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dimanche 31 août 2014

Abbé Grosjean : "Les jeunes catholiques ne sont pas prisonniers de nos vieux clivages" - Catholicisme - La Vie

propos recueillis par Henrik Lindell

Créé le 27/08/2014 / modifié le 27/08/2014 à 14h33

© Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC
© Stéphane OUZOUNOFF/CIRIC

Le Père Pierre-Hervé Grosjean est à la tête d'Acteurs d'avenir, une association qui organise des sessions de formation sur l'engagement pour les jeunes étudiants. Il dit ici, avec franchise, sa compréhension de ces jeunes croyants qui s'engagent politiquement au nom de leur foi.

Pour la cinquième année consécutive, vous réunissez à Fontainebleau 200 jeunes pour une session consacrée à l'engagement dans la société. Quel est leur profil ?

Ils ont entre 20 et 25 ans. La plupart sont étudiants. Ils ont souvent déjà un engagement. Beaucoup sont des chefs scouts. Ils ont souvent fait de l'humanitaire et ils ont généralement participé à la mobilisation pour la famille. Ils sont conscients qu'ils ont beaucoup reçu par leurs études et qu'on leur demandera beaucoup. Ils veulent donc beaucoup donner. Ils feront leur métier d'une façon engagée et ils n'imaginent pas des réussites individualistes.

Que leur proposez-vous ?

Nous voulons leur offrir la possibilité de rencontrer des grands décideurs qui mènent des vies engagées. Je pense en effet que les jeunes ont besoin de figures qui montrent qu'une vie unifiée est possible. Ils ont un grand désir de cohérence, car ils assistent souvent au spectacle d'une élite qui a des convictions très faibles. Ils ont besoin qu'on leur montre que leurs convictions chrétiennes ne vont pas les brider, mais donneront au contraire un sens à leurs engagements.

Quels sont les enseignements dispensés à Acteurs d'avenir ?

Le cœur d'Acteurs d'avenir, c'est le partage d'expériences entre décideurs d'aujourd'hui et décideurs de demain. Mais il y a aussi des interventions de théologiens, de philosophes et du cardinal Philippe Barbarin. Ils apportent un regard complémentaire sur un thème abordé par des décideurs. Les jeunes découvriront ainsi que les théologiens peuvent dire des choses intéressantes sur la crise financière, le bien commun, etc. On veut leur offrir une colonne vertébrale intellectuelle et spirituelle solide.

Pourquoi, au fond, avez-vous créé Acteurs d'avenir, alors qu'il y avait déjà d'autres initiatives catholiques sur l'engagement politique ?

En tant que prêtre, j'ai constaté que les jeunes pensaient souvent qu'il était difficile de concilier leur volonté de découvrir le monde dans leurs grandes écoles, leur envie d'entreprendre et de prendre des responsabilités et ce qu'ils pensaient comprendre de l'évangile ou ce qu'on leur disait à l'église. Comme s'il fallait choisir entre les deux. Donc soit ils devenaient schizophrènes, soit des chrétiens du dimanche.
Il fallait donc leur montrer que leur foi chrétienne n'est pas un boulet qui pourrait les brider, mais une chance qui leur donne un fondement.
Deuxièmement, je voulais que l'Eglise sache repérer, accompagner et encourager ces jeunes généreux qui avaient beaucoup reçu. Si on veut demain des dirigeants qui aient un vrai souci de la dignité de la personne humaine et un vrai sens éthique, c'est dès maintenant qu'il faut les préparer.

Selon vous, comment l'intérêt pour le politique évolue-t-il chez les jeunes catholiques ces dernières années ?

Deux choses me frappent. La première est la forte mobilisation pour la famille. Beaucoup de jeunes catholiques se sentent responsables d'un modèle où la famille est comprise et respectée avec la complémentarité père-mère, où la vie est accueillie et respectée dans toutes ses dimensions. Cet héritage dont ils sont porteurs les engage. Ils savent que s'ils ne s'impliquent pas pour défendre le modèle de société auquel ils sont attachés, il peut disparaître. Moi, je vois ces jeunes comme une « minorité créative », dont parlait Benoît XVI. Ils ont compris que l'Histoire pourrait se faire sans eux. Maintenant, ils veulent faire l'Histoire. Je pense aux Veilleurs. Ils ont montré que quelques-uns peuvent faire trembler un pouvoir politique et médiatique et interpeller toute la société. Sans tomber dans l'extrémisme ou la violence.
Deuxièmement, je trouve les jeunes assez libres par rapport aux systèmes partisans. Ils n'aiment pas la logique des partis et ils sont imperméables aux petits arrangements politiciens. Ils ont une attente de figures qui sauront les comprendre et auprès desquelles ils sont prêts à s'engager. En cela, ils sont différents de leurs aînés.

Selon un lieu commun, Acteurs d'avenir rassemble surtout des catholiques de droite. Est-ce vrai ?

J'ai toujours tenu à ce qu'on entende des représentants de couleurs politiques différentes. L'année dernière, on a invité Dominique Potier, député PS. Il a débattu avec Philippe Gosselin, de l'UMP. Cette année, nous avons invité Jean-Philippe Mallé du PS et Jean-Frédéric Poisson du PCD (UMP).
Je peux même vous dire que beaucoup de jeunes ont été positivement impressionnés par Dominique Potier, parce qu'il a su résister au courant majoritaire au sein de son camp qui a défendu le mariage pour tous. Les mêmes sont enthousiasmés par Jean-Frédéric Poisson qui résiste à ceux qui sont favorables au travail dominical dans sa famille politique. L'esprit partisan s'estompe ainsi.
Encore une fois, les jeunes catholiques donnent la prime à la cohérence et à la conviction. Pour cette raison, le PS pose parfois problème car le courant libertaire en son sein est de plus en plus fort. Des chrétiens de gauche le disent eux-mêmes. Par ailleurs, le courant libéral-libertaire dépasse lui aussi le clivage gauche-droite.

Vous êtes donc optimiste ?

Je suis plein d'espérance. La situation est stimulante. L'Histoire se fait avec des minorités créatives. Cette idée de Benoît XVI n'a jamais été aussi vrai pour nous catholiques en France. L'enjeu est immense. Les jeunes sont libres et décomplexés. Si l'Eglise sait être au rendez-vous pour enthousiasmer ces jeunes, ils sauront s'engager.

Sur le plan de la pratique religieuse, quelle est la culture de ces jeunes ? Plutôt classiques, tradis, charismatiques ?

Nos jeunes ne sont pas prisonniers de nos schémas ecclésiaux dans lesquels nous perdons parfois notre temps. Ils se baladent entre tradis et charismatiques. Leurs attachements transcendent les clivages. J'ai pu constater que ce sont les mêmes jeunes qui vont à la messe tradi de Chartres, à la messe charismatique à Paray et à celle de Hautecombe du Chemin Neuf et à la messe classique à Lourdes. Ils sont libres.
Le vrai clivage n'est pas entre tradis et charismatiques, mais entre ceux qui prennent le tournant du christianisme identifié et décomplexé et ceux qui restent dans l'Eglise des années 80 où il faut s'excuser d'être chrétien.

Certains catholiques ont peur de ces jeunes si engagés, si tranchés.

Là, il faut être clair. Les catholiques pratiquants qui pensent que leur engagement est basé sur leur foi sont ceux qui sont descendus dans la rue l'année dernière. Beaucoup d'évêques, comme le cardinal Barbarin, ont su descendre avec eux et s'adresser à eux, tout en les aidant à discerner. Il est vrai que certains évêques, comme par exemple Mgr Simon, étaient sur la réserve, critiquant ces manifestants. En ce qui concerne mon évêque de Versailles, Mgr Éric Aumonier, il a constaté que ces jeunes sont ardents dans leurs convictions et généreux dans leur mobilisation. Il a souhaité leur parler, non pour les brider, mais pour servir leur engagement.
Au fond, on ne fait que suivre l'exemple des différents papes, de Jean-Paul II à François. Le rôle de l'Eglise est de savoir aider ces jeunes laïcs à prendre conscience de leur mission et à les accompagner. Ils sont demandeurs. Ils feront sans ceux qui ont peur d'eux ou qui pensent qu'ils sont trop ceci ou trop cela.

Qu'avez-vous appris de ces jeunes ?

L'Eglise doit se laisser bousculer par cette génération qui monte et qui est généreuse. Les vocations sont là ! Les laïcs engagés sont là, ainsi que les responsables des manifs et les fondateurs des Veilleurs. L'année dernière, Madeleine Bazin de Jessey participait à notre séminaire. Cette année, elle revient comme intervenante. Les décideurs chrétiens de demain se préparent là. Ils assument un christianisme décomplexé, engagé, qui veut peser. Ils veulent reprendre la main et peser dans les débats. Bien sûr, je vois aussi leur impétuosité, leur ardeur, leur imprudence. Mais au lieu de leur dire ce qu'il faut faire, il faut peut-être se demander où souffle l'Esprit, comme dit le Concile, et essayer de comprendre les signes des temps. Ils ont besoin de pasteurs qui ne sont pas tièdes, qui savent parler à leur générosité et à leur désir de s'engager. Ils cherchent des pères et des chefs qui les font grandir, qui leur disent : « vas-y, sois vrai, forme-toi, n'aie pas peur. »

Mais, encore une fois, tous les catholiques ne partagent pas votre discours. Cet enthousiasme ne risque-t-il pas d'accentuer certains clivages ?

Non. D'abord parce que le discours de ces jeunes est celui du pape. La grande majorité des évêques français se sont engagés sur la même ligne. Cela ne veut pas dire qu'il faut ignorer ceux qui sont dans la périphérie. C'est le rôle des prêtres de faire la communion. Mais ce n'est pas en demandant aux jeunes catholiques de se brider ou de tenir un discours consensuel qu'on parle le mieux à la jeunesse. Le pape François n'est pas un pape de consensus. Il parle clair et il parle au cœur et à l'intelligence. Ne demandons pas à ces jeunes de se renier et de s'excuser de croire vraiment à ce qu'ils font et de s'engager au nom de leurs convictions parce que d'autres ne le font pas ou pataugent dans des incohérences. Qu'on ne leur reproche pas d'être aux avant-postes et d'y aller courageusement !

Vigésimo segundo Domingo del tiempo ordinario - Imitación de Cristo, tratado espiritual del siglo XV Libro II, cap. 12

"Que cargue con su cruz y me siga"

Si de buena voluntad llevas la cruz, ella te llevará, y guiará al fin deseado, adonde será el fin del padecer, aunque aquí no lo sea. Si contra tu voluntad la llevas, cargas y te la haces más pesada: y sin embargo conviene que sufras. Si desechas una cruz, sin duda hallarás otra, y puede ser que más grave. 

¿Piensas tu escapar de lo que ninguno de los mortales pudo? ¿Quién de los Santos fue en el mundo sin cruz y tribulación? Nuestro Señor Jesucristo por cierto, en cuanto vivió en este mundo, no estuvo una hora sin dolor de pasión. Porque convenía, dice, que Cristo padeciese, y resucitase de los muertos, y así entrase en su gloria (Lc 24,46s). Pues ¿cómo buscas tú otro camino sino este camino real, que es la vida de la santa cruz? […] 

Mas este tal así afligido de tantas maneras, no está sin el alivio de la consolación; porque siente el gran fruto que le crece con llevar su cruz. Porque cuando se sujeta a ella de su voluntad, toda la carga de la tribulación se convierte en confianza de la divina consolación. […] Esto no es virtud humana, sino gracia de Cristo, que tanto puede y hace en la carne flaca, que lo que naturalmente siempre aborrece y huye, lo acometa y acabe con fervor de espíritu. 

No es según la condición humana llevar la cruz, amar la cruz […]. Si miras a ti, no podrás por ti cosa alguna de éstas: mas si confías en Dios, El te enviará fortaleza del cielo, y hará que te estén sujetos el mundo y la carne. Y no temerás al diablo tu enemigo, si estuvieses armado de fe, y señalado con la cruz de Cristo.

HOMILÍA 31 DE AGOSTO DE 2014 ESCRITO POR P. ALFONSO GÁLVEZ ON 31 AGOSTO 2014.

http://www.alfonsogalvez.com/es/

Douzième dimanche après la Pentecôte (Rite Extraordinaire)


pentecote-12
Évangile selon saint Luc (10, 23-37)
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le dis ; bien des prophètes et des rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu ! » Et voici qu'un légiste se leva et lui dit pour l'embarrasser : « Maître, que dois-je faire pour avoir en partage la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Qu'y lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit ; et ton prochain comme toi-même. » - « Bien répondu, dit Jésus ; fais cela, et tu vivras. » Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba au milieu de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent, le laissant à demi mort. Un prêtre, d'aventure, descendait par ce chemin ; il le vit, prit l'autre côté de la route et passa. Pareillement un lévite, survenant en ce lieu, le vit, prit l'autre côté de la route et passa. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut touché de compassion. Il s'approcha, banda ses plaies, y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers et les donna à l'hôtelier, en disant : 'Aie soin de lui, et tout ce que tu auras dépensé en plus, c'est moi qui le paierai lors de mon retour.' Lequel de ces trois, à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands ? » - « C'est, répondit-il, celui qui a pratiqué la miséricorde à son égard. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Il y avait parmi les Juifs de ces grands parleurs, qui parcouraient toute la Judée, accusant Jésus-Christ, et lui reprochant d'enseigner que la loi de Moïse était inutile, et de répandre lui-même de nouvelles doctrines. Ce docteur de la loi, voulant surprendre le Sauveur, et l'amener à parler contre Moïse, vient pour le tenter, et il l'appelle « Maître », lui qui repoussait tout enseignement. Et comme le Seigneur avait coutume de parler de la vie éternelle à ceux qui venaient le trouver, ce docteur de la loi tient le même langage. Mais comme il le tentait dans un dessein perfide, le Sauveur ne lui répond que ce qui est écrit dans la loi de Moïse : « Jésus lui dit : Qu'y a-t-il d'écrit dans la loi ? Qu'y lisez-vous ? »
S. Cyrille
Si on nous demande comment on peut obtenir l'amour de Dieu, nous répondrons que l'amour de Dieu ne peut s'apprendre. Nous n'avons appris ni à nous réjouir de la présence de la lumière, ni à aimer la vie, nos parents, ou ceux qui nous ont nourris ; à plus forte raison l'amour de Dieu ne peut être l'objet d'un enseignement extérieur. Mais il y a en nous un sentiment intime déposé comme une semence au dedans de nous, et qui, par des motifs qui lui sont propres, nous porte à nous attacher à Dieu.
S. Basile
Déplorons d'abord le malheur de cet homme qui tombe entre les mains des voleurs, sans armes et sans défense, et qui, dans son imprévoyante témérité, choisit ce chemin où il ne pouvait échapper aux brigands qui l'infestaient ; car comment, sans armes, sans prévoyance, sans précaution, aurait-il pu se défendre contre ces voleurs qui fondent sur lui à main armée, et avec les intentions les plus meurtrières ? En effet, la méchanceté marche toujours, ayant pour armes les ruses, pour remparts la cruauté et les artifices, et prête à se livrer aux plus violents excès.
S. Jean Chrysostome
  Ce prêtre et ce lévite comme représentant les deux temps de la loi et des prophètes : le prêtre est la figure de la loi qui a institué le sacerdoce et les sacrifices ; le lévite représente les oracles des prophètes. Or, le genre humain ne put être guéri à aucune de ces deux époques, parce que la loi donne bien la connaissance du péché, mais ne le détruit pas. (Rm 3, 20 ; 8, 3).
S. Augustin (contre Pélage)
Le samaritain, en bandant les plaies de cet homme, figure la répression des péchés ; l'huile représente la douce consolation de l'espérance donnée par la miséricorde divine, qui nous obtient le bienfait de la réconciliation ; le vin, l'exhortation à une vie fervente dans l'Esprit saint.
S. Augustin (Quest. évang., 2, 19)
Cette hôtellerie, c'est l'Église qui reçoit tous ceux qui viennent fatigués des voies du monde, et accablés sous le poids de leurs péchés ; c'est là qu'après avoir déposé ce fardeau, le voyageur harassé se repose et reprend de nouvelles forces au festin salutaire qui lui est préparé. C'est ce qu'expriment ces paroles : « Et il prit soin de lui » ; car tout ce qui pouvait lui être contraire, nuisible ou mauvais, se trouve en dehors, tandis que cette hôtellerie offre un repos assuré et une sécurité complète.

S. Jean Chrysostome

SERMON DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ANCIEN TESTAMENT


« Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé »

Mon crime, dit David, moi, je le reconnais. Si moi, je reconnais, c'est donc à toi de fermer les yeux. Ne prétendons aucunement que notre vie est vertueuse et que nous sommes sans péché. Pour que notre vie mérite l'éloge, demandons pardon. Les hommes sans espérance, moins ils font attention à leurs propres péchés, plus ils sont curieux des péchés d'autrui. Ils ne cherchent pas ce qu'ils vont corriger, mais ce qu'ils vont critiquer. Et puisqu'ils ne peuvent pas s'excuser, ils sont prêts à accuser les autres. Ce n'est pas l'exemple de prière et de satisfaction envers Dieu que nous donne le psalmiste lorsqu'il dit : Car mon crime, moi, je le reconnais; et mon péché est toujours devant moi. Celui-là n'était pas attentif aux péchés d'autrui. Il invoquait son propre témoignage contre lui-même, il ne se flattait pas, mais il s'examinait, il descendait profondément en lui-même. Il ne se pardonnait pas et c'est justement pour cela qu'il pouvait demander sans impudence d'être pardonné.

Tu veux te réconcilier avec Dieu ? Apprends à te comporter de telle sorte que Dieu se réconcilie avec toi. Remarque ce qu'on lit dans le même psaume : Car, si tu avais voulu un sacrifice, je te l'aurais bien offert ; tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes. Tu n'auras donc pas de sacrifice ? Tu n'auras rien à offrir, tu n'auras aucune offrande pour te réconcilier avec Dieu ? Écoute la suite, et dis à ton tour : Le sacrifice pour Dieu, c'est un esprit brisé. Le cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprise pas. Après avoir rejeté ce que tu offrais, tu as trouvé quelque chose à offrir. Tu voulais offrir, comme tes pères, des animaux immolés, ce qu'on appelait des sacrifices. Si tu avais voulu un sacrifice, je t'en aurais bien offert. Ce n'est donc pas cela que tu cherches, et pourtant c'est un sacrifice que tu cherches.

Tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes, dit-il. Ainsi donc, parce que tu ne prendras pas plaisir aux holocaustes, tu resteras sans sacrifice ? Pas du tout ! Le sacrifice pour Dieu, c'est un esprit brisé ; le cœur brisé et humilié, Dieu ne le méprise pas. Tu possèdes de quoi offrir. N'inspecte pas un troupeau, n'arme pas des navires et ne franchis pas la mer jusqu'à des régions lointaines pour en rapporter des aromates. Cherche dans ton cœur ce qui peut plaire à Dieu. Il faut briser ton cœur. Ne crains pas qu'il en meure ! On te le dit ici:  O Dieu, crée en moi un cœur pur. Pour que soit créé un cœur pur, il faut briser le cœur impur.

Il faut nous déplaire à nous-mêmes quand nous péchons, parce que les péchés déplaisent à Dieu. Et puisque nous ne sommes pas sans péché, nous ressemblerons à Dieu au moins en ce que le péché nous déplaît, comme à lui. Pour une part tu seras uni à la volonté de Dieu, car ce qui te déplait en toi, c'est ce que déteste celui qui t'a crée.

من مواعظ القديس أغسطينس الأسقف



(العظة 23/ا 1- 4: CCL 41، 321- 323)

رحمنا الله برأفته

    طوبى لنا إن عمِلْنا بما نسمعُ وبما نُنشِدُ. فالسَّماعُ هو مِثلُ رَمْيِ البِذار، والعملُ هو ثمرُ البِذار. أردتُ بهذه المقدِّمةِ أن أنبِّهَ محبّتَكم، لئَلَّا تدخلوا الكنيسةَ عبثًا، فتسمعوا أمورًا كثيرةً صالحة، ثم لا تعملوا أعمالًا صالحةً بحسبِ ما سمِعْتُم. قالَ الرَّسول: " فَبِالنِّعمَةِ نِلْتُمُ الخَلاصَ بِفَضلِ الإيمَانِ. فَلَيسَ ذَلِكَ مِنكُم، بَل هُوَ هِبَةٌ مِنَ الله، وَلَيسَ مِنَ الأعمَالِ لِئَلَّا يَفتَخِرَ أحَدٌ" (أفسس 2: 8- 9). لم يَسبِقْ أن عِشْنا حياةً أُولَى صالحة، نظرَ إليها اللهُ من فوقُ فأحبَّها وقال: لنساعِدْ وَلْنؤيِّدْ هؤلاء النَّاسَ لأنَّهم يعيشون عِيشةً صالحة. بل لم تُرْضِهِ حياتُنا كلُّها. ساءَه كلُّ ما صنَعْنا. ولكن لم يَسُؤْهُ ما صنعَه هو فينا. فما صنَعْنَاه نحن قضى عليه، وما صنعَه هو خلَّصَه. 
     لم نكُنْ إذًا صالحِين. ومع ذلك رَحِمَنا اللهُ وأرسلَ ابنَه ليموتَ، لا من أجلِ الأبرارِ بل الأشرار، لا من أجلِ الصَّالحِين بل الخطأة. "مَاتَ المَسِيحُ مِن أجلِ قَومٍ كَافِرِينَ"  (روما 5: 6). وماذا إذًا؟ يتابعُ الرَّسولُ فيقول: "وَلا يَكَادُ  يمُوتُ أحَدٌ مِن أجلِ امرِئٍ بَارٍّ. وَرُبَّمَا جَرُؤَ أحَدٌ أن يَمُوتَ مِن أجلِ امرِئٍ صَالِحٍ" (روما 5: 7). قد يوجدُ مَن يموتُ من أجلِ امرئٍ صالحٍ. وأمّا من أجلِ الكافرِ، ومن أجلِ الشِّرِّير، ومن أجلِ الخاطئِ، مَن يريدُ أن يموتَ إلا المسيحُ وحدَه، هو  البارُّ، ليُبرِّرَ غيرَ البَارِّين.
    لم يكُنْ لنا إذاً، أيّها الإخوة، أيُّ عملٍ صالحٍ. بل كلُّ أعمالِنا كانَتْ شرًّا. ومع أنَّ أعمالَ الإنسانِ كانَت كذلك، لم يخذِلْنا اللهُ برحمتِه. فأرسلَ ابنَه ليَفدِيَنا، لا بالذَّهبِ والفضّةِ، بل بثمنِ دمِه المُراق، هو الحملُ البريءُ الذي سِيقَ إلى الذَّبحِ بدلَ الخِراف الذين تدنّسوا، بل كادوا يموتون. نِلْنا إذًا هذه النَّعمة. فَلْنَعِشْ بقوَّتِها كما يليقُ بها، لئلَّا نُعرِّضَ هذه النِّعمةَ الكبيرةَ للإهانة. طبيبٌ كبيٌر جاءَنا وغفرَ لنا جميعَ خطايانا. إن أرَدْنا أن نرجِعَ إلى المرضِ ثانيةً لن نُسِيءَ لأنفسِنا فقط، بل نكونُ غيرَ عارفِي الجميلِ تجاهَ الطَّبيبِ أيضًا.
    لِنَسِرْ إذًا في طرُقِه التي بيَّنَها لنا، ولا سيَّما في طريقِ التَّواضع. وقد صارَ هو  نفسُه لنا الطَّريقَ. بيَّنَ لنا طريقَ التَّواضعِ أوَّلاً بالتَّعليمِ ثمَّ بالعملِ إذ تحمَّلَ الآلام. هو الذي لا يقدرُ أن يموتَ، تواضعَ حتى يقدرَ أن يموتَ من أجلِنا. "الكَلِمَةُ صَارَ بَشَرًا فَسَكَنَ بَينَنَا" (يوحنا 1: 14). هو غيُر قابلِ الموتِ اتَّخذَ طبيعتَنا المائتةَ ليموتَ من أجلِنا، وليَقضيَ بموتِه على موتِنا.
    هذا ما صنعَه الرَّبُّ لنا. هذا ما منحَنا إيّاه. هو العظيمُ وضعَ نفسَه. تواضعَ فأُمِيتَ. ُأمِيتَ فقامَ وتمجَّدَ، حتى لا يُبقِيَنا نحن الموتى في مقرِّ الأموات، بل ليمجِّدَنا فيه بقيامةِ الموتى. وكان قد مجَّدَنا من قبلُ بالإيمان وبشَركِةِ الأبرار. أعطانا إذًا طريقَ التَّواضع. فإذا سلَكْناها اعترَفْنا بالله وأنشَدْنا له بحقٍّ: " نَحمَدُكَ يَا الله، نَحمَدُكَ بِالدُّعَاءِ إلَى اسمِكَ" (مزمور 74: 2).

De los sermones de san Agustín, obispo


(Sermón 23 A,1-4: CCL 41, 321-323)
EL SEÑOR SE HA COMPADECIDO DE NOSOTROS

Dichosos nosotros, si llevamos a la práctica lo que escuchamos y cantamos. Porque cuando escuchamos es como si sembráramos una semilla, y cuando ponemos en práctica lo que hemos oído es como si esta semilla fructificara. Empiezo diciendo esto, porque quisiera exhortaros a que no vengáis nunca a la iglesia de manera infructuosa, limitándoos sólo a escuchar lo que allí se dice, pero sin llevarlo a la práctica. Porque, como dice el Apóstol, estáis salvados por su gracia, pues no se debe a las obras, para que nadie pueda presumir. No ha precedido, en efecto, de parte nuestra una vida santa, cuyas acciones Dios haya podido admirar, diciendo por ello: "Vayamos al encuentro y premiemos a estos hombres, porque la santidad de su vida lo merece". A Dios le desagradaba nuestra vida, le desagradaban nuestras obras; le agradaba, en cambio, lo que él había realizado en nosotros. Por ello, en nosotros, condenó lo que nosotros habíamos realizado y salvó lo que él había obrado.
Nosotros, por tanto, no éramos buenos. Y, con todo, él se compadeció de nosotros y nos envió a su Hijo a fin de que muriera, no por los buenos, sino por los malos; no por los justos, sino por los impíos. Dice, en efecto, la Escritura: Cristo murió por los impíos. Y ¿qué se dice a continuación? Apenas habrá quien muera por un justo; por un hombre de bien tal vez se atrevería uno a morir. Es posible, en efecto, encontrar quizás alguno que se atreva a morir por un hombre de bien; pero por un inicuo, por un malhechor, por un pecador; ¿quién querrá entregar su vida, a no ser Cristo, que fue justo hasta tal punto que justificó incluso a los que eran injustos?
Ninguna obra buena habíamos realizado, hermanos míos; todas nuestras acciones eran malas. Pero, a pesar de ser malas las obras de los hombres, la misericordia de Dios no abandonó a los humanos. Y Dios envió a su Hijo para que nos rescatara, no con oro o plata, sino a precio de su sangre, la sangre de aquel Cordero sin mancha, llevado al matadero por el bien de los corderos manchados, si es que debe decirse simplemente manchados y no totalmente corrompidos. Tal ha sido, pues, la gracia que hemos recibido. Vivamos, por tanto, dignamente, ayudados por la gracia que hemos recibido y no hagamos injuria a la grandeza del don que nos ha sido dado. Un médico extraordinario ha venido hasta nosotros, y todos nuestros pecados han sido perdonados. Si volvemos a enfermar, no sólo nos dañaremos a nosotros mismos, sino que seremos además ingratos para con nuestro médico.
Sigamos, pues, las sendas que él nos indica e imitemos en particular, su humildad, aquella humildad por la que él se rebajó a sí mismo en provecho nuestro. Esta senda de humildad nos la ha enseñado él con sus palabras y, para darnos ejemplo, él mismo anduvo por ella, muriendo por nosotros. Para poder morir por nosotros, siendo como era inmortal, la Palabra se hizo carne y acampó entre nosotros. Así el que era inmortal se revistió de mortalidad para poder morir por nosotros y destruir nuestra muerte con su muerte.
Esto fue lo que hizo el Señor, éste el don que nos otorgó: Siendo grande, se humilló; humillado, quiso morir; habiendo muerto, resucitó y fue exaltado para que nosotros no quedáramos abandonados en el abismo, sino que fuéramos exaltados con él en la resurrección de los muertos, los que, ya desde ahora, hemos resucitado por la fe y por la confesión de su nombre. Nos dio y nos indicó, pues, la senda de la humildad. Si la seguimos, confesaremos al Señor y, con toda razón, le daremos gracias, diciendo: Te damos gracias, oh Dios, te damos gracias, invocando tu nombre.

From a sermon by Saint Augustine, bishop


(Sermo 23A, 1-4: CCL 41, 41, 321-323)

The Lord has had pity on us


Happy are we if we do the deeds of which we have heard and sung. Our hearing of them means having them planted in us, while our doing them shows that the seed has borne fruit. By saying this, I wish to caution you, dearly beloved, not to enter the Church fruitlessly, satisfied with mere hearing of such mighty blessings and failing to do good works. For we have been saved by his grace, says the Apostle, and not by our works, lest anyone may boast; for it is by his grace that we have been saved. It is not as if a good life of some sort came first, and that thereupon God showed his love and esteem for it from on high, saying: "Let us come to the aid of these men and assist them quickly because they are living a good life." No, our life was displeasing to him. He will, therefore, condemn what we have done but he will save what he himself has done in us.

We were not good, but God had pity on us and sent his Son to die, not for good men but for bad ones, not for the just but for the wicked. Yes, Christ died for the ungodly. Notice what is written next: One will hardly die for a righteous man, though perhaps for a good man one will dare even to die. Perhaps someone can be found who will dare to die for a good man; but for the unjust man, for the wicked one, the sinner, who would be willing to die except Christ alone who is so just that he justifies even the unjust?

And so, my brothers, we had no good works, for all our works were evil. Yet although men's actions were such, God in his mercy did not abandon men. He sent his Son to redeem us, not with gold or silver but at the price of his blood poured out for us. Christ, the spotless lamb, became the sacrificial victim, led to the slaughter for the sheep that were blemished—if indeed one can say that they were blemished and not entirely corrupt. Such is the grace we have received! Let us live so as to be worthy of that great grace, and not do injury to it. So mighty is the physician who has come to us that he has healed all our sins! If we choose to be sick once again, we will not only harm ourselves, but show ingratitude to the physician as well.

Let us then follow Christ's paths which he has revealed to us, above all the path of humility, which he himself became for us. He showed us that path by his precepts, and he himself followed it by his suffering on our behalf. In order to die for us—because as God he could not die—the Word became flesh and dwelt among us.The immortal One took on mortality that he might die for us, and by dying put to death our death. This is what the Lord did, this the gift he granted to us. The mighty one was brought low, the lowly one was slain, and after he was slain, he rose again and was exalted. For he did not intend to leave us dead in hell, but to exalt in himself at the resurrection of the dead those whom he had already exalted and made just by the faith and praise they gave him. Yes, he gave us the path of humility. If we keep to it we shall confess our belief in the Lord and have good reason to sing: We shall praise you, God, we shall praise you and call upon your name.

[AELF] Lectures du jour

Lectures de la messe

1ère lecture : Le prophète doit souffrir pour son Dieu ( Jr 20, 7-9 )


Lecture du livre de Jérémie

Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ; tu m'as fait subir ta puissance, et tu l'as emporté. À longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j'ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer : « Violence et pillage ! » À longueur de journée, la parole du Seigneur attire sur moi l'injure et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom. » Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être. Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.

Psaume : ( Ps 62, 2, 3-4, 5-6, 8-9 )


R/ Mon âme a soif de toi,
Seigneur, mon Dieu

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.
 

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
 
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !
 

Toute ma vie je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
 
Comme par un festin je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
 

Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
 
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.

2ème lecture : Le culte spirituel ( Rm 12, 1-2 )


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est là pour vous l'adoration véritable.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

Evangile : Le disciple du Christ doit souffrir avec son Maître ( Mt 16, 21-27 )


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Que le Père de notre Seigneur Jésus Christ illumine nos cœurs : qu'il nous fasse voir quelle espérance nous ouvre son appel. Alléluia. (cf. Ep 1, 17-18)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Pierre avait dit à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.   »
À partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.   »

31 août 2014
Dimanche, 22ème Semaine du Temps Ordinaire
vert 22ème dimanche du Temps Ordinaire

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samedi 30 août 2014

The Synod of Bishops and Divine Law by Roberto de Mattei

Editorial, September 2014

by Roberto de Mattei


Rosso Fiorentino
The Marriage of the Virgin
Basilica of San Lorenzo, Florence

The Synod of Bishops in October will discuss on the basis of Instrumentum laboris – "the worksheet" which summarizes the responses to the "preliminary questionnaire" received from the Bishop Conferences, ministries, and more in general - dioceses, parishes, movements, ecclesial associations,[all] consulted on the topic of marriage and the family. Besides the sociological slant which characterizes it, the document contains some disturbing passages. One of these is the implicit and often explicit devaluation of the idea of the natural law. In the Instrumentum laboris, in fact, we find this: "In a vast majority of responses and observations, the concept of natural law today turns out to be, in different cultural contexts, highly problematic, if not completely incomprehensible." (n.21) The solution suggested would be to abandon the concept and term of the natural law, or "to re-read" it in accessible language, with particular attention to the young being part as a direct interlocutor on these themes.


We seem to understand then, that since the Catholic world no longer comprehends the idea of the natural law, it might as well be shelved and substituted by something more suited to the current mentality.


This position appears even more surprising as all the recent Pontiffs had vigorously proclaimed the importance of the natural law.


Paul VI in his encyclical Humanae Vitae, of July 25, 1968, with regard to the moral doctrine of marriage, taught that this is "a teaching which is based on the natural law as illuminated and enriched by divine Revelation." (Humane Vitae, no. 4). Pope Montini referred to the natural law in order to reiterate that, according to the Church, "every marital act must of necessity retain its intrinsic relationship to the procreation of human life." (Humane Vitae, no.11).


In the encyclical Evangelium Vitae of March 25, 1995, John Paul II based the sacred value of human life (from its very beginning until its end) on the same law. In this important document, he affirms "every person sincerely open to truth and goodness can, by the light of reason and the hidden action of grace, come to recognize in the natural law written in the heart (cf. Rom 2:14-15) the sacred value of human life from its very beginning until its end" (no.2). In the encyclical, Veritatis Splendor, of the August 6, 1993,the Pope who has just been canonized, denounced the rejection of the natural law as the fruit of "a more or less obvious influence of currents of thought which end by detaching human freedom from its essential and constitutive relationship with the Truth." [It is] on the basis of such a law – he affirmed on February 6, 2004 – that a platform of shared values can be built, around which constructive dialogue is developed with all men of good will, and more in general, with secular society."


Also Benedict XVI frequently referred to the importance of this doctrine "there is an urgent need to reflect upon the question of natural law and to rediscover its truth" which "is common to all mankind." [...] "All legal systems, both internal and international, ultimately draw their legitimacy from their rooting in natural law, in the ethical message inscribed in human beings themselves. The natural law is, definitively, the only valid bulwark against the abuse of power and the deceits of ideological manipulation." (Discourse at the Pontifical Lateran University, February 12, 2007).


In a clear little volume dedicated to The Natural Law in The Doctrine of the Church (Consult Editrice, Rome, 2008), Cardinal Zenon Grocholewski, Prefect for the Congregation of Catholic Education, explained how the ordinary Magisterium, on the primary level of its infallible teaching, includes, alongside the deposit of the faith, whatever is connected to it, ergo, also the natural law. Therefore, the natural law which the Church is guardian of, enjoys infallibility. Not even the Pope, who exercises absolute authority inside the Church, can modify or render relative the Divine and Natural Law, which he has the duty to transmit, diffuse and defend. Those who are asking the Church to update Her morality i.e. putting cohabitating couples on a par with the family, are asking the Church to exercise an authority which She does not have.


Alongside the declarations of Pontiffs, the numerous interventions of the Congregation for the Doctrine of the Faith should be remembered and in particular the document, Considerations Regarding Proposals To Give Legal Recognition to Unions Between Homosexual Persons, of June 3, 2003, dedicated to restating the truth of marriage. The entire question is treated starting from the concept of natural morality. In this text from the Magisterium it is stated clearly that "there are absolutely no grounds for considering homosexual unions to be in any way similar or even remotely analogous to God's plan for marriage and family. Marriage is holy, while homosexual acts go against the natural moral law." (no.4).


The natural law is not a confessional truth, but in primis, a truth that belongs to universal right reason. It is in fact, an objective reality written in nature, not of this or that man, but in human nature itself considered as such, in its permanence and stability. In this sense it is not a law imposed from the outside, but, as Leo XIII in the Encyclical, Libertas, June 20, 1888, informs us, it is indelibly written, rather "engraved in the soul of every man". The difference between the natural law and any other positive law, is that the positive laws are elaborated by men, that is to say external, whereas the natural law belongs to the spiritual nature of man himself.


The main difficulty in the understanding of the natural law is in the fact that today the notion of nature [itself] has been lost. Pope Benedict XVI noted that the natural law has become "an almost incomprehensible word for many due to a no longer metaphysical concept of nature, but a merely empirical one." (Address, February 12, 2007). The natural law is not in fact the physical-biological law of human nature, but the moral and metaphysical order of creation, which man can discover through his reason.


All the Fathers and Doctors of the Church spoke about this law, defining it at times as the scintilla animae, the spark which enlightens conscience. St.Thomas Aquinas is the one who studied and summarized the concept best, defining it as "the participation of the eternal law in rational creatures." (Summa Theologiae, I-II, q. 91, a.2).


If the concept of the natural law is lost, we will be compelled to accept the theory of gender based on the denial of the very concept of human nature. Man is thought of as a purely material entity, modifiable at will, according to the needs and interests of the moment.


The natural law which comes down from God, is substituted by positive law imposed by pressures from political and mass-media groups. Instead of reflecting on the natural and Divine Law, laws and human behavior are adapting to the opinion of fluctuating and anti-Christian trends.


It is clear that on this issue, the discussion at the next Synod of Bishops will be very hot.


[Translation: Contributor Francesca Romana]

SERMON DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME SUR L'ÉVANGILE DE MATTHIEU


Discerner le Corps du Christ

Tu veux honorer le Corps du Christ ? Ne le méprise pas lorsqu'il est nu. Ne l'honore pas ici dans l'église, par des tissus de soie tandis que tu le laisses dehors souffrir du froid et du manque de vêtements. Car celui qui a dit : Ceci est mon corps, et qui l'a réalisé en le disant, c'est lui qui a dit : Vous m'avez vu avoir faim, et vous ne m'avez pas donné à manger, et aussi : Chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait. Ici le corps du Christ n'a pas besoin de vêtements, mais d'âmes pures ; là-bas il a besoin de beaucoup de sollicitude. 

Apprenons donc à vivre selon la sagesse et à honorer le Christ comme il le veut lui-même. Car l'hommage qui lui est le plus agréable est celui qu'il demande, non celui que nous-mêmes choisissons. Lorsque Pierre croyait l'honorer en l'empêchant de lui laver les pieds, ce n'était pas de l'honneur, mais tout le contraire. Toi aussi, honore-le de la manière prescrite par lui en donnant ta richesse aux pauvres. Car Dieu n'a pas besoin de vases d'or mais d'âmes qui soient en or.

Je ne vous dis pas cela pour vous empêcher de faire des donations religieuses, mais je soutiens qu'en même temps, et même auparavant, on doit faire l'aumône. Car Dieu accueille celles-là, mais bien davantage celle-ci. Car, par les donations, celui qui donne est le seul bénéficiaire mais, par l'aumône, le bénéficiaire est aussi celui qui reçoit. La donation est une occasion de vanité ; mais l'aumône n'est autre chose qu'un acte de bonté.

Quel avantage y a-t-il à ce que la table du Christ soit chargée de vases d'or, tandis que lui-même meurt de misère ? Commence par rassasier l'affamé et, avec ce qui te restera, tu orneras son autel. Tu fais une coupe en or, et tu ne donnes pas un verre d'eau fraîche ? Et à quoi bon revêtir la table du Christ de voiles d'or, si tu ne lui donnes pas la couverture qui lui est nécessaire ? Qu'y gagnes-tu ? Dis-moi donc : Si tu vois le Christ manquer de la nourriture indispensable, et que tu l'abandonnes pour recouvrir l'autel d'un revêtement précieux, est-ce qu'il va t'en savoir gré ? Est-ce qu'il ne va pas plutôt s'en indigner ? Ou encore, tu vois le Christ couvert de haillons, gelant de froid, tu négliges de lui donner un manteau, mais tu lui élèves des colonnes d'or dans l'église en disant que tu fais cela pour l'honorer. Ne va-t-il pas dire que tu te moques de lui, estimer que tu lui fais injure, et la pire des injures ? 

Pense qu'il s'agit aussi du Christ, lorsqu'il s'en va, errant, étranger, sans abri ; et toi, qui as omis de l'accueillir, tu embellis le pavé, les murs et les chapiteaux des colonnes, tu attaches les lampes par des chaînes d'argent ; mais lui, tu ne veux même pas voir qu'il est enchaîné dans une prison. Je ne dis pas cela pour t'empêcher de faire de telles générosités, mais je t'exhorte à les accompagner ou plutôt à les faire précéder par les autres actes de bienfaisance. Car personne n'a jamais été accusé pour avoir omis les premières, tandis que, pour avoir négligé les autres, on est menacé de la géhenne, du feu qui ne s'éteint pas, du supplice partagé avec les démons. Par conséquent, lorsque tu ornes l'église, n'oublie pas ton frère en détresse, car ce temple-là a plus de valeur que l'autre.

From a homily on Matthew by Saint John Chrysostom, bishop


(Hom. 50:3-4: PG 58, 508-509)

Do not adorn the church and ignore your afflicted brother

Do you want to honor Christ's body? Then do not scorn him in his nakedness, nor honor him here in the church with silken garments while neglecting him outside where he is cold and naked. For he who said: This is my body, and made it so by his words, also said: You saw me hungry and did not feed me, and inasmuch as you did not do it for one of these, the least of my brothers, you did not do it for me.What we do here in the church requires a pure heart, not special garments; what we do outside requires great dedication.

Let us learn, therefore to be men of wisdom and to honor Christ as he desires. For a person being honored finds greatest pleasure in the honor he desires, not in the honor we think best. Peter thought he was honoring Christ when he refused to let him wash his feet; but what Peter wanted was not truly an honor, quite the opposite! Give him the honor prescribed in his law by giving your riches to the poor. For God does not want golden vessels but golden hearts.

Now, in saying this I am not forbidding you to make such gifts; I am only demanding that along with such gifts and before them you give alms. He accepts the former, but he is much more pleased with the latter. In the former, only the giver profits; in the latter, the recipient does too. A gift to the Church may be taken as a form of ostentation, but an alms is pure kindness.

Of what use is it to weigh down Christ's table with golden cups, when he himself is dying of hunger? First, fill him when he is hungry; then use the means you have left to adorn his table. Will you have a golden cup made but not give a cup of water? What is the use of providing the table with cloths woven of gold thread, and not providing Christ himself with the clothes he needs? What profit is there in that? Tell me: If you were to see him lacking the necessary food but were to leave him in that state and merely surround his table with gold, would he be grateful to you or rather would he not be angry? What if you were to see him clad in worn-out rags and stiff from the cold, and were to forget about clothing him and instead were to set up golden columns for him, saying that you were doing it in his honor? Would he not think he was being mocked and greatly insulted?

Apply this also to Christ when he comes along the roads as a pilgrim, looking for shelter. You do not take him in as your guest, but you decorate floor and walls and the capitals of the pillars. You provide silver chains for the lamps, but you cannot bear even to look at him as he lies chained in prison. Once again, I am not forbidding you to supply these adornments; I am urging you to provide these other things as well, and indeed to provide them first. No one has ever been accused for not providing ornaments, but for those who neglect their neighbor a hell awaits with an inextinguishable fire and torment in the company of the demons. Do not, therefore, adorn the church and ignore your afflicted brother, for he is the most precious temple of all.

من مواعظ القديس يوحنا فم الذهب الأسقف في إنجيل القديس متى



(العظة 50، 3- 4: PG 58، 508- 509)

لا تزيِّنْ بيتَ الله وتحتقرَ أخاك المعذَّب.

    أتريدُ أن تكرِّمَ جسدَ الربِّ؟ لا تحتَقِرْهُ إذا رأَيْتَه عريانًا (في أحدِ إخوتِه الصِّغار). لا تكرِّمْه هنا (في الكنيسة) بثيابِ الحريرِ بينما تتركُه في الخارجِ معرَّضًا للبَردِ والعُريِ. لأنّ الذي قال: "هذا هو جسدي"، وأكَّدَ الكلامَ بالعمل، هو نفسُه قال أيضًا: "رأيْتُموني جائعًا ولم تُطعِموني" (ر. متى 25: 42). وقال: "ما لم تصنعوه لواحدٍ من هؤلاءِ الصّغارِ، فلي لم تَصنعوه" (ر. متى 25: 45). هنا ليس هو بحاجةٍ إلى ثياب، بل إلى نفوسٍ طاهرة. وأمَّا هناك فهو بحاجةٍ إلى عنايةٍ كبيرة.
    لنتعلَّمْ إذًا حكمةَ الحياة، وَلْنُكَرِّمْ المسيحَ كما يريدُ أن يكرَّمَ. لأنَّ الذي يكرَّمُ يجدُ التَّكريمَ عَذْبًا، إن كانَ هو التَّكريمَ الذي يبتغيه، لا التَّكريمَ الذي نراه نحن. ظنَّ بطرسُ أنَّه يكرِّمُ المسيحَ لمّا تمنَّعَ ولم يدَعْهُ يغسلُ قدَمَيْه. فالذي حسِبَه تكريمًا كانَ عكسَ ذلك. ولهذا كرِّمْهُ أنتَ بحسبِ الشَّريعةِ التي أوصَى بها، أي وزِّعْ أموالَك على المساكين. فليسَ اللهُ بحاجةٍ إلى آنيةٍ من ذهب، بل إلى نفوسٍ من ذهب.
    ولا أقولُ هذا لأمنعَك من تقديمِ التَّقادمِ لله. ولكن، مع هذه التَّقادمِ بل وقبلَها، أَطلُبُ أن تُعطَى الصَّدقاتُ. لأنّ الله يقبلُ تلك، ولكنَّ هذه أكثرُ قبولًا لديه. هناك المقدِّمُ وحدَه يستفيد، وأمّا هنا فيستفيدُ المعطي والمعطَى إليه. هناك تبدو التَّقدمةُ مناسَبةً للظُّهور، وأمّا هنا فهي صدقةٌ ورحمةٌ فقط.
    ما الفائدةُ، في الواقعِ، إنْ كانَتْ مائدةُ المسيحِ مغطَّاةً بآنيةِ الذَّهب، وكان هو يموتُ جوعًا؟ أشبِعْ أوّلًا الجائع، ثم زيِّنْ مذبحَه بما زادَ لدَيْك. أتصنعُ كأسًا من ذهبٍ، ولا تُعطي كأسَ ماء؟ وما الفائدةُ من تغطيةِ المذبحِ بالسَّتائرِ الموشَّاةِ بالذَّهبِ، ولا تُقدِّمَ له ما هو ضروريٌّ لسَتْرِ جسدِه؟ أيُّ ربحٍ تَجنِيه من ذلك؟  قُلْ لي: إن رأيْتَ أحدًا بحاجةٍ إلى الغِذاءِ الضَّروري، وترَكْتَه، وأحَطْتَ المذبحَ بالذَّهبِ الكثير، أيَرضَى اللهُ عنك؟ ألا يثورُ بالأحرى غضبُه عليك؟ وماذا لو رأَيْتَه مرتدِيًا ثيابًا بالية، يرتجفُ برْدًا، ولم تُعطِه ثيابًا، بل شيَّدْتَ له أعمدةً من ذهبٍ مُدَّعِيًا أنَّكَ تعملُ ذلك لتكريمِه؟ ألا يَرى هو أنَّكَ تسخرُ منه وأنّكَ توجِّهُ إليه أكبرَ الإهانات؟
    فكِّرْ أيضًا في المسيحِ، عندما يذهبُ مشرَّدًا تائهًا بلا مأوى،  وأنت لم تقبَلْه ضيفًا. ولكنَّك زيَّنْتَ البلاطَ والجدرانَ وتيجانَ الأعمدةِ، وعلَّقْتَ القناديلَ بسلاسلَ من فضَّة، وأنتَ لا تريدُ حتى أن تنظرَ إليه مقيَّدًا في السِّجن. لا أقول هذا لأمنعَك من القيامِ بكلِّ هذه الزِّينة، ولكن لتهتمَّ في الوقتِ نفسِه بتلك أيضًا. بل أحثُّكَ على إتمامِ تلك (أي الصَّدقة) قبل هذه. لم يُتَّهَمْ أحدٌ قط لأنَّه أهملَ هذه (أي زينةَ بيتِ الله). أمَّا مَن أهملَ تلك (أي الصَّدقة) فإنَّه يصيرُ إلى جَهنَّمَ، حيث يتحمَّلُ النَّارَ التي لا تُطفَأُ ويشاركُ الشَّياطينَ في عذابِهم. فلا تزيِّنْ بيتَ الله وتحتقرَ أخاك المعذَّبَ. لأنَّ هذا الهيكلَ أثمنُ من ذاكَ. 

الردة     متى 25: 35 و40؛ أمثال 19: 17

    لأنِّي جُعْتُ فَأطعَمتُمُونِي، وَعَطِشْتُ فَسَقَيتُمُونِي. وَكُنْتُ غَرِيبًا فَآوَيْتُمُونِي. الحَقَّ أقُولُ لَكُم: كُلَّمَا صَنَعْتُمْ شَيئًا مِن ذَلِكَ لِوَاحِدٍ مِن إخوَتِي هَؤُلاءِ الصِّغَارِ، فَلِي قَد صَنَعْتُمُوهُ.

    مَن يَرحَمْ الفَقِيرَ يُقرِضْ الرَّبَّ.

    الحَقَّ أقُولُ لَكُم: كُلَّمَا صَنَعْتُمْ شَيئًا مِن ذَلِكَ لِوَاحِدٍ مِن إخوَتِي هَؤُلاءِ الصِّغَارِ، فَلِي قَد صَنَعْتُمُوهُ.


De las homilías de san Juan Crisóstomo, obispo, sobre el evangelio de san Mateo


(Homilía 50, 3-4: PG 58, 508-509)
AL ADORNAR EL TEMPLO, NO DESPRECIES AL HERMANO NECESITADO

¿Deseas honrar el cuerpo de Cristo? No lo desprecies, pues, cuando lo contemples desnudo en los pobres, ni lo honres aquí, en el templo, con lienzos de seda, si al salir lo abandonas en su frío y desnudez. Porque el mismo que dijo: Esto es mi cuerpo; y con su palabra llevó a realidad lo que decía, afirmó también: Tuve hambre, y no me disteis de comer, y más adelante: Siempre que dejasteis de hacerlo a uno de estos pequeñuelos, a mi en persona lo dejasteis de hacer. El templo no necesita vestidos y lienzos, sino pureza de alma; los pobres, en cambio, necesitan que con sumo cuidado nos preocupemos de ellos.
Reflexionemos, pues, y honremos a Cristo con aquel mismo honor con que él desea ser honrado; pues, cuando se quiere honrar a alguien, debemos pensar en el honor que a él le agrada, no en el que a nosotros nos place. También Pedro pretendió honrar al Señor cuando no quería dejarse lavar los pies, pero lo que él quería impedir no era el honor que el Señor deseaba, sino todo lo contrario. Así tú debes tributar al Señor el honor que él mismo te indicó, distribuyendo tus riquezas a los pobres. Pues Dios no tiene ciertamente necesidad de vasos de oro, pero sí, en cambio, desea almas semejantes al oro.
No digo esto con objeto de prohibir la entrega de dones preciosos para los templos, pero sí que quiero afirmar que, junto con estos dones y aun por encima de ellos, debe pensarse en la caridad para con los pobres. Porque, si Dios acepta los dones para su templo, le agradan, con todo, mucho más las ofrendas que se dan a los pobres. En efecto, de la ofrenda hecha al templo sólo saca provecho quien la hizo; en cambio, de la limosna saca provecho tanto quien la hace como quien la recibe. El don dado para el templo puede ser motivo de vanagloria, la limosna, en cambio, sólo es signo de amor y de caridad.
¿De qué serviría adornar la mesa de Cristo con vasos de oro, si el mismo Cristo muere de hambre? Da primero de comer al hambriento, y luego, con lo que te sobre, adornarás la mesa de Cristo. ¿Quieres hacer ofrenda de vasos de oro y no eres capaz de dar un vaso de agua? Y, ¿de qué serviría recubrir el altar con lienzos bordados de oro, cuando niegas al mismo Señor el vestido necesario para cubrir su desnudez? ¿Qué ganas con ello? Dime si no: Si ves a un hambriento falto del alimento indispensable y, sin preocuparte de su hambre, lo llevas a contemplar una mesa adornada con vajilla de oro, ¿te dará las gracias de ello? ¿No se indignará más bien contigo? O, si, viéndolo vestido de andrajos y muerto de frío, sin acordarte de su desnudez, levantas en su honor monumentos de oro, afirmando que con esto pretendes honrarlo, ¿no pensará él que quieres burlarte de su indigencia con la más sarcástica de tus ironías?
Piensa, pues, que es esto lo que haces con Cristo, cuando lo contemplas errante, peregrino y sin techo y, sin recibirlo, te dedicas a adornar el pavimento, las paredes y las columnas del templo. Con cadenas de plata sujetas lámparas, y te niegas a visitarlo cuando él está encadenado en la cárcel. Con esto que estoy diciendo, no pretendo prohibir el uso de tales adornos, pero sí que quiero afirmar que es del todo necesario hacer lo uno sin descuidar lo otro; es más: os exhorto a que sintáis mayor preocupación por el hermano necesitado que por el adorno del templo. Nadie, en efecto, resultará condenado por omitir esto segundo, en cambio, los castigos del infierno, el fuego inextinguible y la compañía de los demonios están destinados para quienes descuiden lo primero. Por tanto, al adornar el templo procurad no despreciar al hermano necesitado, porque este templo es mucho más precioso que aquel otro.

Los Discípulos de Emaús (II)

Escrito por P. Alfonso Gálvez. Posted in Escritos del P. Alfonso

 

Y les dijo Jesús: ¿Qué discursos son estos que vais haciendo entre vosotros mientras camináis? Ellos se detuvieron entristecidos, y tomando la palabra uno de ellos por nombre Cleofás...

(Lc 24: 17--18)

 

Ellos se detuvieron entristecidos

Los caminantes de Emaús se detuvieron entristecidos ante la pregunta de aquel caminante desconocido. Estaban desanimados. Y todo porque las cosas no habían ocurrido como ellos las habían pensado:

... Lo de Jesús Nazareno, varón profeta, poderoso en obras y palabras ante Dios y ante todo el pueblo; cómo le entregaron los príncipes de los sacerdotes y nuestros magistrados para que fuese condenado a muerte y crucificado. Nosotros esperábamos...

En suma, que no habían comprendido aún el significado de la cruz. Ni habían entendido, por lo tanto, cuál es el camino por el que los hombres pueden conseguir la Perfecta Alegría. La cual va siempre de la mano del Amor, que a su vez supone siempre, si se trata del amor perfecto, la entrega a la persona amada, que en este caso es Dios. Pero en Cristo culmina esa entrega mediante su muerte en la Cruz, realizada en obediencia y amor total al Padre y a los hombres. Pero durante la marcha de peregrinación terrestre del hombre hacia la Patria del Cielo, no hay otro camino para él sino Cristo Jesús (Jn 14:6). Que es lo mismo que decir mediante la entrega de sí mismo y la participación en la cruz del Señor. Y no hay otro modo de encontrar la Alegría.

 La Alegría se aleja de los hombres cuando se buscan a sí mismos en vez de acogerse al verdadero Amor. Su lugar lo viene a ocupar la Tristeza. Los de Emaús no habían conocido los caminos de la verdadera Alegría, y de ahí su tristeza y su sentimiento de fracaso. Justamente lo que les ocurre a tantos hombres que piensan tal como ellos.

Pero existen dos clases de tristeza, con dos causas distintas que la determinan.

La primera se refiere a los hechos y situaciones que dan lugar a los acontecimientos desagradables de la vida: fracasos, trabajos, enfermedades, pérdida de los seres queridos... Una tristeza, en suma, que puede ser superada desde la fe; pues ya se sabe que el dolor cristiano es perfectamente compatible con la Alegría (Mt 5:5).

Pero la verdadera tristeza ---la que tendría que considerarse como la única y escribirse con mayúscula--- es la que nace del sentimiento de no ser santos y que supone la ausencia de Dios.

Es muy difícil hablar de esta última tristeza, la verdaderamente auténtica. Puesto que es un concepto negativo, habría que comprender primero lo que es el gozo causado por la presencia de Dios y lo que supone carecer de él. Algo así como lo que sucede con la ceguera, que solamente puede ser bien comprendida como desgracia por los que gozan de la vista. Lo peor de la tristeza es que ni siquiera se da a conocer en todo su contenido a los que la padecen; solamente los santos la entienden, que son precisamente los que se han librado de ella. Y de ahí que el mejor camino para conocerla es el de examinar la alegría de los santos. Solamente entonces, cuando nos damos cuenta de que nosotros no la poseemos, es cuando estamos en camino de vislumbrar en lo que consiste la tristeza.

La tristeza vive en los hombres una existencia propia de parásitos, al mismo tiempo que los corroe como la tiña. Les absorbe la savia de la Alegría, y hasta les hace creer que la angustia es la situación normal de la existencia humana.

Según San Pablo, el primero de los frutos del Espíritu Santo es la caridad y el segundo la alegría (Ga 5:22). De lo que se deduce que el amor y la alegría van íntimamente unidos, y como si la segunda fuera la consecuencia del primero. Y de ahí la consigna del Apóstol: Estad siempre alegres.[1]

¡Qué diferente sería todo si la predicación tuviera presentes las palabras del profeta Isaías: ¡Qué hermosos son sobre los montes los pies del mensajero que anuncia la paz, que trae la felicidad y anuncia la salvación![2] Pues la predicación cristiana es en realidad el anuncio de la Buena Nueva: No temáis; os traigo una buena nueva, una gran alegría, que es para todo el pueblo.[3]

Sin perjuicio de que se predican todas y cada una de las verdades que componen el Mensaje de Salvación ---cosa que no se hace---, el apóstol cristiano habría de tener presente que es el nuestro un mundo angustiado y temeroso que necesita, efectivamente, que le recuerden el castigo para quienes se apartan de Dios; pero que no necesita menos que le indiquen los caminos de la salvación y le hagan conocer la Alegría que contiene el Mensaje cristiano. Decía von Balthasar en uno de sus últimos libros que nada cambiarán los cristianos con respecto a las relaciones entre los hombres escribiendo sobre sus banderas ``Justicia Social'', en lugar de ``Imitación de Cristo'', tal como hacen hoy las Órdenes Religiosas; cuando en realidad tendrían que convertirse ellos mismos, como la única forma de transformar los corazones de quienes pueden cambiar las relaciones sociales.[4]

Pero es imposible hablar convincentemente de la Alegría sin estar alegre. Y es imposible estar alegre si no se conoce el verdadero Amor. Lo que requiere, a su vez, estar dispuesto a morir a uno mismo siguiendo las enseñanzas del Señor: Si guardáis mis enseñanzas permaneceréis en mi amor, como yo guardé los preceptos de mi Padre y permanezco en su amor. Esto os lo digo para que yo me goce en vosotros y vuestro gozo sea completo.[5]

 (Continuará)



[4] U. von Balthasar, Catholique, París, 1976, pag. 126.

[AELF] Lectures du jour

Lectures de la messe

1ère lecture : La sagesse de Dieu a choisi ce qui n'est rien aux yeux du monde ( 1 Co 1, 26-31 )


Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

Frères,
vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
Au contraire, ce qu'il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages ; ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s'enorgueillir devant Dieu.
C'est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes, dans le Christ Jésus, qui a été envoyé par lui pour être notre sagesse, pour être notre justice, notre sanctification, notre rédemption.
Ainsi, comme il est écrit : Celui qui veut s'enorgueillir, qu'il mette son orgueil dans le Seigneur.

Psaume : ( Ps 32, 12-13, 18-19, 20-21 )


R/ Bienheureux, le peuple de Dieu !

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
 
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.
 

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
 
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint.

Evangile : Discours sur la venue du Fils de l'homme : parabole des talents ( Mt 25, 14-30 )


Acclamation : Alléluia. Alléluia. Heureux qui se plaît dans ta loi, Seigneur : il donne du fruit en son temps. Alléluia. (cf. Ps 1, 2-3)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole :
« Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.

Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. — Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient.'
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents !'   »

30 août 2014
Samedi, 21ème Semaine du Temps Ordinaire
vert de la férie

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© AELF, Association Épiscopale Liturgique pour les Pays Francophones

vendredi 29 août 2014

HOMÉLIE DE S. BÈDE LE VÉNÉRABLE

Le saint précurseur de la naissance, de la prédication et de la mort du Seigneur a montré (au moment de sa mort) un courage digne d'attirer les regards de Dieu. Comme le dit l'Écriture : Aux yeux des hommes, il subissait un châtiment, mais par son espérance il avait déjà l'immortalité. Nous avons raison de célébrer avec joie la naissance au ciel de celui qui a rendu lui-même ce jour solennel par sa propre passion en l'illustrant par la pourpre de son sang ; et nous vénérons dans la joie spirituelle la mémoire de cet homme qui a scellé par le sceau de son martyre le témoignage qu'il rendait au Seigneur. 

Il n'y a en effet aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu'il précédait par son témoignage, et que c'est pour lui qu'il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c'est cependant pour le Christ qu'il est mort. Le Christ lui-même a dit, en effet : Je suis la vérité. Puisque c'est pour la vérité qu'il a répandu son sang, c'est donc bien pour le Christ. Jean avait témoigné en naissant que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher : en baptisant, qu'il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi souffrir. ~

Cet homme si grand parvint donc au terme de sa vie par l'effusion de son sang, après une longue et pénible captivité. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d'une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. ~ Par son propre sang est baptisé celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, d'entendre la voix du Père s'adresser au Christ, et de voir descendre sur lui la grâce du Saint-Esprit. Mais il n'était pas pénible à des hommes tels que lui, bien plus, il leur semblait léger et désirable d'endurer pour la vérité des tourments temporels qui laissaient entrevoir la récompense de joies éternelles. Préférant la mort qui de toute façon était naturellement inévitable, ils choisissaient de l'accepter en confessant le nom du Christ ; ils recevaient ainsi la palme de la vie éternelle. L'Apôtre l'a bien dit : Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. Et s'il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c'est parce que, comme il le dit ailleurs : Il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. 

من كتاب التفسير للقديس إيرونموس الكاهن في سفر يوئيل النبي



(PL 25، 967- 968)

ارجعوا إلي بكل قلوبكم

    "ارجِعُوا إلَيَّ بِكُلِّ قُلُوبِكُم" (يوئيل 2: 12). وتوبوا بالصَّومِ والبكاءِ والدّموع. فإذا صُمْتُم اليومَ شبِعْتُم غدًا. وإذا بكَيْتُم الآن ضحِكْتُم غدًا، وإذا نُحْتُم الآن وجدْتُم العَزاءَ غدًا. من العادةِ أن تمزِّقوا ثيابَكم في الأحزانِ والشَّدائد: هكذا صنعَ عظيمُ الأحبارِ، كما وردَ في الإنجيل، ليبيِّنَ جسامةَ التُّهمَةِ التي رآها في المخلِّصِ الرَّبِّ. وهكذا صنعَ بولسُ وبرنابا لمّا سِمَعا كلامَ التَّجديف. أمَّا أنا فأُوصِيكم ألا تمزِّقوا ثيابَكم أبدًا، بل قلوبَكم المملؤةَ بالخطايا: فهي كالوعاءِ من الجلدِ إذا امتلأ ولم يُمزَّقْ انفجرَ من ذاته. ارجِعوا إذًا إلى الرَّبِّ إلهِكم الذي أبعدَتْكم عنه خطاياكم السَّابقة. ولا تَيأسُوا من الغفران بسببِ عِظَمِ الآثام: فإنَّ الخطايا الكبيرةَ تمحوها الرَّحمةُ الكبيرة.
    "إنَّه حَنُونٌ رَحِيمٌ" (يوئيل 2: 13)، يُريدُ توبةَ الخاطئِ لا موتَه. إنَّه صبورٌ وكثيرُ الرَّحمة. وليس قليلَ الصَّبرِ مِثلَ الإنسان. بل يصبرُ علينا وقتًا طويلًا حتى نتوبَ. إنّه "طَوِيلُ الأنَاةِ، وَنَادِمٌ عَلَى الشَّرِّ" (يوئيل 2: 13). فإنْ تُبْنا عن خطايانا تابَ هو أيضًا علينا، ورجَعَ عن وعيدِه، ولم يُنفِّذْ الشَّرَّ الذي أنذرَنا به. وإنْ بدَّلْنا نحن من أنفسِنا بدَّلَ هو حكمَه علينا. والشَّرُّ المذكورُ هنا والذي كانَ يجبُ أن نتقبَّلَه (مقابلَ خطايانا)، ليس الشَّرَّ المناقضَ للفضيلة، بل هو ما قِيلَ فيه في مكانٍ آخَرَ من الكتابِ: " يَكفِي كلَّ يومٍ شرُّهُ". وأيضًا: "هل في المدينةِ شرٌّ لم يصنعْه الله؟"
    قالَ النَّبيُّ في ما سبقَ: "إنَّه حَنُونٌ رَحِيمٌ، طَوِيلُ الأنَاةِ كَثِيرُ الرَّحمَةِ، وَنَادِمٌ عَلَى الشَّرِّ" (يوئيل 2: 13). ولكن، لأنّ رحمةَ الله العظيمةَ قد تحمِلُنا على الإهمال، أضافَ النَّبيُّ وقال: "مَن يعرِفُ؟ لعلَّه يرجِعُ ويندَمُ ويُبقِي وراءَه بَرَكَة" (ر. يوئيل 2: 13- 14). يقولُ النَّبيُّ: أنا، بحسبِ ما أَرَى، أحثُّكم على التَّوبة. وأنا أعلمُ أنَّ الله رحيمٌ إلى أبعدِ حدودِ الرَّحمة، كما قالَ داودُ النَّبيّ: "ارحَمْنِي يَا الله بعَظِيمِ رَحمَتِكَ، وَبِكَثرَةِ رَأفَتِكَ امحُ مَعَاصِيَّ" (مزمور 50: 3). ولكنْ، بما أنَّنا لا نقدرُ أن نسبِرَ غَورَ غنى الله وحكمتِه وعلمِه، فإني أخفِّفُ من معنى كلامي، فأنا أتمنَّى أكثرَ ممّا أدَّعِي أو أؤَكِّدُ، أتمنَّى أن يَغفِرَ لنا ويَرحَمَنا. ولهذا أقول: "من يَعلمُ؟ لعلَّه يرجعُ ويغفرُ". وحين يقول: "مَن يَعلَم؟"، يجبُ أن نفهمَ أنَّ الأمرَ قد يكونُ مستحيلًا أو صعبًا جِدًّا.
    ثم قولُه: "تَقدِمَةً وَسَكِيبًا لِلرَّبِّ إلَهِنَا" (يوئيل 2: 14)، يَعنِي أنّه من واجبِنا أن نقرِّبَ القرابينَ لله، بعدَ أن يمنحَنا البركةَ ويغفرَ لنا خطايانا. 

الردة   ر. مزمور 23: 4؛ 2 قورنتس 6: 6؛ قولسي 2: 24؛ يوئيل 2: 13

    تُوبُوا إلى الله جميعًا، بقلبٍ نقيٍّ ونفسٍ طاهرة، وحبٍّ صادقٍ. لِيُمحَى صَكُّ خطاياكم. 

    مَزِّقُوا قُلُوبَكُم لا ثِيَابَكُم، وَارجِعُوا إلَى الرَّبِّ إلَهِكُم.

    لِيُمحَى صَكُّ خطاياكم.


From a homily by Saint Bede the Venerable, priest


(Hom. 23: CCL 122, 354, 356-357)

Precursor of Christ in birth and death


As forerunner of our Lord's birth, preaching and death, the blessed John showed in his struggle a goodness worthy of the sight of heaven. In the words of Scripture: Though in the sight of men he suffered torments, his hope is full of immortality. We justly commemorate the day of his birth with a joyful celebration, a day which he himself made festive for us through his suffering and which he adorned with the crimson splendor of his own blood. We do rightly revere his memory with joyful hearts, for he stamped with the seal of martyrdom the testimony which he delivered on behalf of our Lord.

There is no doubt that blessed John suffered imprisonment and chains as a witness to our Redeemer, whose forerunner he was, and gave his life for him. His persecutor had demanded not that he should deny Christ, but only that he should keep silent about the truth. Nevertheless, he died for Christ. Does Christ not say: I am the truth? Therefore, because John shed his blood for the truth, he surely died for Christ.

Through his birth, preaching and baptizing, he bore witness to the coming birth, preaching and baptism of Christ, and by his own suffering he showed that Christ also would suffer.

Such was the quality and strength of the man who accepted the end of this present life by shedding his blood after the long imprisonment. He preached the freedom of heavenly peace, yet was thrown into irons by ungodly men; he was locked away in the darkness of prison, though he came bearing witness to the Light of life and deserved to be called a bright and shining lamp by that Light itself, which is Christ. John was baptized in his own blood, though he had been privileged to baptize the Redeemer of the world, to hear the voice of the Father above him, and to see the grace of the Holy Spirit descending upon him. But to endure temporal agonies for the sake of the truth was not a heavy burden for such men as John; rather it was easily borne and even desirable, for he knew eternal joy would be his reward.

Since death was ever near at hand through the inescapable necessity of nature, such men considered it a blessing to embrace it and thus gain the reward of eternal life by acknowledging Christ's name. Hence the apostle Paul rightly says: You have been granted the privilege not only to believe in Christ but also to suffer for his sake. He tells us why it is Christ's gift that his chosen ones should suffer for him: The sufferings of this present time are not worthy to be compared with the glory that is to be revealed in us.