, Jésus leur fit cette défense : « Ne parlez à personne de ce que vous avez vu, Jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. »

Lorsque le Père dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me complais, écoutez-le », n'entendit-on pas clairement :  ; « Celui-ci est mon Fils » pour qui être de moi et être avec moi est une réalité qui échappe au temps ? Car ni celui qui engendre n'est antérieur à l'engendré, ni l'engendré n'est postérieur à celui qui l'engendre.

« Celui-ci est mon Fils » : de moi ne le sépare pas la divinité, ne le divise pas la puissance, ne le distingue pas l'éternité. « Celui-ci est mon Fils », non adoptif, mais propre, non créé d'ailleurs, mais engendré de moi, non d'une autre nature et rendu comparable à moi, mais né de mon essence, égal à moi. « Celui-ci est mon Fils », « par qui tout a été fait et sans qui rien n'a été fait » ; tout ce que je fais, il le fait pareillement, et tout ce que j'opère, il l'opère avec moi inséparablement et sans différence.

« Celui-ci est mon Fils » qui ne convoita pas de ravir le rang qui l'égalait à moi et ne s'en est pas emparé par usurpation ; mais demeurant dans la condition de ma gloire pour exécuter notre commun dessein de réparer la race humaine, il abaissa jusqu'à la condition d'esclave l'immuable divinité. Celui-ci en qui je prends pour tout ma complaisance, dont la prédication me manifeste, dont l'humilité me glorifie, écoutez-le sans hésitation, car il est, lui, vérité et vie, il est ma puissance et ma sagesse.

S. Léon
Ce n'est ni Moïse ni Élie qui prennent la parole, mais c'est le Père, qui est au-dessus d'eux tous, qui fait entendre sa voix du sein de la nuée, afin que les disciples ne puissent douter que cette voix vient de Dieu, car Dieu apparaît ordinairement dans une nuée, comme il est écrit dans le livre des Psaumes (Ps 97) : « Une nuée est autour de lui, et l'obscurité l'environne », c'est ce que nous voyons ici : « Et une voix vint de la nuée », etc.
S. Jean Chrysostome (hom. 56)
Soyez donc sans crainte, Pierre : si Dieu est puissant, il est évident que son Fils a une puissance égale à la sienne ; s'il en est aimé, n'ayez aucune crainte ; personne ne trahit et n'abandonne celui qu'il aime. Or, vous ne l'aimez pas autant que l'aime son Père ; car il n'aime pas seulement son Fils parce qu'il l'a engendré, mais parce qu'il n'a qu'une seule et même volonté avec lui. « Dans lequel j'ai mis toute mon affection ». C'est-à-dire dans lequel je repose et que j'ai pour agréable, parce qu'il remplit avec zèle toutes les volontés de son Père. Sa volonté est la même que celle de son Père ; si donc il veut souffrir la mort de la croix, ne vous y opposez pas.
S. Jean Chrysostome (hom. 56)
Comme ils étaient étendus à terre et ne pouvaient se relever, il s'approcha avec bonté et les toucha, pour dissiper ainsi leur crainte, et fortifier leurs membres affaiblis : « Mais Jésus s'étant approché, les toucha ». Il les avait guéris en les touchant, il complète leur guérison par cette parole de commandement : « Levez-vous, et ne craignez point ». Il chasse d'abord la crainte, afin de pouvoir ensuite les instruire.
S. Jérôme

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

RORATE CÆLI: Pell as Thomas More and Cardinal Fisher: "I will not bend to the Marriage!"

RORATE CÆLI: Pell as Thomas More and Cardinal Fisher: "I will not bend to the Marriage!"


Let no one be fooled: the current incessant notes and gossip about Cardinal Pell's brilliant job in reorganizing the finances of the Holy See/Vatican City State are not really about money... They are about his brave and unbending defense of the very words spoken by Our Lord Jesus Christ Himself on marriage, divorce, and adultery. Even the Italian journalists make fun of the sudden "reappearance" of Vatileaks, once again involving the Secretariat of State, and now directed not against Benedict XVI (not a threat anymore since his resignation), or Cardinal Burke, duly demoted, but Pell, who must be forced out.  As Sir Thomas More and Cardinal John Fisher, Pell is in the way and must go.


Which is why the Cardinal's short note on marriage and Henry VIII needs to be published and made known as widely as possible. That is why he is being bothered: it's not about numbers and expenses at all, it's all about the "new doctrine" on marriage...


By Cardinal George Pell

THURSDAY, FEBRUARY 26 2015


Interestingly, Jesus' hard teaching that "what therefore God has joined together, let no man put asunder" (Mt 19:6) follows not long after his insistence to Peter on the necessity of forgiveness (see Mt 18:21–35).


It is true that Jesus did not condemn the adulterous woman who was threatened with death by stoning, but he did not tell her to keep up her good work, to continue unchanged in her ways. He told her to sin no more (see Jn 8:1–11).


One insurmountable barrier for those advocating a new doctrinal and pastoral discipline for the reception of Holy Communion is the almost complete unanimity of two thousand years of Catholic history on this point. It is true that the Orthodox have a long-standing but different tradition, forced on them originally by their Byzantine emperors, but this has never been the Catholic practice.


One might claim that the penitential disciplines in the early centuries before the Council of Nicaea were too fierce as they argued whether those guilty of murder, adultery, or apostasy could be reconciled by the Church to their local communities only once—or not at all. They always acknowledged that God could forgive, even when the Church's ability to readmit sinners to the community was limited.


Such severity was the norm at a time when the Church was expanding in numbers, despite persecution. It can no more be ignored than the teachings of the Council of Trent or those of Saint John Paul II or Pope Benedict XVI on marriage can be ignored. Were the decisions that followed Henry VIII's divorce totally unnecessary?

Info Adoration (Noyon)

 

Info Messes (Noyon)

 

De la Constitución pastoral Gaudium et spes, sobre la Iglesia en el mundo actual, del Concilio Vaticano segundo (Núms. 9-10) LOS INTERROGANTES MÁS PROFUNDOS DEL HOMBRE


El mundo moderno aparece a la vez poderoso y débil, capaz de lo mejor y de lo peor, pues tiene abierto el camino para optar entre la libertad o la esclavitud, entre el progreso o el retroceso, entre la fraternidad o el odio. El hombre sabe muy bien que está en su mano el dirigir correctamente las fuerzas que él ha desencadenado y que pueden aplastarlo o salvarlo. Por ello se interroga a sí mismo.
En realidad, los desequilibrios que fatigan al mundo moderno están conectados con ese otro desequilibrio fundamental que hunde sus raíces en el corazón humano.
Son muchos los elementos que se combaten en el propio interior del hombre. A fuer de criatura, el hombre experimenta múltiples limitaciones; se siente, sin embargo, ilimitado en sus deseos y llamado a una vida superior.
Atraído por muchas solicitaciones, tiene que elegir y que renunciar. Más aún, como débil y pecador, no es raro que haga lo que no quiere y deje de hacer lo que querría llevar a cabo. Por ello siente en sí mismo la división, que tantas y tan graves discordias provoca en la sociedad.
Son muchísimos los que, tarados en su vida por el materialismo práctico, no quieren saber nada de la clara percepción de este dramático estado, o bien, oprimidos por la miseria, no tienen tiempo para ponerse a considerarlo. Muchos piensan hallar su descanso en una interpretación de la realidad, propuesta de múltiples maneras.
Otros esperan del solo esfuerzo humano la verdadera y plena liberación de la humanidad y abrigan el convencimiento de que el futuro reino del hombre sobre la tierra saciará plenamente todos sus deseos.
Y no faltan, por otra parte, quienes, desesperando de poder dar a la vida un sentido exacto, alaban la audacia de quienes piensan que la existencia carece de toda significación propia y se esfuerzan por darle un sentido puramente subjetivo.
Sin embargo; ante la actual evolución del mundo, son cada día más numerosos los que se plantean o los que acometen con nueva penetración las cuestiones más fundamentales: ¿Qué es el hombre? ¿Cuál es el sentido del dolor, del mal, de la muerte, que, a pesar de tantos progresos hechos, subsisten todavía? ¿Qué valor tienen las victorias logradas a tan caro precio? ¿Qué puede dar el hombre a la sociedad? ¿Qué puede esperar de ella? ¿Qué hay después de esta vida temporal?
Cree la Iglesia que Cristo, muerto y resucitado por todos, da al hombre su luz y su fuerza por el Espíritu Santo, a fin de que pueda responder a su máxima vocación, y que no ha sido dado bajo el cielo a la humanidad otro nombre en el que haya de encontrar la salvación.
Igualmente cree que la clave, el centro y el fin de toda la historia humana se hallan en su Señor y Maestro.
Afirma además la Iglesia que bajo la superficie de lo cambiante hay muchas cosas permanentes, que tienen su último fundamento en Cristo, quien existe ayer, hoy y para siempre.



http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

From the pastoral constitution on the Church in the modern world of the Second Vatican Council (Gaudium et spes, Nn. 9-10) Man’s deeper questionings

The world of today reveals itself as at once powerful and weak, capable of achieving the best or the worst. There lies open before it the way to freedom or slavery, progress or regression, brotherhood or hatred. In addition, man is becoming aware that it is for himself to give the right direction to forces that he himself has awakened, forces that can be his master or his servant. He therefore puts questions to himself.

The tensions disturbing the world of today are in fact related to a more fundamental tension rooted in the human heart. In man himself many elements are in conflict with each other. On one side, he has experience of his many limitations as a creature. On the other, he knows that there is no limit to his aspirations, and that he is called to a higher kind of life.

Many things compete for his attention, but he is always compelled to make a choice among them, and to renounce some. What is more, in his weakness and sinfulness he often does what he does not want to do, and fails to do what he would like to do. In consequence, he suffers from a conflict within himself, and this in turn gives rise to so many great tensions in society.

Very many people, infected as they are with a materialistic way of life, cannot see this dramatic state of affairs in all its clarity, or at least are prevented from giving thought to it because of the unhappiness that they themselves experience.

Many think that they can find peace in the different philosophies that are proposed.

Some look for complete and genuine liberation for man from man's efforts alone. They are convinced that the coming kingdom of man on earth will satisfy all the desires of his heart.

There are those who despair of finding any meaning in life: they commend the boldness of those who deny all significance to human existence in itself, and seek to impose a total meaning on it only from within themselves.

But in the face of the way the world is developing today, there is an ever increasing number of people who are asking the most fundamental questions or are seeing them with a keener awareness: What is man? What is the meaning of pain, of evil, of death, which still persist in spite of such great progress? What is the use of those successes, achieved at such a cost? What can man contribute to society, what can he expect from society? What will come after this life on earth?

The Church believes that Christ died and rose for all, and can give man light and strength through his Spirit to fulfill his highest calling; his is the only name under heaven in which men can be saved.

So too the Church believes that the center and goal of all human history is found in her Lord and Master.

The Church also affirms that underlying all changes there are many things that do not change; they have their ultimate foundation in Christ, who is the same yesterday, today and for ever.

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

من وثيقة المجمع الفاتيكاني الثاني "فرح ورجاء" في "الكنيسة في عالم اليوم". (رقم 9- 10) في قضايا الإنسان الكبرى



يَظهَرُ عالمُ اليومِ قويًّا وضعيفًا في الوقتِ نفسِه، قادراً على عَمَلِ الأفضلِ والأسوأ، بحسبِ الطَّريقِ التي يسلكُها: طريقِ الحُرّيّةِ أو العُبودية، التقدُّمِ أو الرُّجوعِ إلى الوراء، الأُخوَّةِ أو البَغضاء. ويُدرِكُ الإنسانُ أنَّ بيدِه قوَّةَ التَّوجيهِ الصَّحيحِ للقِوَى التي أطلقَها هو نفسُه، والتي تَقدِرُ أن تدمِّرَه أو تَخدُمَه. ولهذا عليه أن يسائِلَ نفسَه.
إن اللاّتوازنَ الذي يُعاني منه العالمُ اليومَ هو في الحقيقةِ مرتبطٌ بعدمِ التَّوازنِ الأعمق، والموجودةُ جذورُه في قَلبِ الإنسان.
في الإنسانِ نفسِه عناصرُ عديدةٌ تتصارعُ. فهو، من جهة يجدُ نفسَه مقيَّدًا بحدودٍ كثيرةٍ لأنّه مخلوق، بينما هو من جهةٍ أخرى غيرُ محدودٍ في رَغَباتِه، ويشعرُ أنّه مدعوٌّ إلى حياةٍ أسمى.
وبين هذه المُشادّات الضَاغِطَةِ يُضطَرُّ أبداً إلى أن يختارَ بعضَ الأمورِ وأن يَرفُضَ بعضَها. وفي ضعفِه وميلِه إلى الخطيئة، غالبًا ما يفعلُ ما لا يُريدُ، ولا يفعلُ ما يريدُ فعلُه. فيُعاني من الانقسامِ في نفسِه، ومِن هذا الانقسامِ الذَّاتيِّ يَنشأُ في المُجتمعِ قدَرٌ كبيرٌ من الخُصومَاتِ الشَّديدة.
كثيرون في الحقيقةِ همُ الذين غَرِقَتْ حياتُهم عمليًّا في المادَّة،ِ فأصبحوا غيرَ قادرِين على رُؤيةِ هذه الحالةِ المأسويّةِ رؤيةً واضحة. وغيرُهم أرهقَهم العَوَزُ فلم يتمكَّنوا من الالتِفات إليها.
وكثيرون غيرُهم يعتبرون أنّهم يَجِدُون طُمأنينَتَهم في ما يُقدَّمُ لهم من تَفسيراتٍ مُختلِفةٍ للكائنات. 
وينتظرُ البعضُ تحريرَ الجنسِ البشريِّ الحقيقيَّ والكاملَ من جهودِ الإنسانِ وحدَها، وهم مقتنعون أنَّ الملكوتَ البشريَّ المتوقَّعَ على الأرضِ سوف يُشبِعُ جميعَ رَغَباتِ القلب.
بل وهنالك من يَئِسَ من كلِّ شيءٍ في الحياة، وامتدحَ جُرأةَ من قالوا إنَّ حياةَ الإنسانِ خاليةٌ في ذاتِها من كُلِّ معنى، وحاولوا أن يجعلوا لها معنى من عندِهم وبمحضِ جهودِهم البشريّة.
ومع ذلك، ومع تطوُّرِ العالمِ الحاضرِ، يزدادُ كلَّ يومٍ عددُ الذين يطرحون الأسئلةَ الأساسيّةَ أو تنبَّهوا لها من جديدٍ وظهرَتْ لهم بصورة حادّة: ما الإنسانُ؟ وما معنى الألمِ والشرِّ والموتِ، وكلُّها أمورٌ باقيةٌ بالرغمِ من كلِّ التقدُّم المحقَّق؟ فما نفعُ هذه الانتصاراتِ بهذا الثَّمنِ الغالي؟ وماذا يستطيعُ الإنسانُ أن يُقدِّمَ للمُجتمع، وماذا يُمكنُه أن ينتظرَ منه؟ وماذا بعدَ هذه الحياةِ الأرضيّة؟
أمَّا الكنيسةُ فإنّها تؤمنُ بأنَّ المسيحَ، الذي ماتَ وقامَ لأجلِ الجميع، يُقدِّمُ للإنسان، بوسَاطةِ الرُّوحِ القدس، من النُّورِ والقُوّةِ ما يُمكِّنُه من الاستجَابةِ لدعوتِه السَّامية. وليسَ تحتَ السَّماءِ اسمٌ آخرُ أُعطِيَ للنَّاسِ به يَقدِرون أن يَخلُصوا.
وهي تؤمنُ أيضًا بأنَّ مفتاحَ تاريخِ البشريّةِ ومركزَه وغايتَه هو عند ربِّها ومعلِّمِها.
وإلى ذلك، تؤكِّدُ الكنيسةُ أنَّ هناك مع التَغيُّراتِ كُلِّها أمورًا كثيرةً لا تتغيَّرُ، أساسُها هو المسيح، الذي هو هوَ في الأمسِ واليومَ وإلى الأبَد.

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

ACTES DU CONCILE VATICAN II : L'Église dans le monde de ce temps. Les questions les plus profondes de l'homme.


Le monde actuel apparaît à la fois comme puissant et faible, capable du meilleur et du pire ; le chemin qui s'ouvre devant lui est celui de la liberté ou de la servitude, du progrès ou de la régression, de la fraternité ou de la haine. En outre, l'homme découvre qu'il lui appartient de bien diriger les forces qu'il a mises en mouvement et qui peuvent l'écraser ou le servir. C'est pourquoi il s'interroge.

En vérité, les déséquilibres dont souffre le monde actuel sont liés à un déséquilibre plus fondamental, qui a sa racine dans le cœur même de l'homme.

C'est en l'homme lui-même, en effet, que de nombreux éléments se combattent. D'une part, comme créature, il lit l'expérience de ses multiples limites ; d'autre part, il se sent illimité dans ses désirs et appelé à une vie supérieure, sollicité par tant d'appels, il est sans cesse contraint de choisir entre eux et d'en abandonner quelques-uns. En autre, faible et pécheur, il accomplit souvent ce qu'il ne veut pas et n'accomplit point ce qu'il voudrait. C'est donc en lui-même qu'il souffre division, et c'est de là que naissent au sein de la société des discordes si nombreuses et si profondes.

Certes, beaucoup d'hommes, dont la vie est imprégnée de matérialisme pratique, sont détournés par là d'une claire conception de cette situation dramatique ; ou bien, accablés par la misère, ils sont dans l'impossibilité d'y prêter attention. Un grand nombre d'entre eux pensent trouver leur tranquillité dans les multiples explications du monde qui leur sont proposées. Certains attendent du seul effort de l'homme la libération véritable et complète du genre humain ; ils se persuadent que le règne futur de l'homme sur la terre comblera tous les vœux de son cœur. Beaucoup, désespérant du sens de la vie, exaltent les audacieux qui, jugeant l'existence humaine dénuée par elle-même de toute signification, tentent de lui donner, par leur seule inspiration, tout son sens.

Néanmoins, il y en a de plus en plus qui, devant l'évolution présente du monde, se posent les questions les plus fondamentales ou les perçoivent avec une acuité nouvelle : Qu'est-ce que l'homme ? Que signifient la souffrance, le mal, la mort, qui subsistent malgré tant de progrès ? À quoi bon ces victoires payées d'un si grand prix ? Qu'est-ce que l'homme peut apporter à la société ? Que peut-il attendre d'elle ? Qu'arrivera-t-il après cette vie terrestre ?

L'Église, quant à elle, croit que par son Esprit le Christ, mort et ressuscité pour tous, offre à l'homme lumière et forces pour lui permettre de répondre à sa très haute vocation. Elle croit qu'il n'est pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes par lequel ils doivent être sauvés. Elle croit aussi que l'on trouve la clé, le centre et la fin de toute histoire humaine en son Maître et Seigneur. Elle affirme en outre qu'à travers tous les changements bien des choses demeurent qui ont leur fondement ultime dans le Christ, le même hier, aujourd'hui et à jamais.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu » ( Dt 26, 16-19 )


Lecture du livre du Deutéronome

Moïse disait au peuple d'Israël :

          « Aujourd'hui le Seigneur ton Dieu te commande

de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances.

Tu veilleras à les pratiquer

de tout ton cœur et de toute ton âme.

          Aujourd'hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration :

lui sera ton Dieu ;

toi, tu suivras ses chemins,

tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances,

tu écouteras sa voix.

          Aujourd'hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration :

tu seras son peuple, son domaine particulier,

comme il te l'a dit,

tu devras garder tous ses commandements.

          Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire

toutes les nations qu'il a faites,

et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu,

comme il l'a dit. »

 

                        – Parole du Seigneur.

Psaume : ( 118 (119), 1-2, 4-5, 7-8 )


R/

Heureux ceux qui marchent
suivant la loi du Seigneur !

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !


Toi, tu promulgues des préceptes
à observer entièrement.
Puissent mes voies s'affermir
à observer tes commandements !


D'un cœur droit, je pourrai te rendre grâce,
instruit de tes justes décisions.
Tes commandements, je les observe :
ne m'abandonne pas entièrement.

Evangile : Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ( Mt 5, 43-48 )


Acclamation :

Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. Voici maintenant le moment favorable,  voici maintenant le jour du salut. Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.

(2 Co 6, 2)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu'il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez- vous ?
Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites- vous d'extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

28 février 2015
Samedi, 1ère Semaine de Carême
violet de la férie

 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones

vendredi 27 février 2015

Synod’s chief organizer seized books by top cardinals defending Church’s marriage teachings: report | News | LifeSite

https://www.lifesitenews.com/news/synods-chief-organizer-blocked-book-by-top-cardinals-defending-churchs-marr

De la Gloria del Olivo (I)

De la Gloria del Olivo (I)
Escrito por P. Alfonso Gálvez. Publicado en Escritos del P. Alfonso


El Mayor y Mejor guardado Secreto de la Iglesia Postconciliar

(Primera Parte)

1. Introducción

De la Gloria del Olivo, traducido del latín De Gloria Olivæ, es el lema que la lista de Papas de la llamada Profecía de San Malaquías atribuye a Benedicto XVI.[1]

Advierto de antemano que no voy a insistir en lo ya dicho en mi ensayo sobre Pedro Romano. Es bien sabido que es ésta una profecía de carácter privado (aunque reconocida como seria), y de ahí que no goce de sanción oficial alguna. Por otra parte, tampoco ha sido nunca aprobada ni rechazada por la Iglesia. Por lo que existen razones para que cualquiera se sienta libre de aceptarla o rechazarla. Tampoco pienso repetirme en lo ya dicho de que nos encontramos dentro del ámbito de las hipótesis, por lo que resulta innecesario insistir en que no pretendo establecer demostración alguna. Con lo que queda abierto el campo a las variadas y diversas opiniones u objeciones que los lectores puedan ofrecer, dentro del acostumbrado y mutuo respeto que siempre suele guardarse entre personas serias.

Bien entendido que lo dicho en cuanto a que nos encontramos en el terreno de las hipótesis se refiere solamente a la interpretación del lema De la Gloria del Olivo con respecto a la persona de Benedicto XVI, así como al entorno de su Pontificado.

 Pero de ningún modo en cuanto al juicio sobre el pensamiento del Cardenal J. Ratzinger y las consecuencias de su Pontificado una vez convertido en Papa Benedicto XVI.[2] Las reflexiones aquí expuestas son fruto de un estudio serio y prolongado del tema, en la medida en que ha sido posible a alguien que actúa movido por la buena fe y el amor a la verdad. Con todo, sólo pretenden mover a reflexión a las personas de buena voluntad y carentes de prejuicios, a fin de que las consideren si lo juzgan oportuno con el fin de establecer sus propias conclusiones. Y contando siempre, por supuesto, con la falibilidad de los juicios humanos y el amor a la verdad por parte de unos y de otros.

 Dicho esto, aún conviene añadir que el tema a tratar es tan delicado como para esperar de antemano que su enfoque será rechazado por la mayoría de los lectores. Muchos de los cuales, movidos a escándalo, se apresurarán a arrojarme a los leones. Todo ello debido a que lo que significa la persona de J. Ratzinger--Benedicto XVI, unida al conjunto de su Pontificado, es un tema casi enteramente desconocido por la inmensa mayoría de los católicos.

Es bien conocida la aureola de bondad, sabiduría y excelencia que se fue creando en torno a su persona después de su renuncia al Papado. Sin embargo, aun sin negar para nada la veracidad de las cualidades que se le atribuyen, estoy convencido de que mucho ha contribuido a la creación de la aureola la Propaganda del Sistema, bien conocedora por cierto de la naturaleza humana. A medida que transcurría el Pontificado de su sucesor, el actual Papa reinante Francisco, y conforme aumentaba el descontento del sector de católicos llamados tradicionalistas, así como el estupor de la inmensa mayoría restante incluidos a la vez progresistas y neocatólicos, la comparación entre uno y otro se imponía.

El Papa Francisco, que aparecía como Papa malo para unos y como Papa desconcertante para otros,[3] fue dando lugar en una gran masa de católicos a un sentimiento de añoranza con respecto al Papa dimitido. Ante lo reconocido para algunos como alguien encuadrado dentro de la categoría de Papa rechazable, pronto fue apareciendo otro contrapuesto como incluido en la de menos mala para pasar enseguida a la de buena e incluso pronto a la de muy buena. La psicología de masas actúa así, por más que lo haga de un modo inconsciente.

El hedonismo reinante en la sociedad occidental, junto al absoluto rechazo de todos los valores cristianos que ha desembocado en una general apostasía, ha conducido a la gran masa de católicos a pactar una opción ---más o menos consciente--- con la mentira y adoptar una actitud contraria a todo lo que suponga lo que ordinariamente se llama complicarse la vida. Así se ha dado lugar a que el mayor número de católicos haya pasado, sin plantearse problemas, a formar parte de una Nueva Iglesia regida por los principios de la teología progresista. La insignificante circunstancia de que tal Iglesia sea o no la fundada por Jesucristo les importa un bledo, si queremos hablar in roman paladino. Por otra parte, la actitud de no complicarse la vida conlleva necesariamente la pérdida de memoria, que es otra circunstancia que induce a que nadie recuerde para nada el desastre que supuso para la Iglesia el Pontificado del Papa Benedicto XVI. Un Pontificado que no fue sino la culminación del empezado por Juan XXIII, que fue luego continuado y amplificado en sus efectos por el de Pablo VI, superado después por el de Juan Pablo II, para ser por fin apuntillado por el Papa Francisco, según dicen los tradicionalistas al mismo tiempo que aseguran que están amparados por la contundencia de los hechos.

El comentario que voy a exponer sobre el lema de La Gloria del Olivo en cuanto a que corresponde al Papa Benedicto XVI, tiene su principal fundamento en el huracán destructor que arrasó a la Iglesia durante y a causa de su Pontificado (anunciado ya por los fuertes vientos que comenzaron a soplar desde Juan XXIII). Una situación que a su vez vino a significarse como la Víspera de la Gran Desolación ocurrida y consumada después bajo Pedro Romano, último de los Papas según la Profecía de San Malaquías. Y dado que afirmación tan seria no puede aparecer como fruto de ocurrencias arbitrarias subjetivas y sin fundamento, por supuesto que va a requerir la aportación de una diversidad de argumentos que traten de justificarla. Aunque teniendo en cuenta, de todas formas, la necesidad de atenerse a la obligación de resumir y compendiar, puesto que intentar otra cosa supondría un grueso volumen cuya elaboración no es el objeto de este trabajo.

Tal intento, dentro de la introducción al presente Ensayo, supone dos partes de las cuales es la segunda la más importante.

La primera de ellas, que como ya hemos dicho no es la decisiva, se refiere a los hechos que definieron el Pontificado de Benedicto XVI. No los vamos a referir sino de manera sucinta, puesto que son bien conocidos a pesar de que, como ya dijimos arriba, hayan sido olvidados por el común de los católicos.

En justicia no debe dejar de mencionarse, en plan de sincero agradecimiento en este caso, la promulgación de su Motu Proprio Summorum Pontificum (año 2007), por el que reglamentaba y restituía la Liturgia Romana que había estado en vigor hasta el año 1962, declarando la licitud de la Misa Tradicional que Pablo VI había declarado (falsamente) como que hubiera sido abrogada. Desgraciadamente el Motu Proprio apenas si tuvo consecuencias prácticas, por la resistencia de los Obispos y la debilidad del Papa para imponerlo. En general una característica muy propia de su Pontificado, que la mayoría, precisamente por eso, consideraron frustrado por la falta de decisiones positivas.

En cuanto a los hechos y sucesos desafortunados de su Pontificado, nos limitaremos a mencionar, casi como de paso, la continuación por su parte de la infausta política de Juan Pablo II sobre los llamados Encuentros de Asís, y que bajo el pretexto de ecumenismo (a todas luces falso), tanto daño y desolación ha ocasionado a la Iglesia. Desde el momento de difundirse la doctrina según la cual todas las religiones son válidas, y útiles igualmente como instrumento de salvación, la identidad única y necesidad de la Santa, Católica, Apostólica y Romana pasó a ser un cuento de hadas para el común de los católicos. Decir otra cosa es faltar a la verdad.

No vamos a pararnos en cuestiones como el desgraciado asunto de la gestión de las finanzas vaticanas que tuvo lugar bajo su Pontificado, los escándalos suscitados a propósito del fundador de los Legionarios de Cristo, las filtraciones de documentos de la diplomacia romana y tantas otras que, si bien no se le pueden imputar personalmente y de manera directa, no se puede decir lo mismo acerca de muchas de sus estridentes declaraciones entre las cuales, como botón de muestra, no vamos a recordar aquí sino la referente a la licitud del uso de los preservativos en determinadas circunstancias.[4]

Pero todo eso, lejos de ser lo más importante, no es sino lo que el pueblo llano calificaría como peccata minuta. Pues la verdadera influencia de la persona del Papa Benedicto XVI radica en su pensamiento. Sus teorías inmanentistas e historicistas sobre la Tradición Viviente y la Hermenéutica de la Continuidad, y más que nada sus doctrinas sobre la Evolución de los Dogmas (nada de fórmulas fijas, puesto que toda verdad depende de las circunstancias del momento histórico y de la reflexión del hombre sobre el dato revelado), difuminaron una Doctrina que hasta entonces había sido considerada como revelada, fija, inmutable, y fundamento de todo el basamento sobre el que se levanta la Roca que es la Iglesia. Ahora el Edificio ya podía tambalearse, como de hecho sucedió. Hablaremos de todo eso en capítulos posteriores.

Como es lógico, y según tantas veces hemos repetido, todo esto pasa desapercibido para el común del Pueblo cristiano. Como tampoco se dan cuenta quienes añoran al Papa dimitido y rechazan al Papa reinante, que en realidad no existe absolutamente ninguna diferencia ideológica entre uno y otro:

Diarquía o no, lo cierto es que no hay argumentos para subrayar en exceso la discontinuidad entre ambos pontificados. Es cierto que las formas, a las que volveremos a aludir, marcan una gran distancia entre el que fuera profesor universitario alemán y el jesuita porteño. Pero tampoco cabe olvidar las líneas maestras de la actuación de Bergoglio al frente del episcopado de Buenos Aires al que fue elevado por Juan Pablo II en 1992 (y al cardenalato en 2001), descritas magistralmente en artículos y libros como los de Antonio Caponneto. Que el perfil doctrinal del entonces cardenal Bergoglio era, en muchos aspectos, muy semejante al de Joseph Ratzinger lo afirmaba Giorgo Bernardelli en Febrero de 2013; es decir, antes de que Bergoglio se convirtiera en Francisco. No es necesario, pues, recurrir a las fantasías y a las conspiranoias para detectar que, por debajo de las enormes diferencias de origen, carácter y formación, entre Ratzinger y Bergoglio, late una profunda continuidad en la "operación sucesión" llevada a cabo entre Febrero y Marzo de 2013.[5]

Y por si a alguien le quedaba alguna duda, podemos valernos de un hecho significativo, entre los muchos a elegir y escogido entre los más recientes:

En el inquietante discurso que pronunció en la ceremonia de erección de los nuevos cardenales (14, Febrero, 2015), el Papa Francisco, manejando una original interpretación de los textos evangélicos, delimitó claramente las dos facciones distintas que las decisiones que el Sínodo de la Familia del próximo Octubre 2015 previsiblemente van a provocar en la Iglesia. Del discurso parece desprenderse que el Papa Francisco, incluso conociendo el peligro de la situación según algunos deducen de sus palabras, está decidido a establecer una nueva doctrina que nada tiene que ver con la Ley divina ni con la Tradición. Por lo que, a no ser que Dios intervenga, la posibilidad de un cisma se vislumbra en el horizonte. Por más que la cristiandad, una vez más y como siempre, ni siquiera parezca haberse enterado.

El llamado Papa Emérito Benedicto XVI estuvo presente en la ceremonia y escuchó el discurso. Pero nadie fue capaz de percibir en su persona, ni en ese momento ni tampoco después, el menor gesto de disconformidad o la más mínima palabra de recusación. De manera que hechos están ahí, como para hacer pensar a cualquiera.

 (Continuará)


[1] Acerca de la credibilidad de esta profecía y de sus orígenes históricos, puede verse el breve resumen contenido en mi estudio sobre Pedro Romano, Introducción y Primera Parte.

[2] Lo que se va a decir aquí sobre el pensamiento de J. Ratzinger vale igualmente para el de Benedicto XVI. No se conoce ningún documento o alocución en los que el Pontífice hubiera rectificado en lo más mínimo su pensamiento como Cardenal o en las etapas previas de su vida.

[3] El adjetivo desconcertante puede ser tomado aquí en variados sentidos. Si para muchos ha significado admiración, para otros ha significado asombro y confusión. De todos modos, desconcertante para todo el mundo.

[4] Hablar de algo permitido en ciertas circunstancias, o utilizando expresiones semejantes como la de en caso de razones graves abren la puerta, como todo el mundo sabe, al uso indiscriminado y arbitrario de lo que la gente desea.

[5] Padre Ángel David Martín Rubio, en adelantelafe. com, 12, Febrero, 2015.

RORATE CÆLI: German Church declares independence before the 2015 Synod: "We are not a Roman Subsidiary"/ "We will preach the Gospel on our own."

RORATE CÆLI: German Church declares independence before the 2015 Synod: "We are not a Roman Subsidiary"/ "We will preach the Gospel on our own."

The Lutheran Spirit: "Here I stand: I can do no other."

[NOTE: This article quotes statements by Cardinal Marx, Archbishop of Munich and Chairman of the German Bishops' Conference, and Bishop Bode, Bishop of Osnabrück, thus two of the three bishops chosen as delegates for the synod. They were made to journalists during the spring meeting of the German bishops' conference. Below are its main excerpts, with emphases added by us. The main point seems to be the new German Bishops' attitude of moving on alone, which could indicate that they foresee that they will not be able to "guide" the Synod as easily as they had thought possible. Blackmail is in the air in the German Conference... ]

RORATE CÆLI: "The Next Synod is a Battle between Christ and the Antichrist: - On whose side will you stand?"

http://rorate-caeli.blogspot.fr/2015/02/the-next-synod-is-battle-between-christ.html?m=1

LE MIROIR DE LA CHARITÉ, D'AELRED DE RIEVAULX « Aimez vos ennemis »



Rien ne nous encourage tant à l'amour des ennemis, en lequel consiste la perfection de l'amour fraternel, que de considérer avec gratitude l'admirable patience duplus beau des enfants des hommes. Il a tendu son beau visage aux impies pour qu'ils le couvrent de crachats. Il les a laissés mettre un bandeau sur ces yeux qui d'un signe gouvernent l'univers. Il a exposé son dos au fouet. ~ Il a soumis aux pointes des épines sa tête, devant laquelle doivent trembler princes et puissants. Il s'est livré lui-même aux affronts et aux injures. Et enfin il a supporté patiemment la croix, les clous, la lance, le fiel, le vinaigre, demeurant au milieu de tout cela plein de douceur et de sérénité. Il fut mené comme une brebis à l'abattoir, il s'est tu comme un agneau devant celui qui le tondait, et il n'ouvrit pas la bouche. ~ 

En entendant cette admirable parole, pleine de douceur, d'amour et d'imperturbable sérénité : Père pardonne-leur, que pourrait-on ajouter à la douceur et à la charité de cette prière ?

Et pourtant le Seigneur ajouta quelque chose. Il ne se contenta pas de prier, il voulut aussi excuser ; Père, dit-il, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils sont sans doute de grands pécheurs, mais ils en ont à peine conscience ; c'est pourquoi, Père, pardonne-leur. Ils crucifient, mais ils ne savent pas qui ils crucifient, car s'ils l'avaient su, ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. C'est pourquoi, Père, pardonne-leur. Ils pensent qu'il s'agit d'un transgresseur de la Loi, d'un usurpateur de la divinité, d'un séducteur du peuple. Je leur ai dissimulé mon visage. Ils n'ont pas reconnu ma majesté. C'est pourquoi, Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font.

Pour apprendre à aimer, que l'homme ne se laisse donc pas entraîner par les impulsions de la chair. Et afin de n'être pas pris par cette convoitise, qu'il porte toute son affection à la douce patience de la chair du Seigneur. Pour trouver un repos plus parfait et plus heureux dans les délices de la charité fraternelle, qu'il étreigne aussi ses ennemis dans les bras du véritable amour.

Mais afin que ce feu divin ne diminue pas à cause des injures, qu'il fixe toujours les yeux de l'esprit sur la sereine patience de son bien-aimé Seigneur et Sauveur.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

Del Espejo de caridad, del beato Elredo, abad (Libro 3, cap. 5: PL 195, 582) EL AMOR FRATERNO, A IMITACIÓN DE CRISTO


La perfección de la caridad consiste en el amor a los enemigos. A ello nada nos anima tanto como la consideración de aquella admirable paciencia con que el más bello de los hombres ofreció su rostro, lleno de hermosura, a los salivazos de los malvados; sus ojos, cuya mirada gobierna el universo, al velo con que se los taparon los inicuos; su espalda a los azotes; su cabeza, venerada por los principados y potestades, a la crueldad de las espinas; toda su persona a los oprobios e injurias; aquella admirable paciencia, finalmente, con que soportó la cruz, los clavos, la lanzada, la hiel y el vinagre, todo ello con dulzura, con mansedumbre, con serenidad. En resumen, como cordero llevado al matadero, como oveja ante el esquilador, enmudecía y no abría la boca.

¿Quién, al oír aquellas palabras, llenas de dulzura, de amor, de inmutable serenidad: Padre, perdónalos, no se decide al momento a amar de corazón a sus enemigos? Padre -dice-, perdónalos. ¿Puede haber una oración que exprese mayor mansedumbre y amor?

Hizo más aún: le pareció poco orar; quiso también excusar. «Padre -dijo-, perdónalos, porque no saben lo que hacen. Su pecado ciertamente es muy grande, pero su conocimiento de causa muy pequeño; por eso, Padre, perdónalos. Me crucifican, es verdad, pero no saben a quién crucifican, porque, si lo hubieran conocido, nunca hubieran crucificado al Señor de la gloria; por eso, Padre, perdónalos. Ellos me creen un transgresor de la ley, un usurpador de la divinidad, un seductor del pueblo. Les he ocultado mi faz, no han conocido mi majestad; por eso, Padre, perdónalos, porque no saben lo que hacen.»

Por tanto, que el amor del hombre a sí mismo no se deje corromper por las apetencias de la carne. Para no sucumbir a ellas, que tienda con todo su afecto a la mansedumbre de la carne del Señor. Más aún, para que repose de un modo más perfecto y suave en el gozo del amor fraterno, que estreche también a sus enemigos con los brazos de un amor verdadero.

Y, para que este fuego divino no se enfríe por el impacto de las injurias, que mire siempre, con los ojos de su espíritu, la serena paciencia de su amado Señor y Salvador.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

From the Mirror of Love by Saint Aelred, abbot (Lib 3, 5: PL 195, 382) Christ, the model of brotherly love

The perfection of brotherly love lies in the love of one's enemies. We can find no greater inspiration for this than grateful remembrance of the wonderful patience of Christ. He who is more fair than all the sons of men offered his fair face to be spat upon by sinful men; he allowed those eyes that rule the universe to be blindfolded by wicked men; he bared his back to the scourges; he submitted that head which strikes terror in principalities and powers to the sharpness of the thorns; he gave himself up to be mocked and reviled, and at the end endured the cross, the nails, the lance, the gall, the vinegar, remaining always gentle, meek and full of peace.

In short, he was led like a sheep to the slaughter, and like a lamb before the shearers he kept silent, and did not open his mouth.

Who could listen to that wonderful prayer, so full of warmth, of love, of unshakeable serenity—Father, forgive them—and hesitate to embrace his enemies with overflowing love?Father, he says, forgive them. Is any gentleness, any love, lacking in this prayer?

Yet he put into it something more. It was not enough to pray for them: he wanted also to make excuses for them. Father, forgive them, for they do not know what they are doing. They are great sinners, yes, but they have little judgment; therefore, Father, forgive them. They are nailing me to the cross, but they do not know who it is that they are nailing to the cross: if they had known, they would never have crucified the Lord of glory;therefore, Father, forgive them.They think it is a lawbreaker, an impostor claiming to be God, a seducer of the people. I have hidden my face from them, and they do not recognise my glory; therefore, Father, forgive them, for they do not know what they are doing.

If someone wishes to love himself he must not allow himself to be corrupted by indulging his sinful nature. If he wishes to resist the promptings of his sinful nature he must enlarge the whole horizon of his love to contemplate the loving gentleness of the humanity of the Lord. Further, if he wishes to savor the joy of brotherly love with greater perfection and delight, he must extend even to his enemies the embrace of true love.

But if he wishes to prevent this fire of divine love from growing cold because of injuries received, let him keep the eyes of his soul always fixed on the serene patience of his beloved Lord and Savior.

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

من الكتاب "مرآة المحبّة" للطوباوي الرِّيدِي (Ethlered) رئيس دير Rievaulx (في بلاد الإنجليز). (الكتاب 3، 5: PL 195، 582) المحبّة الأخويّة تجعلنا شبيهين بالمسيح



لا شيءَ يحمِلُنا على محبَّةِ الأعداءِ التي هي كمالُ المحبّةِ الأخويّةِ مثلُ التأمُّلِ في الصَّبرِ العجيبِ الذي تحَلَّى به ذاك الذي هو "أجملُ بني آدمَ" ( مزمور 44: 3)، لمّا قدَّمَ وجهَه البهيَّ ليُبصَقَ عليه، وسمحَ للأثَمَةِ بأن يَعصِبوا عينَيْه التي تُديرُ الكونَ برمشةٍ منها، وعرضَ جنبَه للجَلدِ، وأَخضَعَ لحدَّةِ الشوكِ رأسَه الذي يُرهِبُ الرئاساتِ والسَّلاطين، وتحمَّل الإهاناتِ والشَّتائم. وقبِلَ أخيرًا بصبرٍ الصَّليبَ والمساميَر والرُّمحَ والخلَّ والمُرَّ. وفي ذلك كلِّه ظلَّ وديعًا حليمًا هادئًا. 
وأخيرًا كانَ "كَحَمَلٍ سِيقَ إلَى الذَّبحِ، كَنَعجَةٍ صَامِتَةٍ أمَامَ الَّذِينَ يَجُزُّونَهَا، وَلَم يَفتَحْ فَاهُ" (أشعيا53: 7).
مَن يسمعُ هذا الصَّوتَ العجيبَ، كلُّه عذوبة، كلُّه محبَّة، كلُّه صفاءٌ وطمأنينة: "يَا أبتِ اغفِرْ لهم" (لوقا 23: 34)، ولا يعانقَ فورًا بكلِّ محبّةٍ أعداءَه؟ قال: "يا أبتِ اغفِرْ لهم". أيَّ حِلمٍ، أيَّ محبَّةٍ كانَ يمكنُه أن يُضيفَ بعدُ إلى صلاتِه.
ولكنَّه أضافَ. لم يكتفِ بالصَّلاةِ من أجلِهم، بل طلبَ العُذرَ لهم. قال: "يا أبتِ اغفِرْ لهم لأنّهم لا يعلمون ما يفعلون". هم خطأةٌ كبارٌ وأمّا فَهمُهم فقليل، ولهذا، يا أبتِ اغفِرْ لهم. هم يَصلِبُونه، ولكنَّهم لا يعلمون مَن يصلبون، لأنّهم لو "عَرَفُوا لمَا صلبوا ربَّ المجد" (1 قورنتس 2: 8). ولهذا، يا أبتِ اغفِرْ لهم. قالوا إنّه ناقضٌ للشَّريعة، وقالوا إنّه يَدَّعِي الألوهيّة، وقالوا إنّه مضلِّلٌ للشَّعب. لقد أخفَيْتُ وجهي عنهم فلم يعرفوا جلالي، ولهذا، يا أبتِ اغفِرْ لهم لأنّهم لا يعلمون ما يفعلون.
ولهذا إن أحبَّ الإنسانُ نفسَه فلا يُفسِدْها بمتعةِ الجسد. وحتى لا يصابَ بفسادِ شهوةِ الجسدِ لِيوجِّهْ كلَّ حبِّه إلى جلالِ جسدِ الربّ. وحتى تزدادَ محبّتُه الأخويّةُ كمالا وعذوبةً، لِيَفتَحْ ذراعَيْه ويعانِقْ أعداءَه بمحبَّةٍ حقيقيّة.
وحتى لا تَفتُرَ هذه النَّارُ الإلهيّةُ بسببِ المظالمِ التي يتعرَّضُ لها، لِيَنظُرْ دائمًا بعقلِه وقلبِه إلى صبرِ المخلِّصِ وصَفائِه.

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Prendrais- je donc plaisir à la mort du méchant, et non pas plutôt à ce qu'il se détourne de sa conduite et qu'il vive ? » ( Ez 18, 21-28 )


Lecture du livre du prophète Ézékiel

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Si le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a commis,
s'il observe tous mes décrets,
s'il pratique le droit et la justice,
c'est certain, il vivra, il ne mourra pas.
On ne se souviendra d'aucun des crimes qu'il a commis,
il vivra à cause de la justice qu'il a pratiquée.
Prendrais- je donc plaisir à la mort du méchant
– oracle du Seigneur Dieu –,
et non pas plutôt à ce qu'il se détourne de sa conduite
et qu'il vive ?
Mais le juste, s'il se détourne de sa justice et fait le mal
en imitant toutes les abominations du méchant,
il le ferait et il vivrait ?
Toute la justice qu'il avait pratiquée,
on ne s'en souviendra plus :
à cause de son infidélité et de son péché,
il mourra !
Et pourtant vous dites :
« La conduite du Seigneur n'est pas la bonne. »
Écoutez donc, fils d'Israël :
est- ce ma conduite qui n'est pas la bonne ?
N'est- ce pas plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice,
commet le mal, et meurt dans cet état,
c'est à cause de son mal qu'il mourra.
Si le méchant se détourne de sa méchanceté
pour pratiquer le droit et la justice,
il sauvera sa vie.
Il a ouvert les yeux
et s'est détourné de ses crimes.
C'est certain, il vivra, il ne mourra pas.


– Parole du Seigneur.

Psaume : ( 129 (130), 1-2, 3-4, 5-6ab, 7bc-8 )


R/

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !


Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.


J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.


Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

Evangile : « Va d'abord te réconcilier avec ton frère » ( Mt 5, 20-26 )


Acclamation :

Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance.

(Ez 18, 31)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas
celle des scribes et des pharisiens,
vous n'entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu'un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu'un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu'un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l'autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l'autel,
va d'abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets- toi vite d'accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu'on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n'en sortiras pas
avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

27 février 2015
Vendredi, 1ère Semaine de Carême
violet de la férie
 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones

jeudi 26 février 2015

Info Messes (Noyon)

 

من مواعظ القديس أَستِيرْيوس أسقف أماصْيَا (في شمال تركيا اليوم) (العظة 13: PG 40، 355- 358 و362) لنقتدِ بمثالِ الرعايةِ الذي قدَّمَه لنا الربّ


إن أردْتُم أن تكونوا مثلَ اللهِ الذي خُلِقْتُم على صورتِه فاقتدوا بمثالِه. أنتم مسيحيّون، وهذا الاسمُ نفسُه كرامةٌ لكم وللإنسانيّة، فاقتدُوا بمحبّةِ المسيح.
تأمّلوا في غِنَى صلاحِ الله. لمّا أرادَ أن يأتيَ إلى الإنسانِ عن طريقِ الإنسان، أرسلَ أمامَه يوحنا دليلًا ومبشِّرًا بالتَّوبة، وقبلَ يوحنا أرسلَ الأنبياءَ كلَّهم، فعلَّموا النَّاسَ ليتوبوا ويعودوا إلى الطَّريقِ ويرتدّوا إلى سيرةٍ أفضلَ.
ولمّا جاءَ هتفَ هو نفسُه بفمِه: "تَعَالَوْا إلَيَّ جَمِيعًا، أيُّهَا المُرهَقُونَ المُثقَلُونَ، وَأنَا أُرِيحُكُم" (متى 11: 28). وكيف عاملَ الذين سمعوا صوتَه؟ منحَهم فورًا مغفرةَ خطاياهم، وخلَّصَهم بسرعةٍ وفي اللحظةِ نفسِها من كلِّ مَضَايِقِهم: الكلمةُ قدَّسَهم، والرُّوحُ ثبَّتَهم، والإنسانُ القديمُ فيهم دُفِنَ في مياهِ المعموديّةِ، والمولودُ جديدًا أزهرَ وأَينَعَ بالنِّعمة. 
وماذا حصلَ بعدَ ذلك؟ الذي كانَ عدوًّا صارَ صديقًا. والغريبُ صارَ ابنًا. والخاطئُ صارَ مقدَّسًا ووَرِعًا.
لنقتدِ بمثالِ الرِّعايةِ الذي قدَّمَه لنا الرَّبُّ: َلْنَتأمَّلْ في الأناجيل، وَلْنَقتَدِ بمثالِ الصَّلاحِ والعنايةِ الذي نراه فيها كفي مرآةٍ.
ففي الأمثالِ والتَّشابيهِ التي وردَتْ فيها أرى راعيًا كان يَرعَى مئةَ خروف. ولمّا ابتعدَ واحدٌ منها وشردَ تائهًا عن القطيع، لم يبقَ مع المئةِ التي ظلَّتْ تَرعَى بنظام، بل ذهبَ يبحثُ عنه، فتجوّلَ في الأوديةِ الكثيرةِ والغابات، وتسلَّقَ الجبالَ الشَّاقّةَ والشَّاهقة، وسارَ في القفارِ بمشقَّةٍ كبيرةٍ يبحثُ حتى وجدَ الخروفَ الضَّالّ. 
ولمّا وجدَه لم يضرِبْه، ولا دفعَه دفعًا بالقوَّةِ إلى القطيع، بل حملَه على كَتِفَيْه وعاملَه باللِّين حتى أعادَه إلى القطيع، وقد شعرَ بفرحٍ لوجودِ هذا الخروفِ أكبرَ من فرحِه بالخرافِ الباقية. لِنَتأمَّلْ في التَّشبيهِ والرَّمزِ الكامنِ في هذا المثل. فالخروفُ هنا لا يَعنِي فقط خروفًا ما، ولا الرَّاعي هو أيُّ راعٍ، بل هناك معنى آخَرُ للمَثَلِ.
تتضمَّنُ هذه الأمثالُ تعاليمَ مقدَّسة. فهي تعلِّمُنا ألّا نعتبرَ أيَّ إنسانٍ هالكًا وميئوسًا منه. وإذا تعرَّضَ أحدٌ للخطرِ لا نُهمِلْه، ولا نتَلَكّأْ في مدِّ يدِ المساعدةِ إليه، فنعيدَ إلى الطَّريقِ السَّوِيِّ هؤلاء الذين حادوا عنه وتاهوا، ونفرحَ بعودتِهم، ونضمَّهم إلى حياةِ الجماعةِ الصَّالحةِ والورِعة.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

From a homily by Saint Asterius of Amasea, bishop (Hom. 13: PG 40, 355-358, 362) Be shepherds like the Lord

You were made in the image of God. If then you wish to resemble him, follow his example. Since the very name you bear as Christians is a profession of love for men, imitate the love of Christ.

Reflect for a moment on the wealth of his kindness. Before he came as a man to be among men, he sent John the Baptist to preach repentance and lead men to practice it. John himself was preceded by the prophets, who were to teach the people to repent, to return to God and to amend their lives. Then Christ came himself, and with his own lips cried out: Come to me, all you who labor and are overburdened, and I will give you rest. How did he receive those who listened to his call? He readily forgave them their sins; he freed them instantly from all that troubled them. The Word made them holy; the Spirit set his seal on them. The old Adam was buried in the waters of baptism; the new man was reborn to the vigor of grace.

What was the result? Those who had been God's enemies became his friends, those estranged from him became his sons, those who did not know him came to worship and love him.

Let us then be shepherds like the Lord. We must meditate on the Gospel, and as we see in this mirror the example of zeal and loving kindness, we should become thoroughly schooled in these virtues.

For there, obscurely, in the form of a parable, we see a shepherd who had a hundred sheep. When one of them was separated from the flock and lost its way, that shepherd did not remain with the sheep who kept together at pasture. No, he went off to look for the stray. He crossed many valleys and thickets, he climbed great and towering mountains, he spent much time and labor in wandering through solitary places until at last he found his sheep.

When he found it, he did not chastise it; he did not use rough blows to drive it back, but gently placed it on his own shoulders and carried it back to the flock. He took greater joy in this one sheep, lost and found, than in all the others.

Let us look more closely at the hidden meaning of this parable. The sheep is more than a sheep, the shepherd more than a shepherd. They are examples enshrining holy truths. They teach us that we should not look on men as lost or beyond hope; we should not abandon them when they are in danger or be slow to come to their help. When they turn away from the right path and wander, we must lead them back, and rejoice at their return, welcoming them back into the company of those who lead good and holy lives.

http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

De las homilías de san Asterio de Amasea, obispo (Homilía 13: PG 40, 355-358. 362) IMITEMOS EL ESTILO PASTORAL QUE EMPLEÓ EL MISMO SEÑOR


Si queréis emular a Dios, puesto que habéis sido creados a su imagen, imitad su ejemplo. Vosotros, que sois cristianos, que con vuestro mismo nombre estáis proclamando la bondad, imitad la caridad de Cristo.
Pensad en los tesoros de su benignidad, pues, habiendo de venir como hombre a los hombres, envió previamente a Juan como heraldo y ejemplo de penitencia, y, por delante de Juan, envió a todos los profetas, para que indujeran a los hombres a convertirse, a volver al buen camino y a vivir una vida fecunda.
Luego, se presentó él mismo, y clamaba con su propia voz: Venid a mí todos los que estáis cansados y agobiados, y yo os aliviaré. ¿Y cómo acogió a los que escucharon su voz? Les concedió un pronto perdón de sus pecados, y los liberó en un instante de sus ansiedades: la Palabra los hizo santos, el Espíritu los confirmó, el hombre viejo quedó sepultado en el agua, el nuevo hombre floreció por la gracia. Y qué ocurrió a continuación? El que había sido enemigo se convirtió en amigo, el extraño resultó ser hijo, el profano vino a ser sagrado y piadoso.
Imitemos el estilo pastoral que empleó el mismo Señor; contemplemos los evangelios, y, al ver allí, como en un espejo, aquel ejemplo de diligencia y benignidad, tratemos de aprender estas virtudes.
Allí encuentro, bosquejada en parábola y en lenguaje metafórico, la imagen del pastor de las cien ovejas, que, cuando una de ellas se aleja del rebaño y vaga errante, no se queda con las otras que se dejaban apacentar tranquilamente, sino que sale en su busca, atraviesa valles y bosques, sube a montañas altas y empinadas, y va tras ella con gran esfuerzo, de acá para allá por los yermos, hasta que encuentra a la extraviada.
Y, cuando la encuentra, no la azota ni la empuja hacia el rebaño con vehemencia, sino que la carga sobre sus hombros, la acaricia y la lleva con las otras, más contento por haberla encontrado que por todas las restantes. Pensemos en lo que se esconde tras el velo de esta imagen.
Esta oveja no significa, en rigor, una oveja cualquiera, ni este pastor es un pastor como los demás, sino que significan algo más. En estos ejemplos se contienen realidades sobrenaturales. Nos dan a entender que jamás desesperemos de los hombres ni los demos por perdidos, que no los despreciemos cuando se hallan en peligro, ni seamos remisos en ayudarlos, sino que cuando se desvían de la rectitud y yerran, tratemos de hacerlos volver al camino nos congratulemos de su regreso y los reunamos con la muchedumbre de los que siguen viviendo justa y piadosamente.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

HOMÉLIE DE SAINT ASTÈRE SUR LA CONVERSION L'ami des hommes


Si vous voulez ressembler à Dieu, vous qui avez été créés à son image, imitez votre modèle. Vous êtes chrétiens et ce nom signifie ami des hommes : imitez l'amour du Christ.

Considérez les trésors de sa bonté. Puisqu'il allait se manifester aux hommes par un homme, il envoya devant lui Jean proclamer la conversion et introduire au repentir ; auparavant il avait envoyé tous les prophètes pour enseigner la pénitence.

Puis, lorsqu'il se manifesta, peu après la venue de Jean, de sa propre voix pour montrer qui il était, il s'écria : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. Or, comment a-t-il accueilli ceux qui se rendirent à son appel ? Il leur accorda facilement le pardon de leurs péchés, la délivrance instantanée, immédiate, de leurs peines. Le Verbe les sanctifia, l'Esprit les marqua de son sceau ; l'homme ancien fut enseveli, le nouveau fut engendré en ressuscitant par la grâce.

Et ensuite ? L'inconnu est devenu un familier, l'étranger un fils, le profane un initié, l'impie un consacré. 

Imitons la pastorale du Maître. Penchons-nous sur les Évangiles : comme dans un miroir découvrons-y l'idéal de la sollicitude et de la bonté.

J'y vois, en effet, dans les paraboles, dans des propos imagés, le berger de cent brebis. L'une d'entre elles s'est séparée du troupeau et s'est égarée. Le berger ne resta pas avec celles qui demeuraient en bon ordre et sur le droit chemin. Il bondit à la recherche de l'égarée, franchit nombre de gorges et de précipices, gravit des sommets rocheux, affronta courageusement les déserts, jusqu'à ce qu'il l'eût trouvée.

L'ayant trouvée, sans la frapper ni la pousser violemment pour la ramener au troupeau, il la mit sur son cou, la porta avec douceur et la fit revenir parmi ses compagnes, plus joyeux pour celle-ci que pour la foule des autres. 

Comprenons donc la réalité cachée sous ces images. Cette brebis n'est pas réellement une brebis, et ce berger est tout autre chose qu'un berger. Ce sont là des exemples qui nous enseignent des mystères sacrés. Ne désespérons pas facilement des hommes, ne laissons pas à l'abandon ceux qui sont en péril. Recherchons avec ardeur celui qui est exposé, ramenons-le sur le chemin, réjouissons-nous de son retour et réintégrons-le dans la communauté de ceux qui vivent en vrais fidèles.


http://adoratioiesuchristi.blogspot.fr/

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Je n'ai pas d'autre secours que toi, Seigneur » ( Est 4, 17n.p-r.aa.bb.gg.hh (Néovulgate) )


Lecture du livre d'Esther

En ces jours- là,
la reine Esther, dans l'angoisse mortelle qui l'étreignait,
chercha refuge auprès du Seigneur.
Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu'au soir,
elle disait :
« Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob,
tu es béni.
Viens à mon secours car je suis seule,
et je n'ai pas d'autre défenseur que toi, Seigneur.
Car je vais jouer avec le danger.


Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur,
j'ai appris que ceux qui te plaisent,
tu les libères pour toujours, Seigneur.
Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire
et je n'ai que toi, Seigneur mon Dieu.
Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline,
et mets sur mes lèvres un langage harmonieux
quand je serai en présence de ce lion ;
fais que je trouve grâce devant lui,
et change son cœur :
qu'il se mette à détester celui qui nous combat,
qu'il le détruise avec tous ses partisans.
Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ;
rends-nous la joie après la détresse
et le bien-être après la souffrance. »


– Parole du Seigneur.

Psaume : ( 137 (138), 1-2a, 2bc-3, 7c-8 )


R/

Quand je crie vers toi, Seigneur,
tu réponds à mon appel.

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.


Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au- dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.


Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'œuvre de tes mains.

Evangile : « Quiconque demande reçoit » ( Mt 7, 7-12 )


Acclamation :

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu ;  rends- moi la joie d'être sauvé. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

(Ps 50, 12a.14a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,

Jésus disait à ses disciples :
« Demandez, on vous donnera ;
cherchez, vous trouverez ;
frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ;
qui cherche trouve ;
à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore :
lequel d'entre vous donnera une pierre à son fils
quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent,
quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais,
vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,
combien plus votre Père qui est aux cieux
donnera- t-il de bonnes choses
à ceux qui les lui demandent !
Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous,
faites- le pour eux, vous aussi :
voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

26 février 2015
Jeudi, 1ère Semaine de Carême
violet de la férie 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones

mercredi 25 février 2015

[AELF] Lectures du jour


Lectures de la messe

1ère lecture : « Les gens de Ninive se détournèrent de leur conduite mauvaise » ( Jon 3, 1-10 )


Lecture du livre du prophète Jonas

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas :
« Lève- toi, va à Ninive, la grande ville païenne,
proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive,
selon la parole du Seigneur.
Or, Ninive était une ville extraordinairement grande :
il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine
en proclamant :
« Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu.
Ils annoncèrent un jeûne,
et tous, du plus grand au plus petit,
se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu'au roi de Ninive.
Il se leva de son trône, quitta son manteau,
se couvrit d'une toile à sac, et s'assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive
ce décret du roi et de ses grands :
« Hommes et bêtes, gros et petit bétail,
ne goûteront à rien,
ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac,
on criera vers Dieu de toute sa force,
chacun se détournera de sa conduite mauvaise
et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas,
s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère ?
Et alors nous ne périrons pas ! »


En voyant leur réaction,
et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise,
Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.


– Parole du Seigneur.

Psaume : ( 50 (51), 3-4, 12-13, 18-19 )


R/

Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie moi de mon offense.


Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.


Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Evangile : « À cette génération il ne sera donné que le signe de Jonas le prophète » ( Lc 11, 29-32 )


Acclamation :

Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté ! Maintenant, dit le Seigneur, revenez à moi de tout votre cœur, car je suis tendre et miséricordieux. Gloire à toi, Seigneur, honneur, puissance et majesté !

(cf. Jl 2, 12b.13c)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,

comme les foules s'amassaient,
Jésus se mit à dire :
« Cette génération est une génération mauvaise :
elle cherche un signe,
mais en fait de signe
il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;
il en sera de même avec le Fils de l'homme
pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera
en même temps que les hommes de cette génération,
et elle les condamnera.
En effet, elle est venue des extrémités de la terre
pour écouter la sagesse de Salomon,
et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront
en même temps que cette génération,
et ils la condamneront ;
en effet, ils se sont convertis
en réponse à la proclamation faite par Jonas,
et il y a ici bien plus que Jonas. »


– Acclamons la Parole de Dieu.

25 février 2015
Mercredi, 1ère Semaine de Carême
violet de la férie 

© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones